19/02/2026
Est-ce qu’on PEUT être heureux quand tout va mal ?
Si on a un peu de conscience et de compassion, compliqué… Drames, catastrophes et horreurs dont les médias nous submergent n’incitent pas vraiment à un bonheur pétulant.
On ne peut donc être heureux que si on ferme les yeux ? Si on fait comme si de rien n’était ? Ou si on passe en mode mega égoïste qui se tamponne royalement de ce qui se passe au-delà de chez soi ?
Pas simple…
Est-ce qu’on a LE DROIT d’être heureux quand tout va mal ?
Est-il juste d’aller bien si tant d’êtres qui ne font rien de mal, vont si mal ?
Est-ce que ça ne revient pas à être dans un déni bien dégueu ?
Tout ça m’a longtemps plombée.
Aujourd’hui, ma réponse à moi, qui m’aide tant et que je vous partage en espérant qu’elle vous inspire, est proche de celle du grand Gilles Deleuze :
Le pouvoir a besoin de tristesse
parce qu’il peut la dominer.
La joie, par conséquent, est résistance.
Parce qu’elle n’abandonne pas.
(…)
Si nous sommes tristes, nous sommes vidés d’énergie. Envie d’agir s’envolée. Éteints.
Si s’y ajoutent peur et/ou culpabilité, la passivité s’invite.
Autoroute vers la soumission : nous sommes dans l’état le plus approprié pour… ne rien faire, rien contester, rien proposer.
Alors, le travail de sape pour maintenir un odieux ordre établi, toujours plus au service des très riches peut continuer sans être inquiété.
Nous (nous) laissons faire. Et acceptons le moche monde tel qu’il est sans avoir de velléité de le changer.
Impuissance programmée…
Alors que si nous sommes heureux, lumineux, joyeux, nous sommes pleinement dans notre énergie de vie.
La vie, c’est le mouvement.
Dont la joie est l’élan.
Notre physiologie suit, nous nous sentons remplis de cette énergie qui nous vivifie.
Donc la joie est une résilience, mais aussi une résistance !
Qui évite de « les » laisser gagner.
Perso, j’aime BEAUCOUP cette idée.
C’est ce que je me dis et me redis quand s’insinue découragement et envie de tout laisser tomber.
Parce que clairement, je NE VEUX PAS « les » laisser gagner.
Je veux un monde meilleur.
Et si pour y arriver, j’ai à bo**er sur mon bonheur, joie et allégresse en fait !
Vous, vous en pensez quoi ?