10/07/2024
CHRONIQUE
ÉPISODE 4
S'aimer les uns et les autres
Nous ne sommes pas tous des Samaritains, des missionnaires de la charité, des bâtisseurs d’orphelinats, mais nous avons tous la capacité, à minima, à changer notre regard sur les autres, y compris sur ces petits bourreaux qui nous bouffent la vie au quotidien.
Quant aux grands tyrans qui nous persécutent, si nous avons échappé au piège du syndrome de Stockholm, celui du talion, de la vendetta ne nous épargne pas. Il est systémique. Parvenir à l’éviter relève du grand art, de l’œuvre sublime réalisée par une infime partie des humains. Nous sommes des handicapés du pardon. Avoir conscience de cette infirmité, c’est s’éveiller. Accepter que nous ne parvenons pas à endiguer notre soif de châtiment et l’accueillir comme un passage obligé est aussi le signe que nous sommes en conscience du bien et du mal. Mais avoir la bouche sèche en permanence, à en perdre la raison et son âme, n’aboutit qu’à son autodestruction.
Inutile de serrer dans ses bras les indélicats, les railleurs, les hommes de main, mais se libérer de notre hostilité exterminatrice en recourant au dialogue avec soi-même et ses frères ennemis nous transforme de l’intérieur, à défaut de changer le monde. Se réveiller en permanence en colère, épris de haine, ancre nos énergies dans une marée noire. Nous nous engluons de notre propre chef. Désirons-nous cela pour notre vie ? Briser ses chaînes rouillées permet d’instaurer la paix dans son cœur et l’on se sent tellement mieux. Notre corps émet de meilleures vibrations et ceux qui nous entourent le perçoivent. « Qu’est-ce que tu es lumineux ! » Plus nous serons nombreux à déposer les armes, plus un égrégore de bienveillance se formera. Il ne s’agit pas de courber l’échine, de capituler devant l’ombre, de faire acte de pleutrerie, mais d’être dans sa croissance personnelle, intime, en connexion avec son âme qui attend du bien de notre incarnation.
Résister face à l’ennemi sans pour autant le détester, car demain il sera potentiellement un ami. L'Histoire nous l'a souvent démontré.
Ce ne sont que des paroles de bisounours, angéliques qui entrent par une oreille avant de sortir immédiatement par l’autre. Réaction reptilienne. La peur fait le job et nous met le couteau entre les dents shuntant la lecture spirituelle de notre existence. S’aimer les uns et les autres passe par l’amour de soi, et suffisamment pour ne pas laisser s’infiltrer les émotions ravageuses dont nous sommes les premières victimes. La spiritualité, source de bien-être et de développement personnel.
Le mal que je te fais, je me le fais.
FIN et retrouvez toute la chronique sur :
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