22/08/2018
Bonsoir à tous, j' ai décidé de vous partagé une histoire qui donne à réfléchir sur notre mode de vie et alimentaire qui a pour répercussion encore et toujours notre , donc notre et notre !
Avis donc à celles et ceux qui veulent rester ou retrouver leur poids de forme !!
L' histoire est rédigée par Augustin de Livois
BONNE LECTURE................................................Nathalie 😉
C’est l’été.
Peut-être avez-vous traversé la France pendant les vacances pour vous rendre au bord de la mer par exemple ou à la montagne…
Si c’est le cas, vous avez du croiser des champs de blé.
Aux bords des champs, peut-être avez-vous repéré des coquelicots ? À moins que vous en ayez vu dans les champs de blé avant les moissons ?
C’était un paysage courant autrefois qui a largement inspiré les impressionnistes. Ils en ont tiré des tableaux magnifiques comme le fameux tableau de Claude Monet, Les Coquelicots, qui se trouve au musée d’Orsay.
C’est un paysage plus rare aujourd’hui. Car le coquelicot est considéré comme un nuisible par les agriculteurs qui font tout pour l’évincer.
Blé et coquelicot, une longue histoire d’amour
Pourtant, si le coquelicot et le blé s’associent, il y a une raison.
Le coquelicot est arrivé en Europe vers les 3000 ans avant J.C. depuis la Cappadoce (Turquie actuelle) et le Moyen-Orient, en même temps que… le blé.
Et depuis toujours, les deux plantes se trouvent associées dans les champs. Par quel phénomène?
Lorsqu’un épi de blé tombe au sol, tous ses grains se retrouvent les uns sur les autres.
C’est la course pour savoir lequel va germer en premier.
L’enjeu est de taille car le premier grain qui germe lâche à travers ses racines des molécules chimiques qui empêchent la pousse des autres grains de blé autour.
La substance est une protéine allélopathique. C’est un scientifique autrichien Hans Molish, spécialiste de la photosynthèse qui a le premier décrit ce phénomène du monde végétal.
Les plantes sont capables de produire des herbicides ciblés !
Ici, le blé tue le blé.
Mais d’autres plantes cherchent à éliminer les espèces voisines : c’est le cas de l’eucalyptus par exemple. Cette plante fait le vide autour d’elle en émettant des produits toxiques naturels.
Or chez le blé, ce phénomène produit un résultat inattendu : la protéine produite par le grain de blé germé réveille les coquelicots. Ils se mettent à pousser à côté des nouvelles pousses de blé.
Le coquelicot, un allié du blé
Il y a mieux dans cette histoire.
Dans le sol où pousse le blé se trouvent des champignons, les mycorhizes. Ils se nourrissent de la protéine allélopathique du grain de blé germé pour liquider ses semblables.
Mais ils disparaissent dès qu’ils l’ont absorbée.
À moins évidemment qu’il n’y ait des coquelicots ! Ces derniers aident les mycorhizes à rester. Or plus il y a de mycorhizes, mieux le blé pousse.
En d’autres termes, dans un cycle naturel de culture, le coquelicot aide le blé à repousser.
Il n’est donc pas surprenant que cette plante soit messicole, c’est à dire associée aux moissons.
Elle n’est pas la seule du reste à jouer ce rôle. Le bleuet, la matricaire, la nielle des blés mêlent aux épis blonds leurs couleurs vives.
C’est la joie des peintres et la détresse de l’agriculteur conventionnel.
Le coquelicot, une mauvaise herbe?
Faut-il éliminer les coquelicots?
Vous me direz que les agriculteurs sont déjà harassés de travail, qu’ils ont des surfaces gigantesques à moissonner et qu’il leur faut bien mettre en œuvre des systèmes efficaces pour tuer les nuisibles et améliorer leurs rendements.
À court terme peut-être.
Mais les sillons profonds, la monoculture et l’usage massif de pesticides tuent les sols.
Ce n’est pas nouveau.
À terme donc, les rendements des céréales sont voués à faiblir. Et on continuera à forcer la terre avec des engrais, des pesticides et des sillons profonds, jusqu’à ce qu’elle rende l’âme, qu’elle se désertifie.
Un reportage de France 2 explique très bien ce phénomène. Il s’appelle les Soigneurs de la terre et est disponible sur Youtube (1).
L’intérêt de ce documentaire est qu’il interroge les experts de l’INRA, un ancien ministre de l’agriculture, des agriculteurs. Ils sont unanimes : si le modèle ne change pas « on va dans le mur. »
Pour éviter ce phénomène, nous devons penser notre agriculture différemment.
Un autre modèle est possible même s’il demande du temps et du travail pour être mis en place.
Il est possible d’imaginer des fermes beaucoup plus petites. Dans ces fermes, on pratique la permaculture ou l’agroforesterie. Un bon exemple de ce type d’agriculture est la ferme de Sainte Marthe (2).
Le blé pourra s’associer au coquelicot. Ce sera bon pour le blé, ce sera bon pour les ruches dont les abeilles viendront butiner les fleurs rouges dont le pollen sera une source importante de protéines pour les pollinisateurs.
L’agriculteur, premier acteur de la santé !!!
Sources: (1)Soigneurs de terres, Youtube
(2)Ferme de Sainte Marthe