15/04/2026
Hey venez on déconstruit ensemble des clichés qui sont de véritables micro-agressions — pour faire grandir une culture du care qui prend soin de la santé mentale de tous.tes.
Depuis que je parle de ma neuroatypie (et notamment du TSA) en dehors de mon cercle intime, j’ai eu droit à des remarques qui, je le sais, ne sont pas malveillantes — mais qui sont blessantes (et pas que pour moi).
Ce type de phrase fait plusieurs choses à la fois, toutes problématiques.
Elle minimise le vécu.
Suppose que la souffrance doit être visible et sévère pour être légitime.
Replace la personne concernée dans la position de devoir justifier son expérience
— exactement ce qui s’est passé toute sa vie sans qu’elle le sache.
« T’as pas l’air autiste » ressemble à un compliment, une façon de rassurer. Mais ce besoin de normalisation est exactement ce dont on cherche à se défaire pour explorer notre propre neuroatypie.
Ce que la phrase révèle : une conception très étroite de l’autisme, ancrée sur des critères de fonctionnement externe (et genré) — appris au prix d’efforts considérables. Elle ignore complètement le coût interne : l’énergie dépensée à masquer, l’épuisement chronique, les années sans compréhension de soi.
L’autisme est reconnu comme un spectre. La gradation « grave / pas grave » n’a pas de sens.
Et ce n’est pas sans conséquences : le su***de des personnes autistes est trois à sept fois supérieure à celle de la population générale. Les femmes autistes sont plus de 13 fois plus susceptibles que les femmes de la population générale de se su***der. Ce sont les conséquences réelles d’une vie entière passée à ne pas être entendue, vue, crue et comprise.
Source : étude Hirvikoski 2016
Je parle de moi — mais je sais aussi que c’est l’opportunité de mettre des mots sur des souffrances réelles, et de réduire le fossé entre personnes neuroatypiques et neurotypiques. Pour qu’on apprenne ensemble à mieux communiquer.
Parce qu’on n’a pas besoin d’être rassuré. On a besoin d’être entendu.
autisme au féminin | TSA adulte