SML - Syndicat des Médecins Libéraux

SML - Syndicat des Médecins Libéraux Le SML, Syndicat des médecins libéraux de France, est le syndicat représentatif des médecins gé

Le SML, Syndicat des médecins libéraux de France, est le syndicat représentatif des médecins généralistes et spécialistes libéraux.

05/02/2026

Financement des soins : stop aux soldes.

Dans nos cabinets, les modes d’exercice sont variés.
Certains médecins travaillent seuls et assurent eux-mêmes l’entretien de leur cabinet.
D’autres emploient une assistante, font appel à des services de ménage, investissent dans du matériel et des consommables.

👉 Mais une réalité est commune à tous : l’exercice de la médecine a un coût.
Local professionnel, consommables, personnel du cabinet, assurances, charges fixes…
Aujourd’hui, ces dépenses représentent entre 50 et 70 % du tarif de l’acte médical, une part qui augmente avec l’inflation.

Dans le même temps, les tarifs des actes médicaux en France figurent parmi les plus bas d’Europe.
Et le financement des soins n’a pas suivi l’évolution de nos charges et de nos besoins ces dernières années.

Nous continuons d’assumer, par responsabilité et par engagement envers nos patients.
Mais aujourd’hui, il est indispensable d’ouvrir le débat.

🔍 Repenser le mode de financement
📊 Garantir au minimum un budget à l’identique de l’année précédente
📈 Et, surtout, une revalorisation à la hauteur des réalités du terrain

Les professionnels de santé ne demandent pas des privilèges.
Ils demandent simplement des moyens cohérents pour continuer à soigner.

03/02/2026

De la 1ère place mondiale au 17e rang : l’histoire d’un déclassement silencieux

En 2000, la France était numéro 1 mondiale en matière de qualité de son système de santé. Une référence internationale. Un modèle étudié, admiré, cité.

25 ans plus t**d, nous sommes tombés au 17e rang. Et désormais, sur le plan des tarifs de consultation, nous figurons même parmi les derniers d’Europe.

Derrière ces chiffres, il y a une réalité très concrète :
➡️ Des semaines de 70 heures pour certains professionnels
➡️ Environ 30 patients par jour
➡️ Des consultations de 20 à 30 minutes, souvent à 30 €
➡️ Des actes techniques spécialisés valorisés à peine plus

Ce n’est pas seulement une question de rémunération. C’est une question de signal envoyé à toute une profession et, plus largement, à une société.

Les classements ne font pas tout. Mais quand on passe de premier au monde à 17e en une génération, ce n’est plus un détail. C’est une trajectoire. Une histoire. Un choix collectif, assumé ou non.

La vraie question est simple :
👉 Veut-on redevenir un pays qui investit dans l’excellence de son système de santé, ou se satisfaire d’un lent déclassement ?

02/02/2026

Arrêt de travail : un acte médical, pas un acte de complaisance

En tant que médecins libéraux, nous souhaitons rappeler une chose essentielle : un arrêt de travail n’est ni un confort, ni une facilité, ni un “cadeau”. C’est un acte médical, prescrit après une évaluation clinique, au même titre qu’un traitement ou un examen complémentaire.

Sur le terrain, nous faisons face à des patients de plus en plus fragilisés : troubles musculo-squelettiques, burn-out, anxiété, dépression, pathologies chroniques, pressions professionnelles croissantes. La souffrance n’est pas toujours visible, mais elle est bien réelle.

L’arrêt de travail fait partie intégrante de la prise en charge. Il permet parfois d’éviter l’aggravation, la rupture professionnelle durable ou la désinsertion sociale.

📌 Rappel important : L’avis d’arrêt de travail est encadré, traçable et contrôlable par l’Assurance Maladie. Les médecins n’agissent ni seuls, ni sans responsabilité.

👉 Plutôt que de mettre en doute systématiquement la prescription médicale, ouvrons un vrai débat sur les conditions de travail, la prévention en entreprise et l’accès aux soins.

La santé des patients n’est pas un coût. C’est un investissement collectif.

Non, ce médecin n’est pas un délinquant. Et oui, quelque chose ne va pas.Un médecin de 79 ans, avec des décennies de pra...
31/01/2026

Non, ce médecin n’est pas un délinquant. Et oui, quelque chose ne va pas.

Un médecin de 79 ans, avec des décennies de pratique, placé 24 heures en garde à vue pour avoir refusé une réquisition qu’il estimait ne pas pouvoir honorer dans des conditions conformes à son éthique professionnelle.

On parle d’un soignant. Pas d’un fugitif. Pas d’un voyou.

👉 Refuser un acte médical lorsqu’on considère ne pas être en mesure de le réaliser correctement n’est pas une faute morale. C’est précisément le cœur de la responsabilité médicale.

Ce qui interroge profondément dans cette affaire, ce n’est pas l’existence de la réquisition, prévue par la loi, mais la réponse apportée :
* absence de dialogue
* absence de proportion
* criminalisation d’un désaccord professionnel

⚠️ À force de traiter les médecins comme de simples exécutants administratifs, on oublie qu’ils sont responsables pénalement, éthiquement et humainement de leurs actes.

Quand un praticien expérimenté dit « je ne peux pas », la réponse ne devrait jamais être une cellule de garde à vue, mais une discussion, une alternative, une solution collective.

Cette affaire est symptomatique d’un malaise plus large :�➡️ une médecine sous tension�➡️ des soignants épuisés�➡️ et une perte inquiétante de respect pour leur jugement professionnel

Soutien total à ce médecin. Et appel clair à remettre le discernement, l’humanité et le respect au centre des décisions.



INFO LE PARISIEN. Vénérable praticien très apprécié dans le Val-de-Marne, Gabriel Terdjman est sous le choc, après avoir été placé à garde à

30/01/2026

Médecins libéraux : remettre les choses à leur place

On reproche souvent aux médecins libéraux d’être des nantis.�Le débat est régulièrement ramené à l’argent.�C’est non seulement réducteur, mais surtout faux.

Marc Rozenblat pratique la médecine du sport et la médecine manuelle, à raison d’environ 70 heures par semaine.�Comme beaucoup de confrères, il dépend exclusivement des tarifs de la Sécurité sociale.
Or, la nouvelle loi de financement de la Sécurité sociale, avec un budget en baisse, pose un vrai problème :
�👉 Comment continuer à assurer une prise en charge de qualité des patients dans ces conditions ?

À cela s’ajoutent :
- des quotas, notamment sur les arrêts de travail,
- des recommandations qui réduisent progressivement sa liberté de prescrire,
- et des obstacles pour les jeunes médecins souhaitant s’installer en libéral, avec le risque de ne pas trouver de maître de stage universitaire et d’être contraints de prolonger leur parcours à l’hôpital.

En médecine libérale, il est profondément attaché à une chose essentielle :�👉 la liberté d’installation et d’exercice, au service des patients.

Ce débat mérite mieux que des caricatures. Il mérite une vraie réflexion sur l’avenir des soins de proximité et sur les conditions d’exercice des médecins libéraux.

27/01/2026

Médecins libéraux : un combat pour leurs patients

On entend souvent que la grève des médecins libéraux serait une revendication corporatiste. C’est faux.

Comme l’expliquait récemment le Dr Marc Rozenblat, médecin libéral depuis 1989 et vice-président des syndicats de médecins libéraux : « Je fais grève pour mes patients. Le système ne fonctionne plus. Les délais augmentent, les remboursements diminuent et l’accès aux soins se dégrade. »

Le constat est largement partagé. Le Dr Pierre Squara rappelait quelques chiffres éloquents :
📍Un médecin libéral travaille en moyenne 54 heures par semaine
📍Une consultation en urgence en libéral coûte entre 30 et 100€, contre +300€ aux urgences
📍L’âge moyen de départ à la retraite est de 67 ans, et 11% continuent à exercer
📍Depuis 1990, l’inflation a augmenté d’environ +100%, mais l’acte médical seulement de +20%

En parallèle :
❗ Accès aux examens : délais en hausse
❗ Cotisations : en augmentation
❗ Remboursements : en baisse
❗ Liberté de choix : réduite

👉 La médecine libérale est pourtant un levier majeur pour désengorger l’hôpital, améliorer l’accès aux soins et contenir les coûts de la santé.

La grève actuelle pose donc une vraie question : voulons-nous encore une médecine de proximité, durable, accessible et humaine ?

Parce qu’au-delà des slogans, c’est bien cela qui est en jeu.

25/01/2026

Liberté d’installation et accès aux soins : remettre les faits au centre du débat

La liberté d’installation est l’un des piliers du modèle libéral en santé. Et un point est souvent méconnu : les médecins généralistes sont aujourd’hui parmi les professionnels de santé les mieux répartis sur le territoire, alors même qu’ils n’ont pas d’obligation d’installation.

À l’inverse, certaines professions soumises à des restrictions ou des obligations d’installation ne sont pas nécessairement mieux réparties.

Alors pourquoi ce sentiment persistant de pénurie ?
Pourquoi des délais de plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous ?

La réalité est simple : les soignants ne peuvent pas être partout à la fois. La tension actuelle reflète avant tout une démographie médicale construite sur des choix politiques de long terme — numerus clausus, capacités de formation, conditions d’exercice et attractivité des territoires.

👉 Le débat ne devrait pas se limiter à contraindre l’installation, mais à se poser la vraie question :
Comment rendre certains territoires plus attractifs pour les professionnels de santé et durablement viables pour y exercer ?

23/01/2026

Accès aux soins, dépassements d’honoraires et vrai levier oublié : la prévention

On entend souvent que les dépassements d’honoraires empêchent certains patients d’accéder aux soins. Le sujet mérite d’être regardé avec nuance.

Sur le terrain, beaucoup de praticiens — y compris en secteur 2 — pratiquent une part significative de tarifs opposables (20 à 40%) et s’adaptent aux patients qu’ils ont en face d’eux. L’objectif n’a jamais été de faire renoncer quelqu’un à se soigner.

Pendant longtemps, les vrais renoncements concernaient surtout l’optique, le dentaire ou l’audiologie. Le dispositif 100% Santé a permis de corriger en partie cette réalité.

Mais le débat de fond est peut-être ailleurs.
👉 Le système de santé continue de financer massivement le curatif, alors que le levier le plus puissant pour réduire durablement les coûts et améliorer la qualité de vie reste la prévention.

Activité physique adaptée, dépistage, accompagnement des maladies chroniques : les données sont claires. En quelques années, ces actions peuvent réduire significativement le diabète, les maladies cardiovasculaires et même certains cancers.

La question n’est donc pas seulement “qui paie quoi”, mais aussi :
Comment investissons-nous aujourd’hui pour éviter les soins lourds de demain ?

21/01/2026

Dépassements d’honoraires : et si on regardait la réalité derrière le débat ?

On parle souvent des dépassements d’honoraires comme d’un simple choix personnel des médecins. En réalité, le sujet est bien plus structurel.

S’installer en secteur 2, après un parcours long et exigeant (années d’études, spécialisations, diplômes, responsabilités lourdes), se fait dans un contexte où les tarifs conventionnés sont, pour beaucoup d’actes, gelés depuis des décennies.

Pendant ce temps, les charges, elles, n’ont jamais cessé d’augmenter :
📌 salaires du personnel médical et administratif,
📌 immobilier professionnel,
📌 équipements techniques,
📌 contraintes réglementaires.

Et pendant qu’on parle de déserts médicaux, une autre dynamique est à l’œuvre : la politique de regroupement des plateaux techniques. En concentrant les autorisations dans de grands établissements, on fragilise des structures locales et on éloigne parfois encore davantage les soins des territoires.

👉 Le vrai enjeu n’est pas d’opposer patients et soignants, mais de repenser un modèle qui permette à la fois une médecine accessible, économiquement viable et attractive pour les nouvelles générations.

Parce que l’accès aux soins de demain se joue dans les décisions d’aujourd’hui.

20/01/2026

Dépassements d’honoraires : et si on regardait enfin le problème dans toute sa complexité ?

Les chiffres font réagir : 4,3 milliards d’euros de dépassements d’honoraires en 2024, en hausse de 5% depuis 2019. On parle d’impact sur le pouvoir d’achat des patients, d’inégalités territoriales, de désertification médicale et de la montée du secteur 2.

Mais la prise de parole du Dr Sophie Bauer apporte un éclairage que l’on entend rarement dans le débat public.

👉 Elle rappelle que les tarifs de base sont gelés depuis des années :
- La consultation C reste fixée à 23 € depuis 2011, soit plus de 15 ans
- Certains actes de chirurgie sont au même tarif depuis 35 à 40 ans
- La réforme de la CCAM, censée revaloriser les actes selon leur complexité, leur responsabilité et le temps médical, est repoussée à après les prochaines élections présidentielles

Sur les dépassements d’honoraires, elle précise :
🔹 Les chirurgiens sont en moyenne à 184% du tarif Sécurité sociale, loin du plafond de 300% du “tact et mesure” fixé par l’Ordre
🔹 Les médecins de secteur 2 réalisent encore 20 à 40% d’actes aux tarifs opposables

💡 Le sujet dépasse donc la simple question des dépassements d’honoraires. Il pose celle de la modernisation de la base tarifaire du système de soins, qui conditionne l’accès, la qualité et l’attractivité.

Et vous, pensez-vous qu’une réforme en profondeur des tarifs médicaux devient aujourd’hui incontournable ?

18/01/2026

Aujourd’hui, j’ai eu le plaisir d’assister au congrès de la SOFMMAA, la Société Française de Médecine Morphologique et Anti-Âge.

Une société qui défend une vision moderne et entrepreneuriale de la médecine, portée par des médecins engagés et proches des valeurs du Syndicat des Médecins Libéraux.

C’est donc tout naturellement que nous avions pleinement notre place à cet événement, au cœur des échanges sur l’avenir de la pratique médicale, de l’innovation et de l’indépendance professionnelle.

Un grand merci aux organisateurs et aux participants pour la qualité des discussions et des rencontres.

Mobilisation du monde libéral et privé de la santé : après le dialogue, place aux actes.Face aux attaques répétées et au...
17/01/2026

Mobilisation du monde libéral et privé de la santé : après le dialogue, place aux actes.

Face aux attaques répétées et au manque de considération envers la médecine libérale et l’hospitalisation privée, une mobilisation historique a réuni médecins, internes, étudiants et la FHP : plus de 20 000 manifestants à Paris et 1 600 spécialistes à Bruxelles.

La ministre de la Santé a rouvert le dialogue, une étape saluée. Mais désormais, la profession attend des engagements concrets, opposables et rapidement appliqués, notamment sur la 4e année du DES de médecine générale.

La mobilisation est suspendue, mais la vigilance reste totale. La santé des Français passe par le respect, l’efficacité et la soutenabilité de notre système de soins.

Adresse

40 Rue Gabriel Crié
Malakoff
92240

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Mardi 08:00 - 17:00
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