06/02/2026
Vendredi soir. La semaine se termine. Et avant de partir en week-end, je vous propose à nouveau de poser quelque chose.
Cette semaine, vous avez probablement dit oui plusieurs fois. À ce client qui a modifié sa demande. À cette réunion ajoutée dans votre agenda saturé. À ce proche qui comptait sur vous alors que vous aviez besoin de souffler. À ce collègue qui a délégué son urgence sur votre bureau.
Vous avez dit oui. Et à chaque fois, cette petite voix : "C'est juste une fois. Ça va aller."
Mais voici la question que je vous invite à vous poser avant de partir en week-end : cette semaine, combien de fois vous êtes-vous trahi ?
Combien de fois avez-vous dit oui en pensant non ? Combien de fois avez-vous fait passer le besoin de l'autre avant le vôtre alors que vous étiez déjà à bout ?
Ce n'est pas un reproche. C'est juste une invitation à voir.
Parce que ce que j'observe depuis des années, c'est que nous comptons méticuleusement tous les oui que nous donnons aux autres. Chaque fois où nous avons été disponibles, présents, serviables.
Mais nous ne comptons jamais les fois où nous nous sommes trahis. Ces moments où nous avons dit oui alors que notre corps nous disait de ralentir. Ces instants où nous avons ignoré nos limites pour répondre à l'attente de l'autre.
Lundi, je vous ai parlé de cette permission que vous ne vous donnez pas de dire non. Mercredi, je vous ai montré comment ces "petits oui" deviennent 260 micro-trahisons sur une année.
Aujourd'hui, je vous invite simplement à compter.
Pas pour vous juger. Juste pour voir. Pour prendre conscience. Pour mesurer combien de fois cette semaine vous avez choisi de vous adapter plutôt que de poser une limite.
Et si ce chiffre est plus élevé que vous l'imaginiez, ce n'est pas grave. Vous n'êtes pas seul.
Mais maintenant, vous le voyez. Et vous ne pouvez plus faire comme si vous ne le saviez pas.
Bon week-end. Reposez-vous. Vraiment. Sans culpabiliser. Sans vous trahir encore une fois.