23/04/2026
Mais c'est tellement ça, on est tellement déconnectés de la nature humaine... Un sourire, un bonjour, de l'entraide fait plus que du bien autour de nous, mais ça dérange... Alors que c'est naturel et ça fait tellement du bien. 🥰Merci pour vos mots.
J’ai enfin vu le film Compostelle, de Yann Samuell, et j’ai beaucoup aimé.
Il montre le travail de l’association Seuil : un jeune « délinquant » part marcher sur le chemin de Compostelle avec une accompagnante.
Et les résultats sont là : 60 % d’entre eux rentrent de leur périple avec un projet de réinsertion solide.
Et pour moi, cela est lié à un ingrédient fondamental du chemin de Compostelle.
Ce n’est pas seulement le mouvement quotidien du corps, avec la marche (même si c’est un ingrédient clé).
Ce n’est pas non plus la nature.
Pour moi, cet ingrédient, c’est le lien, l’amour, la bienveillance.
Cette bienveillance qui circule au-delà de notre apparence, de notre métier, de notre âge, de notre milieu social.
Vous savez ce qui m’a le plus surprise en rentrant du chemin de Compostelle ? C’est de constater la déconnexion entre les êtres humains. Je me suis retrouvée dans le métro parisien et je me suis étonnée que les gens ne se sourient pas entre eux, qu’ils ne se souhaitent pas une bonne journée.
Sur le chemin de Compostelle, on se sourit, on se souhaite un beau chemin. Il y a une immense bienveillance. On ne laissera jamais un pèlerin au bord du chemin, dormir dehors, par exemple.
J’ai énormément reçu en quatre mois de marche : des nuits chez des personnes, des vêtements, des repas, des verres, mais aussi une écoute attentive, des massages, des compliments, des services, des trajets en voiture, de l’énergie pour avancer…
Cette entraide existe aussi dans nos quotidiens, bien sûr, mais il y a davantage de méfiance et de peur. On a la tête dans le guidon, on court dans des roues de hamster pour assurer notre survie.
J’avoue me sentir moi-même souvent obnubilée par la tâche suivante à accomplir dans ma journée. Bien souvent, je ne prends pas le temps de m’intéresser aux personnes que je croise.
Cette déconnexion entre les êtres humains, c’est ce qui crée, en partie, les dépressions et les burn-out. Nous avons besoin les uns des autres pour avancer.
Bien souvent, ce qui nous fait tenir, lorsqu’on est au fond du gouffre, ce sont nos parents, une amie chère à notre cœur, nos enfants, un thérapeute exceptionnel, nos frères et sœurs, un proche décédé qui veille sur nous.
Sur le chemin de Compostelle, je n’ai pas fait que des rencontres nourrissantes. Je me suis parfois sentie envahie et fatiguée, trop stimulée socialement.
Mais il y a eu quelques rencontres qui m’ont donné la force de continuer à avancer.
Ces rencontres, vous les retrouverez, pour certaines, dans mon film Chemins de Vie et mon livre Marcher vers son essentiel.
D’ailleurs, voir le film Compostelle m’a donnée encore plus envie de repartir marcher.
Un projet se prépare pour 2026…
Et vous, vous avez vu ce film? Vous l’avez apprécié ?