24/05/2026
Tu te sens fatiguée, épuisée. Tu donnes ton temps, ton énergie, ton attention à tout le
monde, tout le temps, même quand tu n’en as pas envie, même quand personne ne t’a rien demandé.
Mais toi, qui prend soin de toi ? Malgré tout ce que tu fais, tu te sens seule, blessée, peu ou pas considérée. Tu prends soin des autres, tu veilles à ce que tout le monde soit bien, soit heureux…
Tu crois que c’est qui tu es.
Mais ce n’est pas toujours de la générosité. C’est souvent une stratégie de survie.
Les conséquences mêmes d’un trauma qui te poussent à dire oui à tout, tout le temps, à
essayer de convenir, quelle que soit la situation. C’est ce qui fait que tu te retrouves souvent dans des relations toxiques, à te dévouer corps et âme, à te sacrifier pour l’autre
Parce que tu n’arrives pas à dire non, ni à l’entendre d’ailleurs. Pour toi, recevoir un refus,
autant qu’un compliment ou un cadeau, est difficile. Tu as appris à cacher ta satisfaction, ton estime de toi. Parce que tu ne te sens pas assez, ou que tu penses être trop, alors tu
continues à donner et à faire passer l’autre avant toi.
À t’effacer et à te rendre indispensable. Donner pour éviter le conflit, le rejet, l’abandon, et préserver la relation pour ne pas perdre le lien
Parce que ce sont toujours nos croyances qui créent nos expériences.
Notre personnalité crée ainsi notre réalité personnelle et donc relationnelle.
Une adaptation née d’expériences où, dans l’enfance, dire non, exprimer ses besoins ou poser ses limites n’était pas possible ou pas sécurisant. Enfant, on apprend à ne pas contrarier ses parents.
D’ailleurs, on ne dit pas non à une figure d’autorité. On apprend à répondre aux attentes, à
se conformer, pour garder le lien, la sécurité et surtout l’attention, ce qu’on va appeler
l’amour. Et pour cela on se contraint, on s’adapte.
Identifier l’impact de ces messages contraignants permet de comprendre ce qui se joue en nous et se répète dans nos vies, même à l’âge adulte.
S’émanciper de ses conditionnements socio-culturels et éducatifs, c’est retrouver la capacité à choisir ses contraintes.
Pouvoir dire non sans culpabilité et sans peur et recevoir avec joie. Être en lien sans
s’oublier. C’est naturellement se prioriser, remplir sa propre “carafe” et ne remplir celle de
l’autre seulement si nous en avons envie et que l’autre l’a demandé.
Faire enfin preuve de bienveillance et de compassion envers soi-même. Nourrir son corps, son âme et son esprit. Être à l’écoute de ses besoins, accueillir ses émotions et se valider soi-même est essentiel à son équilibre pour une vie apaisée.
C’est renaître à soi. Et oser exprimer pleinement son authenticité en toute sécurité.
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émotionnel et de la croissance post-traumatique.