13/05/2026
Pour ceux qui veulent comprendre ce qui se passe physiologiquement pendant un jeûne prolongé :
Après 24 à 36h sans apport alimentaire, les réserves de glycogène hépatique diminuent fortement. Le corps commence alors à basculer vers la cétose : il utilise davantage les graisses comme carburant et produit des corps cétoniques, notamment le bêta-hydroxybutyrate, que le cerveau peut utiliser comme source d’énergie.
C’est souvent là qu’apparaît cette clarté mentale particulière.
Le jeûne stimule aussi l’autophagie, un processus cellulaire mis en lumière par Yoshinori Ohsumi, Prix Nobel de médecine 2016. En simplifiant : les cellules recyclent une partie de leurs composants abîmés ou dysfonctionnels.
La voie mTOR, associée à la croissance et à l’anabolisme, baisse. L’AMPK, liée à l’adaptation énergétique et à la réparation, prend davantage le relais. Le corps passe d’un mode “construction/digestion” à un mode “économie/régulation/réparation”.
Sur le plan digestif, l’absence de repas permet aussi au complexe migrant moteur de fonctionner plus librement : cette onde de nettoyage du tube digestif s’active surtout à distance des repas, quand l’estomac est vide depuis plusieurs heures.
Et la reprise alimentaire est aussi importante que le jeûne lui-même.
J’ai repris avec :
— jus betterave, curcuma, gingembre, carotte, pomme, citron
— tisane ortie piquante + verveine
— smoothie banane, fraise, myrtille
Objectif : minéraux, douceur digestive, antioxydants, goût, réhydratation, stimulation progressive du feu digestif.
⚠️ Un jeûne prolongé n’est pas une performance. Il se prépare, s’encadre et ne convient pas à tout le monde : troubles alimentaires, sous-poids, diabète, grossesse, traitements lourds, antécédents médicaux, fragilité physique ou psychique.
Le jeûne intermittent est déjà puissant.
Le jeûne prolongé, lui, demande une vraie intelligence du corps.