La ligne Imaginaire

La ligne Imaginaire Art-thérapeute & intarissable rêveuse dédiée à vous offrir un espace pour imaginer, inventer, guérir.

ICI, JE COUPE LE SON.Je fais une pause sur les réseaux, trois mois.À une époque où tout se fragmente et s'accélère, je c...
08/01/2026

ICI, JE COUPE LE SON.

Je fais une pause sur les réseaux, trois mois.

À une époque où tout se fragmente et s'accélère, je choisis de reprendre mon axe. Je ressens l'exigence physique de ralentir pour poser, une à une, les briques d'un territoire qui demande du silence et de la densité.
Je ne veux plus offrir mon attention à un système qui émiette nos pensées, récompense la vitesse, affame la profondeur, et nous apprend à survoler nos vies comme on scrolle un fil.

Je ne vous veux pas à la merci du flux.
Je ne me veux plus à la merci du flux.

Pendant les prochains mois, ma priorité sera ailleurs. J’ai besoin d’espace pour construire ce qui compte vraiment : la lettre hebdomadaire, le blog, et l’écosystème de la communauté qui ouvrira en mai. Un lieu pour écrire, tenir un fil, se relier, sans demander la permission à un algorithme.

Alors pendant ces trois mois, on se retrouve ailleurs :
➡️ dans ma lettre (c’est là que la correspondance commence)
➡️ et sur le blog (c’est là que je pose des textes qui restent)

Je ne disparais pas totalement d’ici. Je reviendrai de temps à autre ouvrir une lucarne sur le chantier, partager un outil, une phrase, une page, une avancée.

Si vous sentez vous aussi ce besoin de retrouver votre pleine présence face au vacarme du monde, je vous ai préparé un premier appui : “7 jours pour reprendre votre territoire intérieur par l’écriture”. Chaque jour, un levier différent : installer votre carnet, ouvrir une forme simple, écouter ce qui vient, relire vos mots autrement, traverser les blocages, garder le fil.

Le lien est dans ma bio.👇

Je vous invite à reprendre possession de votre territoire par un geste simple, physique et répété : l'écriture quotidienne. Et je vous donne rendez-vous dans ma lettre hebdomadaire qui vous propose des ressources choisies, et un fil pour nourrir votre pratique dans la durée.

À très vite, dans la lettre. 😊

Ici, on fait circuler du soutien.Hier, à la poste, une femme devant moi a laissé tomber son paquet de lettres. Sur le so...
06/01/2026

Ici, on fait circuler du soutien.

Hier, à la poste, une femme devant moi a laissé tomber son paquet de lettres. Sur le sol : des enveloppes, des feuilles, des timbres qui avaient décidé de reprendre leur liberté. À ce moment-là, j’ai senti sa gêne, son embarras : “à cause d’elle, tout était bloqué”. Je la voyais se débattre, se sentant soudain trop visible, trop lente, trop “en trop”. Elle s’est penchée en bredouillant des excuses, les joues rouges, la panique au bord de la voix.
Au même moment, quelqu’un a rattrapé une feuille qui voulait s’échapper, quelqu’un a remis les enveloppes dans le bon sens, une dame a sorti un rouleau de scotch de son sac, comme si c’était l’outil officiel de la tendresse publique. En deux minutes, tout était rassemblé.
Hier, à la poste, cette femme était un arbre et nous étions collectivement une fôret.
Oui, je sais qu’en lisant ces mots vous vous dîtes peut-être que je suis étrange, voire un peu barrée ou même franchement ésotérique !
Mais la forêt est fascinante, c’est un lieu qui nous rappelle jour après jour que la solidarité est ce qui sauvera chaque individu en plus de sauver notre humanité. Les arbres ont un comportement social, ils partagent leur nourriture avec des congénères et entretiennent des arbres d’espèces différentes.

Ils font cela parce qu’ils ont compris qu’à plusieurs la vie est plus facile, et pour maintenir cet idéal, la communauté d’arbre doit perdurer. Si chacun n’avait pour seul objectif que de prendre soin que de lui-même, la majorité des arbres mouraient avant l'âge adulte.

Cette expérience particulière m’a invitée à entrevoir ma présence au monde autrement.
Nous nous apprêtons à vivre des moments de notre histoire où nous aurons tous un choix à faire entre solidarité et protection individuelle, entre partage et protection, entre ouverture et rejet de l’autre, entre maîtrise et acceptation.
J’ose croire que nous serons très nombreux à faire le choix de la solidarité, du partage et de l’acceptation. j’ose croire que nous choisirons d’être collectivement une forêt.

A demain, même ligne.

Ici on reprends le tempsJe vous souhaite, pour 2026, du temps retrouvé.Du temps qui revient.Du temps qui vous ressemble....
05/01/2026

Ici on reprends le temps

Je vous souhaite, pour 2026, du temps retrouvé.
Du temps qui revient.
Du temps qui vous ressemble.

Et déjà, il s’enfuit.
Le temps file, se défile et se faufile.
Le temps passe, il repasse, il nous laisse en impasse.
Il enlace, se prélasse, puis disparaît quand tout s’entasse.

Alors je vous souhaite,
Un temps qui veille, en fidèle sentinelle.
Un temps d’ancrage au creux de la page.
Le temps précieux d’un geste silencieux.

Je vous souhaite de résister au temps pour prendre le vôtre.
Je vous souhaite de sentir le temps, celui qui s’étend.
Je vous souhaite le temps d’aimer, de vous émerveiller.

Le temps ça se prend, sans hésiter et fermement,
sans s’excuser, sans se justifier continuellement.
On a le droit de ralentir, de respirer, de revenir à soi.
On a le droit de se choisir, même quand tout le monde court droit.
On a le droit de garder sa minute, sa page, sa voix.

Je vous souhaite,
le temps rebelle d’une voix sentinelle.
Le temps palpable d’un pilier inexpugnable.
Le temps partagé d’un récit forgé.

Vous l’avez compris, pour cette année,
je vous souhaite plus que tout
le temps de vivre jusqu’à ce que votre âme s’enivre.

À demain, même endroit.



Demain est un jour singulier de l’année. Partout dans le monde, des millions de mains vont se saisir d’un stylo pour acc...
23/12/2025

Demain est un jour singulier de l’année.

Partout dans le monde, des millions de mains vont se saisir d’un stylo pour accomplir le même geste.
Sur un coin de table, entre deux paquets cadeaux, on cherche ses mots. On écrit à ceux qui comptent. On trace des "Je t'aime", des "Merci", des vœux d'espérance pour l'année qui vient.

Souvent, on le fait vite, on pense à la pile qui reste, mais si l'on s'arrête un instant pour observer, l'image est vertigineuse.
Imaginez cette immense toile qui se tisse en ce moment même. Des millions de phrases, chargées de tendresse et d'affection, qui s'apprêtent à voyager pour relier les cœurs.

L'écriture n'est plus seulement un refuge solitaire, elle devient le fil rouge qui recoud le monde. En écrivant ce petit mot, vous n'êtes pas seulement en train de remplir une carte, vous ajoutez votre point de lumière à cette constellation invisible. Vous faites circuler la joie.

Je vous souhaite de sentir, à chaque mot tracé, que vous brandissez votre lampion de lumière dans cette grande nuit qui nous relie.

Le deuil ne fait pas toujours de bruit. Il ne se manifeste pas toujours par des larmes ou des adieux solennels. Parfois,...
19/12/2025

Le deuil ne fait pas toujours de bruit. Il ne se manifeste pas toujours par des larmes ou des adieux solennels. Parfois, c’est juste quelque chose qui s’efface doucement, un rêve qui s’éloigne, un lien qui se dénoue, une époque qui se clôt.

Nous portons tous ces micro-pertes, ces absences logées dans les plis du quotidien. Et il est étrange de voir comme nous tentons souvent de passer à autre chose, de "faire avec", alors que tout en nous réclame de s'arrêter un instant.

L'écriture permet cela : ne pas réparer, mais reconnaître. Elle offre un lieu pour déposer ce qui n'est plus, sans chercher à combler le vide.

C’est dans cet espace que nous nous rencontrons vraiment : non pas dans nos réussites affichées, mais dans cette fragilité commune, dans cette toile invisible tissée par nos pertes partagées.

Reconnaître ce qui nous manque, c’est aussi, paradoxalement, se sentir vivant.

Nous entretenons souvent une vision romantique et faussée de la liberté. Nous imaginons qu'elle réside dans l'absence to...
16/12/2025

Nous entretenons souvent une vision romantique et faussée de la liberté. Nous imaginons qu'elle réside dans l'absence totale de contraintes, dans la page blanche infinie où tout serait possible. Pourtant, quiconque s'est déjà assis devant ce vide sait qu'il paralyse plus qu'il ne libère.

L'abondance de choix ne crée pas l'élan, elle crée le vertige et souvent, le silence. C'est un paradoxe étrange : nous avons besoin de murs pour pouvoir danser.

La contrainte n'est pas une punition, c'est un appui. Une contrainte agit comme le lit d’une rivière qui permet à l'eau de couler avec force sans se disperser dans les marais.
Le cadre (un temps limité, une forme imposée…) agit comme le lite d’une rivière en permettant à la créativité de jaillir.

C'est une leçon de vie que d’apprendre à composer avec ce qui est là, avec la limite, et découvrir que c'est précisément dans cet espace restreint que l'imagination devient nécessaire.

La liberté ne consiste pas à flotter dans le vide, mais à trouver son chemin à travers les obstacles.

On nous fait croire que prendre du temps pour soi est un luxe, voire une forme d'égoïsme.Dans un monde saturé qui glorif...
12/12/2025

On nous fait croire que prendre du temps pour soi est un luxe, voire une forme d'égoïsme.

Dans un monde saturé qui glorifie la vitesse et la productivité, s'arrêter pour écrire semble presque suspect, comme une erreur de parcours. Une petite voix nous murmure que nous devrions être "utiles", disponibles, performants.
Mais je crois profondément que préserver son intériorité est un acte politique.

Audre Lorde l'écrivait avec une justesse foudroyante : « Prendre soin de soi n’est pas de l’auto-indulgence, c’est de la préservation de soi, et c’est un acte de guerre politique. »

Chaque fois que nous ouvrons un carnet, nous refusons d'être réduits à une fonction. Nous reprenons le territoire qu'on nous confisque : celui de nos rêves, de nos silences, de notre rythme propre.
Écrire, c'est affirmer, sans bruit mais avec ténacité, que notre vie intérieure a de la valeur. C'est une résistance douce, mais inébranlable.

Il y a deux manières d’habiter une pièce. Certains la remplissent, occupent l'espace, créent le mouvement. D’autres en é...
09/12/2025

Il y a deux manières d’habiter une pièce. Certains la remplissent, occupent l'espace, créent le mouvement. D’autres en épousent les contours, observent la lumière, écoutent ce qui ne se dit pas. Pendant longtemps, j'ai cru que la seconde manière valait moins que la première. J'ai porté le costume de celle qui entraîne, qui parle haut, qui ne montre jamais aucun signe de fatigue. Je savais le faire. Mais j'ai senti, année après année, que ce rôle m'éloignait de mon centre de gravité.
J'ai découvert que j'avais besoin de silence. Non par faiblesse, mais par nécessité de densité.

Pour être vraiment là, j'ai d'abord besoin de me retirer.
L'écriture est, pour moi, un lieu de retrait actif. Un endroit où je peux être intense sans être spectaculaire, où je peux être dense sans faire de bruit.

Si vous aussi, vous avez l'impression de vivre en décalage dans un monde qui célèbre l'expansion permanente, rappelez-vous que votre voix n'a pas besoin d'être forte pour porter. Elle a juste besoin d'être vraie.

On pourrait croire qu’écrire est le geste le plus solitaire qui soit. Se retirer dans un lieu choisi, ouvrir un carnet, ...
05/12/2025

On pourrait croire qu’écrire est le geste le plus solitaire qui soit. Se retirer dans un lieu choisi, ouvrir un carnet, chercher ses mots. Pourtant, étonnamment, cette forme de solitude, au lieu de nous isoler, nous relie. Je pense souvent à vous, quand j’écris.

Je sais qu'à cet instant précis, ailleurs, dans une cuisine à l'aube ou un train bondé, d'autres mains tracent des lignes et déposent des mots.

Nous formons ainsi sans nous voir, un peuple silencieux. Un peuple dispersé mais uni par cette même nécessité de déposer un peu de soi sur le papier pour mieux habiter le monde. Cette pensée change la texture de ma propre solitude.

Elle me rappelle que nos doutes, nos ratures et nos élans ne sont pas des îlots perdus, mais des signaux envoyés dans la nuit. Nous tissons une toile invisible qui protège et élargit l'espace.

Écrire, au fond, c’est rejoindre ce peuple dispersé mais uni.

C’est étrange cette violence que l’on se fait parfois, à croire que pour changer, il faut tout briser. On s'imagine qu’u...
03/12/2025

C’est étrange cette violence que l’on se fait parfois, à croire que pour changer, il faut tout briser. On s'imagine qu’une vie bien vécue exige du fracas, des décisions radicales prises dans l’éclair d’un instant ou des sauts dans le vide sans savoir nager.
J’ai longtemps vécu ainsi, dans cette oscillation épuisante entre le tout et le rien, persuadée que seule l’intensité prouvait que j’étais vivante. Mais, je me trompais.
Il existe, je crois, une autre forme de courage, infiniment plus discrète : la fidélité. Non pas la discipline rigide qui nous dresse, mais cette manière humble de revenir, jour après jour, à ce qui nous soutient. Aristote disait que nous sommes ce que nous répétons.
J'ai fini par comprendre que la régularité n'est pas une cage, c'est une architecture, une maison intérieure que l'on bâtit en silence, brique après brique, un refuge qui tient debout quand tout le reste vacille. Ca ne flamboie pas et personne n’applaudit quelqu’un qui écrit à l’aube, mais c’est peut-être cela, reprendre le pouvoir sur sa vie : s'offrir une continuité.

🟣 Une écriture de lâcher-prise 🟣Dans un monde où l’on attend de nous clarté, maîtrise et performance, l’écriture automat...
24/11/2025

🟣 Une écriture de lâcher-prise 🟣

Dans un monde où l’on attend de nous clarté, maîtrise et performance, l’écriture automatique propose une rébellion douce en refusant l’ordre et la justification. Elle invite à se laisser surprendre par ce qui surgit quand le mental est mis de côté. Écrire automatiquement, c’est confier la plume à une part de soi plus vaste et plus silencieuse, celle qui se manifeste rarement à voix haute. Cette pratique peut faire émerger des phrases inattendues, des images surprenantes, parfois même une vérité qu’on n’aurait pas su formuler autrement. Ce n’est pas un message mystique, c’est simplement soi-même, autrement. Une part plus profonde, plus lucide, qui trouve enfin une brèche pour se dire.

➡ Mise en œuvre : comment pratiquer

Pour les surréalistes, pratiquer l’écriture automatique revenait à suspendre toute censure intérieure. André Breton parlait d’"automatisme psychique pur" : une manière de laisser la pensée s’écrire sans passer par le filtre du jugement, de la logique ou du style. Concrètement, il s’agissait de s’installer face à la page, dans un état proche de la rêverie, et d’écrire sans s’arrêter, aussi vite que possible, sans chercher à comprendre ni à corriger. Tout ce qui venait devait être accueilli : images, mots absurdes, associations improbables, fragments de mémoire ou de désir. L’enjeu n’était pas de produire un texte “beau”, mais d’ouvrir une brèche vers ce qui se cache sous la surface, l’inconscient, le spontané, le vivant.

👉 "Écrire chaque jour" – P105. Disponible sur Amazon ou sur Laligneimaginaire.fr - Lien dans la bio.



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