28/02/2026
Objet : Préavis de grève de 0 h à 24 h pour la journée du dimanche 8 mars 2026 pour l’ensemble des agent-es et des cadres de la Ville de Lyon et du CCAS.
Monsieur le Maire,
Dans quelque jour aura lieu la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2026. A cette occasion, notre
organisation syndicale exige des actes à la hauteur pour faire face à un contexte international et national dramatique.
Ce dernier est teinté de plus en plus par les idées d’extrême droite, conservatrice et masculiniste comme le démontre le dernier rapport du Haut Conseil à l’Égalité.
La France a fait le choix de privilégier un budget de guerre au détriment des besoins de la population. Les PLF/PLFSS ont été passés en force à coup de 49.3 malgré des illusions démocratiques entretenues par le Premier ministre. Les mesures contenues dans ces budgets s’inscrivent dans une longue série de mesures d’austérité et de destruction des
conquis des agent∙es et salarié∙es de la Fonction publique. 2,7 milliards d’euros supplémentaires ont été supprimés
du budget des collectivités territoriales et un nouveau gel du point d’indice a été instauré, additionné à des mesures impactant la santé des personnels : maintien de la journée de carence, 10 % en moins de rémunération en CMO, y compris pour les femmes enceintes.
A la ville de Lyon, les femmes composent 63,5 % de l’effectif et sont les premières touchées par les inégalités salariales (9%). Elles sont les premières impactées par les contrats courts, les temps partiels imposés, donc la précarité. Elles se confrontent au plafond de verre régulièrement au cours de leur carrière, ce qui ne leur permet pas une évolution égale à celle des hommes.
Pour ces raisons, entre autre, la CGT ville de Lyon dépose un préavis de grève pour le 8 mars 2026 de 0H à 24H.
Nous revendiquons pour les agentes de la ville de Lyon :
Une revalorisation salariale de tous les métiers à prédominance féminine pour qu’enfin le principe « un salaire égal pour un travail de valeur égale » s’applique.
La fin des systèmes opaques des rémunérations et des primes qui pénalisent d’avantage les femmes.
La formation de tous les agents à commencer par les encadrant-es, à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
La fin des temps partiels subis.
L’arrêt des vacations et la proposition de contrats ou des postes de titulaire à tou-tes les vacataires
l’aide aux victimes de violences familiales par l’octroi de droits nouveaux dans le cadre du travail (congés spécifiques, aide au relogement…).
La journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2026, ne sera pas le combat d’un jour, mais le jour de tous
les combats pour la paix, l’égalité et la Fonction publique garante de ses valeurs et principes.✊✊✊