06/02/2026
Le 6 février, c’est l’occasion de répéter qu’il nous faut refuser le silence, l’indifférence !
Aujourd’hui, plus de 230 millions de filles et de femmes dans le monde vivent avec les conséquences des mutilations sexuelles féminines. Derrière ce chiffre vertigineux, il y a des corps mutilés, des douleurs chroniques, des traumatismes profonds, des vies entravées. Chaque année, plus de 4 millions de filles sont encore menacées, soit plus de 12 000 chaque jour.
Ce n’est pas une pratique du passé : c’est une violence actuelle, persistante, organisée : une violence systémique, sexiste, profondément injuste. Elles visent à contrôler le corps des filles et des femmes, à nier leur autonomie, à inscrire la domination dans la chair. Elles détruisent des vies, compromettent la santé, brisent des enfances et laissent des traumatismes durables — physiques, psychologiques, sociaux.
Aucune culture, aucune religion, aucune coutume ne peut les justifier. Contrairement aux idées reçues, cette violence n’est pas limitée à quelques régions du monde. Ces pratiques persistent, y compris là où elles sont interdites. Elles persistent faute de prévention, de protection, de moyens, de courage politique.
En 2026, alors que les connaissances existent, que les lois progressent et que les voix des survivantes se font entendre, continuer à détourner le regard est une forme de complicité. Mais partout, des résistances s’organisent. Des femmes survivantes brisent le tabou. Des militant·es, des professionnel·les de santé, des éducateur·rices, des associations luttent au quotidien. Des communautés choisissent le changement. C’est cette dynamique que nous devons soutenir, amplifier et protéger.
Mettre fin aux mutilations sexuelles féminines est possible.
Mais cela exige de la volonté, des moyens et une parole claire pour placer la lutte contre les mutilations sexuelles féminines au cœur des politiques publiques.