01/09/2022
La rentrée scolaire 2022 semble se présenter sous le signe de l’anxiété pour tous. Celle des parents d’élèves craignant que leurs enfants n’aient à pâtir du recrutement et de la formation express « d’enseignants contractuels » (dont certains sont repêchés après leur échec au concours), avec des attentes parentales de performance inédites du fait de la crise sociale qui gronde. L’anxiété des pauvres contractuels eux-mêmes qui ne peuvent se satisfaire de 4 jours de formation pour faire classe à des élèves de différents niveaux du Secondaire, anxiété largement partagée par les professeurs titulaires qui voient d’année en année s’éroder un peu plus les notions de respect et de tolérance, avec des manifestations de violence antisociale pouvant aller - comme chacun sait - jusqu’au meurtre. Quant aux jeunes, tous les indicateurs signalent chez eux une forte hausse des crises d’angoisse, des replis du refus scolaire anxieux, des troubles des conduites alimentaires et des tentatives de su***de, depuis le début de la crise sanitaire de la covid-19. Ils ont eu à vivre un isolement majeur avec des gestes barrière certes indispensables mais peu propices à l’adhésion nécessaire des ados à leur corps groupal d’appartenance. Et pèse sur eux l’absence de perspectives claires quant à l’avenir, avec un virus ne cessant de se métamorphoser en nouveaux variants. S’ajoute aux angoisses celle de l’éco-anxiété qui fait référence au sentiment d’inquiétude croissant ressenti face aux menaces écologiques, les incendies de l’été, les crises caniculaires et les débordements orageux semblant annoncer des catastrophes à venir dont le manque d’eau et l’insécurité alimentaire. Si certaines de ces menaces peuvent sembler lointaines pour les petits Européens, la guerre en Ukraine vient faire résonner les coups de canon presque à leur porte. Que faire alors pour cette rentrée ? Avoir conscience que de telles perspectives minent les esprits en l’absence d’engagements forts pour s’adapter à ces différentes crises, modifier nos comportements égocentrés et aider notamment nos jeunes à s’investir dans des actions concrètes de résilience. L’avenir leur appartient à condition qu’ils puissent compter sur notre indéfectible soutien. Les professionnels de santé sont là pour accompagner, soigner et aussi prévenir les jeunes en souffrance et leurs familles. Ils mettent en place des prises en charge dès la rentrée pour assurer cette aide et ce soutien......