12/02/2026
Centre-bourg : des incohérences dans la gestion du chantier qui interrogent
Le centre-bourg est rénové. C’est un fait.
Le choix a été fait d’un aménagement très minéral, largement en pierre. Nous pensons que ce parti pris ne correspond pas aux enjeux du changement climatique, alors même que les épisodes de canicule se multiplient. Aujourd’hui, il faut végétaliser davantage les centres-bourgs pour lutter contre les îlots de chaleur. Nous contestons donc ce choix d’aménagement. Il n'est pas question de tout refaire mais il faut pointer de nécessaires améliorations.
Au-delà de l’esthétique, plusieurs points posent selon nous de réels problèmes de sécurité.
Nous avons fait le tour du bourg avec notre Colistier, Christophe Brossault, qui habite le bourg et a travaillé toute sa carrière dans le bâtiment. Et notre tête de liste Christian Lamy est allé voir ce que faisaient nos voisins de Saint Séglin
🚶♀️ Une zone piétonne mal identifiée
La commune a fait le choix d’une zone de rencontre (panneau B52, vitesse limitée à 20 km/h).
Dans les faits, il est difficile d’identifier où se termine cette zone (il n'y a pas de panneau de fin de zone). Certaines parties devraient être clairement définies comme zones piétonnes (et ce n'est pas le cas), avec une séparation plus lisible entre la chaussée de voitures et les cheminements piétons.
Les recommandations des pouvoirs publics sont pourtant claires : maintenir un cheminement piéton inaccessible aux voitures dans les zones de rencontre. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, et la sécurité des piétons n’est pas suffisamment assurée.
♿ Accessibilité et stationnement PMR non conformes
La place de stationnement PMR située près de la future supérette n’est pas conforme : elle mesure 2 m, alors que la norme minimale est de 3,30 m.
Plus largement, de nombreux endroits restent peu accessibles aux personnes en fauteuil roulant ou aux poussettes.
🚧 Des choix de chantier qui interrogent
Pour protéger les murs de l’humidité, du Delta MS (film plastique noir) a été installé le long des façades. Or, la notice technique précise qu’il doit être fixé en partie haute et bénéficier d’une finition adaptée afin d’éviter les infiltrations.
Aujourd’hui, nous avons de sérieux doutes sur la mise en œuvre :
il suffit de constater l’état du revêtement et les copeaux qui s’accumulent entre les murs et le dispositif.
De plus, de nombreuses gouttières se déversent directement sur la place. Pourquoi aucun raccordement aux collecteurs souterrains n’a-t-il été réalisé ?
Enfin, le passage des câbles en façade est regrettable : le chantier aurait été l’occasion idéale pour les enterrer.
🚲 Un centre-bourg peu cyclable
Il n’existe toujours aucun abri vélo couvert.
🚛 Des poids lourds toujours présents
Le maire l’avait promis dans la presse : aucun poids lourd ne circulerait dans le bourg. Nous en sommes loin. Nous verrons si le barreau routier se concrétise, mais en attendant, la circulation des poids lourds détériore un chantier coûteux, tout juste achevé.
💰 Un coût qui interroge
Le coût total du chantier s’élève à 2,4 millions d’euros.
La municipalité avançait dans son projet initial un taux de subventions de près de 60 % .Au bout du compte on a 16 % de subvention, soit 1 700 000 € à la charge des habitant par l'emprunt Rapporté à la population, cela représente environ 433€ par habitant (y compris pour les habitants de Campel).
À titre de comparaison, le centre-bourg de Saint-Seglin vient d’être inauguré :
➡️570 000 € de travaux,
➡️ 80 % de financements et subventions,
➡️ soit environ 200 € par habitant.
Et là-bas, les piétons sont réellement en sécurité.