15/04/2026
🔎 Crise de l’Ostéopathie : regarder la réalité en face pour réagir.
🛤️Dans la continuité de sa communication, le Registre poursuit son travail d’alerte, avec lucidité, responsabilité et honnêteté. Il n’est jamais agréable de regarder la réalité en face. Pourtant, aujourd’hui, des réformes s’imposent.
🤕Les ostéopathes sont victimes de leur succès — et de l’attractivité de leur filière. Trop de personnes souhaitent devenir ostéopathes et, en l’absence de régulation suffisante, trop nombreuses sont celles qui le deviennent.
📈 Cette dynamique démographique, tendant vers une croissance continue, conduit à une régulation brutale par les seules lois du marché.
Les conséquences sont déjà visibles :
*une forte inégalité de revenus au sein de la profession ;
*une précarisation persistante, touchant près de 25 % des ostéopathes ;
*une baisse du pouvoir d’achat ressentie largement sur le terrain, dans un contexte de tension économique croissante.
🌊 Chaque année, près de 2 000 nouveaux ostéopathes entrent sur le marché : un volume aujourd’hui difficilement soutenable.
⚠️ Autre signal préoccupant : un nombre important de confrères s’installe durablement sous le régime de l’auto-entreprise, alors même que ce statut devait initialement constituer une phase transitoire.
❓Cela pose une question majeure : celle de la pérennité économique et de la protection sociale des professionnels — et en particulier des consœurs, souvent plus exposées aux fragilités de ce modèle.
‼️À terme, une profession paupérisée, insuffisamment protégée socialement, constitue une véritable bombe à retardement :
*risque accru de basculement vers les minima sociaux ;
*fragilisation globale de l’exercice libéral ;
et, à moyen terme, menace de défaillances économiques massives.
🚨 Nous craignons l’émergence d’une crise de faillites dans les prochaines années.
Il est encore temps d’agir. Mais cela suppose de sortir du déni et d’ouvrir collectivement le chantier des réformes.