23/01/2026
Normaliser une différence, c’est tuer la tolérance.
Parce que la tolérance, c’est le respect du vivant dans ce qu’il a d’unique.
C’est reconnaître qu’il n’existe pas une norme à atteindre, mais une singularité à honorer.
Et cette vision ne s’arrête pas aux relations humaines.
Elle vaut aussi pour les animaux.
Elle vaut aussi pour les chevaux.
Elle vaut aussi pour leurs pieds.
Dans mon travail, c’est exactement la même chose.
Normaliser un pied, comme normaliser un être, c’est oublier qu’il est vivant.
Il n’existe pas de pied « normal ».
Il existe des pieds uniques, porteurs d’une histoire, de compensations, d’adaptations, parfois même de mémoires émotionnelles.
Chercher à faire rentrer tous les chevaux dans un même modèle, c’est appliquer la même logique que celle qui efface les différences chez l’humain : on privilégie la norme au détriment de l’individu.
Un pied respecté est un pied écouté.
Comme un être respecté est un être accueilli dans sa singularité.
La tolérance ne concerne pas que les humains.
Elle concerne le vivant dans son ensemble.
Et pour moi, le respect de la différence commence autant sous un sabot que dans le regard que l’on porte sur l’autre.
Sylvie ❤️