17/01/2026
Je pensais que notre parcours PMA avait été le plus dur combat de notre vie.
Mais je ne savais pas encore ce qui m’attendait…
Avec le recul, je le comprends mieux aujourd’hui.
Comme si cette réalité tant attendue n’était pas encore totalement réelle.
Pendant 5ans, Il y a eu les échecs.
Les remises en question permanentes.
Les sacrifices financier
Les arrêts maladie qu’on ne voulait plus me donner et j’en passe…
Et puis, un jour…
tu es mère.
Une nouvelle personne.
Un nouveau rôle.
De nouvelles responsabilités.
Mon bébé allait bien.
Il dormait. Il mangeait. Il grandissait.
Et moi, je me répétais sans cesse : j’ai tout pour être heureuse.
Après tout ce parcours, je devais être heureuse, je n’avais pas le droit d’être mal après tout ça.
Mais mon état, lui, me lâchait.
Le manque de sommeil s’est installé doucement, puis brutalement.
Nuit après nuit.
Le corps épuisé. L’anxiété. L’esprit en alerte permanente.
Quand on ne dort plus, on ne vit plus, on survit.
La dépression est arrivée en silence, jour après jour, prenant de plus en plus de place.
Je tiens à le dire :
je n’en veux à aucun des professionnels qui ont croisé mon chemin. J’ai cette fâcheuse capacité à cacher quand ça ne va pas. À minimiser. À tenir. À faire bonne figure. Alors comment pouvait il deviner ?
Mais avec le recul, j’aurais peut-être eu besoin de plus de mains tendues.
De questions simples, humaines :
« Et vous, comment vous vous sentez ? »
« Est-ce que vous arrivez à dormir ? »
« Arrivez vous à vous reposer ?»
Ces phrases, je ne les ai jamais entendues.
Mon fils, lui aussi, a traversé ses propres difficultés.
La séparation compliquée.
Les troubles de l’oralité.
Et avec tout ça, ce sentiment de culpabilité bien sûr qui s’est accumulé en moi.
Aujourd’hui, je sais que rien n’est de ma faute.
Je sais que je me suis battue de toutes mes forces pour aller mieux. Chaque jour.
Que j’ai fait mon maximum pour mon fils,
ce fils que j’aime plus que tout.
Mais je sais aussi, avec beaucoup de lucidité, que mon état dans ses premiers mois de vie a pu lui laisser des traces,
des fragilités, des angoisses.
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