25/02/2026
« Abandonnée sur pied », s’était dit la psychanalyste en l’écoutant. Comme se trouve abandonné un enfant quand la colère, les mots blessants, l’incompréhension, les coups et la rancœur occupent dans la maison la place et le cœur des parents. Quel espace restait-il à l’enfant ? Aucun. Car c’est d’abord l’enfant en eux que les parents saccageaient.
Nous sommes faits de la texture des fantômes, ceux qui ont fait notre lignée et les autres, les rencontres de passages, les rêves, les possibilités, les rendez-vous manqués, les espoirs. Nos fantômes savent mieux que nous ce à quoi nous avons renoncé. Être baignée dans la guerre (« baignée » et non « élevée » car être élevée, en ce cas, suppose une élévation, un soutien, alors que dans cette enfance-là, la peur est partout maîtresse du jeu) signifie qu’on ne peut ni s’offrir dans l’amour ni se perdre, seulement tenter de garder le fragile territoire qu’on a arraché à la violence. »
Anne Dufourmantelle, « En cas d’amour - Psychopathologie de la vie amoureuse », Editions Payot & Rivages, Paris 2012, chapitre : L’amour la guerre
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Crédits photo : Fotios
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