20/12/2025
Le protocole AIP et les victuailles de fin d’année : un sacré challenge !
Beaucoup d’entre nous s’interrogent sur la période propice pour s’engager sur la voie du protocole AIP. Si la gageure d’une santé retrouvée après des mois voire des années de troubles divers et variés ou de souffrances avérées pousserait quiconque à débuter le protocole le plus prestement possible, il est des moments précieux dans l’année où nos us et coutumes nous invitent à plus de libertés culinaires et gustatives.
Dans l’imaginaire collectif, impossible de renvoyer dans nos placards une belle ganache au chocolat ou de refuser d’entendre deux verres d’un bon vin choqués l’un contre l’autre au moment de Noël !
Aussi, tant qu’il est possible, nous invitons, tout un chacun, suivant son état de santé, sa personnalité et sa motivation à entamer ce voyage vers le mieux-être après cet espace de convivialité et de partage que nous offrent les fêtes de fin d’année.
Toutefois, pour les plus courageux, les plus souffrants ou ceux, tout simplement, engagés dans le protocole depuis quelques semaines, il est bon d’avoir quelques petites astuces pour traverser cette période et toutes ses tentations le plus sereinement possible.
Comme nous l’avons déjà évoqué, manger AIP ne signifie pas renoncer à tous les plaisirs de la table pour toujours, bien au contraire. Il faut tout simplement faire preuve d’un peu d’ingéniosité et de créativité pour s’approprier une cuisine festive revisitée en redonnant aux produits qui habillent nos tables de fêtes leurs lettres de noblesse façon AIP.
Si la phase d’élimination peut s’apparenter à un chemin ardu et tortueux pour certaines personnes, il n’en demeure pas moins que la clé de la réussite réside dans notre capacité d’adaptation. En effet, la gastronomie française, blason séculaire des traditions culinaires, nous offre pléthore de mets plus raffinés et délicats les uns que les autres. Aussi, il paraît difficile de s’adapter au milieu de ce déferlement de saveurs épicées, de sucres tout azimut et d’invitations arrosées. Pourtant, plusieurs produits de substitution existent dans nos épiceries pour ravir nos papilles.
Alors, voici quelques astuces pour réécrire l’aventure de Noël sereinement.
Les conseils
-apprendre à retravailler le produit brut : cuisiner ou apprendre à cuisiner est la pierre angulaire du protocole : interdiction formelle, ici, de songer à la dinde farcie du traiteur ou à la bûche de la meilleure pâtisserie de la ville. Alors comment faire pour éviter que la farce ne contienne du gluten ou des œufs ou que notre dessert favori ne se transforme pas en véritable bombe atomique dans notre estomac. Le secret réside dans la substitution. Pourquoi utiliser du pain et des œufs avec de la chair à saucisses alors que des lardons mixés avec des champignons feront très bien l’affaire ? Pour le dessert, une bûche de fruits fera très bien l’illusion.
-sortir de table avec une petite faim : traditionnellement, les réveillons de Noël sont souvent l’occasion de repas trop copieux. Okinawa
-recevoir plutôt que d’être invité : pour éviter d’être le vilain petit canard de la soirée ou le fauteur de troubles qui ne peut rien manger, rien de mieux que de prendre les choses en mains et être aux manettes de votre repas des fêtes de A à Z. Vous verrez que vos convives seront surpris par vos mets raffinés et en bonus, anti-inflammatoires. Exit les traditionnelles crises de foie des lendemains.
Satisfaire les palais les plus fins …
Au-delà des excès de la société de consommation qui ont, quelque peu, galvaudé, l’esprit de Noël, il n’en demeure pas moins que c’est une période qui demeure propice à toutes les fantaisies et aux joies d’un bon repas en famille.
Une idée de menu de réveillon anti-inflammatoire en trois déclinaisons...
Entrée : Brochette de la mer
Plat : Chapon rôti et sa poêlée de champignons
Dessert : Farandole de fruits au nappage exotique
Un très Joyeux Noël à tous et en pleine santé.