Aurélie Dugué Psychothérapie

Aurélie Dugué   Psychothérapie Passer d'une logique sacrificielle à une logique relationnelle... Ils s’expriment au niveau corporel par des déséquilibres (symptômes, maladie, etc).

Nos traumatismes, nos maux, notre mal être, ne sont jamais uniquement physiques, émotionnels ou psychiques. Au niveau psychique et émotionnel, les troubles comportementaux, relationnels, être mal dans sa peau, sont aussi des indicateurs de problématiques non résolues. Comprendre ces difficultés intellectuellement est certes un premier pas, mais pas toujours suffisant pour s’en libérer. Le développement personnel est un véritable soutient pour cela. Nous avons tous des ressources et des compétences inexploitées. Un potentiel physique, mental, émotionnel et relationnel qui ne demande qu’à être écouté, développé et optimisé. Je vous propose de vous accompagner avec éthique dans cette approche globale. Pour vous permettre, à votre rythme, d'être plus à l'écoute de vous-même, d'utiliser au mieux vos potentialités, d'aller mieux tout simplement! Mon rôle sera d’être un facilitateur de votre travail, de vous permettre de décoder ou d’interpréter ce que votre intelligence corporelle souhaite exprimer et d’augmenter votre discernement. Notre objectif, sera de développer votre capacité de choix et votre autonomie. Permettez-vous de découvrir de nouvelles perspectives!

19/01/2026
16/01/2026

Colère, corps et accompagnement thérapeutique : ce que la science nous apprend

Une étude publiée en mai 2024 dans le Journal of the American Heart Association montre qu’un épisode de colère provoquée de seulement huit minutes suffit à altérer temporairement la fonction des vaisseaux sanguins chez des adultes en bonne santé (American Heart Association, 2024).

Plus précisément, les chercheurs ont observé une diminution de la fonction endothéliale, c’est-à-dire de la capacité des vaisseaux à se dilater correctement. L’endothélium, qui tapisse l’intérieur des artères, joue un rôle central dans la régulation du flux sanguin et de la pression artérielle. Lorsque cette fonction est altérée, la charge imposée au système cardiovasculaire augmente.

Fait notable : cette altération ne disparaît pas immédiatement. Elle peut persister jusqu’à 40 minutes après la fin de l’épisode de colère. D’autres émotions négatives testées dans la même étude, comme l’anxiété ou la tristesse, n’ont pas produit le même effet physiologique mesurable (Journal of the American Heart Association, 2024).

Ces résultats ne signifient pas qu’une colère ponctuelle est dangereuse en soi. En revanche, ils montrent de manière très concrète que les émotions ont un impact direct et mesurable sur le corps, même lorsqu’elles sont brèves et apparemment « banales ».

C’est ici que l’accompagnement thérapeutique prend tout son sens. Le travail thérapeutique ne consiste pas à supprimer la colère ou à la contrôler à tout prix, mais à apprendre à reconnaître, accueillir et traverser les émotions, plutôt que de les laisser s’installer de façon répétée ou chronique dans l’organisme.

Lorsqu’une émotion comme la colère devient fréquente, intense ou difficile à réguler, elle peut s’inscrire dans des schémas durables de tension, tant psychiques que corporels. Un accompagnement thérapeutique permet alors d’explorer ce qui déclenche ces réactions, la manière dont elles sont vécues intérieurement, et les ressources disponibles pour retrouver davantage de souplesse émotionnelle et physiologique.

Cette étude rappelle ainsi que prendre soin de sa santé émotionnelle n’est pas une démarche abstraite ou uniquement psychologique : c’est aussi une prévention corporelle et cardiovasculaire, fondée sur des données scientifiques solides.

POV : Et si votre système nerveux était épuisé ?Il existe une fatigue qui ne se voit pas. Le corps continue à fonctionne...
14/01/2026

POV : Et si votre système nerveux était épuisé ?

Il existe une fatigue qui ne se voit pas. Le corps continue à fonctionner… en mode tension.

On tient… Emotionnellement , mentalement, relationnellement et le système nerveux, lui, reste en vigilance.
Il ne repasse plus en mode repos. Le corps est là, mais il ne se sent plus vraiment en sécurité.

Alors, sans qu’on s’en rende compte, la respiration devient plus courte. Les muscles restent légèrement contractés.
Le sommeil récupère moins. On se sent comme sur le qui vive… même quand il n’y a rien à fuir.

C’est souvent à cet endroit que l’anxiété diffuse apparaît. Pas une peur claire, mais une sensation de fond, dans la poitrine, le ventre, la gorge. Un sentiment que “quelque chose ne va pas”, sans pouvoir le nommer.

Le cerveau n’aime pas le flou. Face à un corps en alerte, il cherche une explication.
Et il fabrique des pensées : anticipations, des narrations remplies inquiétudes. Non pas parce que vous êtes « fragile », mais parce que votre système cherche à comprendre ce signal physique.

Beaucoup de personnes disent alors : « Je n’ai aucune raison d’être anxieux·se. »

Et c’est vrai, l’anxiété n’est pas systématiquement une réaction à un problème extérieur objectivable. Elle est parfois simplement la traduction mentale d’un corps fatigué de rester sous tension un peu trop longtemps.

Soyons clairs, les dites tensions peuvent très bien être de nature psychologiques où existentielles, sans plus être tout à fait d actualité…

Dans ces cas-là, se reposer ne suffit pas toujours. Parce que le corps n’a pas seulement besoin de sommeil. Il a besoin de redescendre, de sentir qu’il peut relâcher, qu’il n’a plus à tenir.

Mettre des mots, être écouté·e, ralentir autrement… Ce sont souvent les premières portes qui permettent au système nerveux de retrouver un peu de sécurité.

On n’a pas besoin d’aller très mal pour demander à ce que l’élaboration soit accompagnée. Parfois, il s’agit juste de considérer avec recul ce qui s est déroulé dans notre for intérieur.

Et vous, ça vous est arrivé ? D identifier cette tension sourde même quand tout “va bien” ?

10/01/2026
09/01/2026
09/01/2026
Comment choisir son psy ? Qu'en est il de la confiance en thérapie ?
09/01/2026

Comment choisir son psy ? Qu'en est il de la confiance en thérapie ?

Sommaire. Des titres d'articles sur lesquels il suffit de cliquer pour être rediriger vers l"article en question... Notez que les articles seront complétés, épaissis, petit à petit... Évidemment, ils n'ont aucune vocation à être exhaustifs, ils sont donc à prendre comme des brèves réflexi...

07/01/2026

"La disparition progressive des temps (subjonctif, passé simple, imparfait, formes composées du futur, participe passé…) donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projections dans le temps.
La généralisation du tutoiement, la disparition des majuscules et de la ponctuation sont autant de coups mortels portés à la subtilité de l’expression.
Supprimer le mot «mademoiselle» est non seulement renoncer à l’esthétique d’un mot, mais également promouvoir l’idée qu’entre une petite fille et une femme il n’y a rien.
Moins de mots et moins de verbes conjugués c’est moins de capacités à exprimer les émotions et moins de possibilité d’élaborer une pensée.
Des études ont montré qu’une partie de la violence dans la sphère publique et privée provient directement de l’incapacité à mettre des mots sur les émotions.
Sans mot pour construire un raisonnement, la pensée complexe chère à Edgar Morin est entravée, rendue impossible.
Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe.
L’histoire est riche d’exemples et les écrits sont nombreux de Georges Orwell dans 1984 à Ray Bradbury dans Fahrenheit 451 qui ont relaté comment les dictatures de toutes obédiences entravaient la pensée en réduisant et tordant le nombre et le sens des mots.
Il n’y a pas de pensée critique sans pensée. Et il n’y a pas de pensée sans mots.
Comment construire une pensée hypothético-déductive sans maîtrise du conditionnel? Comment envisager l’avenir sans conjugaison au futur? Comment appréhender une temporalité, une succession d’éléments dans le temps, qu’ils soient passés ou à venir, ainsi que leur durée relative, sans une langue qui fait la différence entre ce qui aurait pu être, ce qui a été, ce qui est, ce qui pourrait advenir, et ce qui sera après que ce qui pourrait advenir soit advenu? Si un cri de ralliement devait se faire entendre aujourd’hui, ce serait celui, adressé aux parents et aux enseignants: faites parler, lire et écrire vos enfants, vos élèves, vos étudiants.
Enseignez et pratiquez la langue dans ses formes les plus variées, même si elle semble compliquée, surtout si elle est compliquée. Parce que dans cet effort se trouve la liberté. Ceux qui expliquent à longueur de temps qu’il faut simplifier l’orthographe, purger la langue de ses «défauts», abolir les genres, les temps, les nuances, tout ce qui crée de la complexité sont les fossoyeurs de l’esprit humain. Il n’est pas de liberté sans exigences. Il n’est pas de beauté sans la pensée de la beauté."
Christophe Clavé

05/01/2026
Une petite réflexion de bon matin afin de vous accompagner vers cette nouvelle année dans quelques  heures : Faits, vale...
31/12/2025

Une petite réflexion de bon matin afin de vous accompagner vers cette nouvelle année dans quelques heures :

Faits, valeurs et normes : un éclairage précieux pour la thérapie narrative

On entend souvent qu’en thérapie, il faudrait s’en tenir aux faits et laisser les valeurs de côté, au nom de la neutralité. Mais cette séparation, en apparence évidente, ne résiste pas à l’analyse.

Le philosophe britannique Robert Ellis (philosophe Britannique contemporain à ne pas confondre av. le Dr Ellis dt je parle souvent en séance). soutient une thèse centrale en philosophie contemporaine : Les faits et les valeurs sont imbriqués, enchevêtrés, mutuellement dépendants.

Autrement dit, il n’existe pas :

de faits totalement neutres, indépendants de toute grille de lecture, ni de valeurs qui flotteraient hors sol, sans lien avec une certaine manière de décrire le réel.

UN POINT CLÉ POUR LA CLINIQUE

En thérapie narrative, on observe très souvent que la souffrance ne vient pas seulement des événements vécus, mais de normes intériorisées qui se présentent comme des évidences :

« C’est normal de… »
« Je devrais… »
« C’est comme ça dans la vie »

Ces normes apparaissent comme des faits, alors qu’elles sont en réalité porteuses de valeurs implicites, socialement et culturellement situées.

LE TRAVAIL DE DÉMÊLAGE

Il consiste alors à :

- Rendre visibles ces valeurs cachées dans les récits dominants, distinguer ce qui relève d’un fait vécu de ce qui relève d’une norme intériorisée, et rouvrir un espace de choix là où tout semblait figé ou obligatoire.

- Dans cette perspective, la thérapie narrative devient un travail de clarification éthique : surtout ne pas dire aux personnes quelles valeurs adopter, mais leur permettre de reprendre la main sur celles qui orientent leur vie.

UNE NEUTRALITÉ LUCIDE

La pensée de Robert Ellis soutient une posture clinique précieuse : Reconnaître que toute relation thérapeutique s’inscrit déjà dans un champ de valeurs, tout en accompagnant les personnes à reconfigurer librement les leurs.

UNE POSTURE DÉCENTRÉE MAIS JAMAIS NEUTRE !

Cette compréhension des faits et des valeurs éclaire directement la posture décentrée mais influente, si centrale en thérapie narrative.
Le thérapeute narratif ne prétend pas occuper une position neutre ou extérieure aux valeurs : il sait que toute écoute, toute question, toute reformulation s’inscrit déjà dans un champ axiologique.

Être décentré, ce n’est donc pas s’effacer, ni suspendre toute valeur — ce serait illusoire.
C’est refuser d’imposer ses propres normes comme allant de soi, tout en restant attentif aux effets des normes dominantes qui traversent le récit de la personne.

UNE INFLUENCE QUE J'ESPÈRE ÉTHIQUE AU SERVIE DE LA PERSONNE :

L’influence du thérapeute se situe alors ailleurs : dans le choix des questions qui permettent de remettre en question l'évidence, dans la mise en lumière de ce qui a été présenté comme “normal” ou “naturel”, dans l’ouverture d’un espace où les valeurs implicites peuvent être nommées, interrogées, reconfigurées.

Dans cette perspective, la thérapie narrative n’impose pas de nouvelles valeurs, elle crée les conditions pour que la personne se repositionne éthiquement, en devenant davantage auteure de son propre récit, plutôt que simple héritière de normes incorporées.

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La posture décentrée mais influente reconnaît ainsi une chose essentielle : accompagner, c’est toujours déjà influencer, mais influencer n’est pas diriger, c’est soutenir la liberté de sens.

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BONNE ANNÉE À TOUS !

17/12/2025

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