06/02/2026
Aujourd’hui, je ne vais pas bien.
J’ai des nausées, alors que je ne fais pourtant pas de chimiothérapie. J’ai des maux de tête, des migraines, sans avoir de fièvre. Je me sens faible, épuisée, alors même que la chimio n’a pas repris.
Le temps me paraît interminable, alors que je ne suis même pas hospitalisée. J’ai cette sensation constante que je pourrais m’évanouir à tout moment : à chaque pas, à chaque geste, dès que je me lève. Sous la do**he, en me brossant les dents, en prenant mes médicaments, ou simplement en me couchant dans mon lit.
Chaque action me demande un effort immense. Je me sens tellement mal.
Et pourtant, je ne peux toujours pas reprendre la chimiothérapie, car ma prise de sang n’est pas bonne. Tout cela me paraît horrible, incompréhensible… et pourtant bien réel.
Mon premier protocole de chimiothérapie a détruit mon corps à petit feu. Cette nouvelle chimio me fatigue davantage sur la durée que dans les jours qui suivent l’administration. Juste après la chimio, ça allait. Mais aujourd’hui, un mois et demi plus t**d, je suis épuisée comme jamais.
Je suis cernée, d’une pâleur extrême. Je ne me reconnais plus. J’ai l’impression de ressembler à un monstre, à un zombie, à un cadavre, tant je suis blanche et vidée de toute énergie.
Par moments, tout cela ressemble à une impression de déjà-vu. Et en réalité, ce n’est pas qu’une impression : c’est réel. Tout ça, je l’ai déjà vu, déjà enduré, déjà vécu, déjà combattu.
Pourtant, je tiens bon. Même lorsque le moral est au plus bas. Même quand je me dis que jamais je n’arriverai à combattre ce foutu cancer qui ne cesse de grandir en moi, jour après jour.