20/12/2025
La peur de partir : quand rester fait plus mal que partir
« Je sais que je ne suis plus heureuse…mais je n’arrive pas à partir. » Cette phrase, je l’entends très souvent en cabinet. Et elle ne concerne pas seulement les couples : elle parle aussi de travail, de famille, de lieux de vie, de situations devenues toxiques. La peur de partir n’est pas un manque de courage. C’est un conflit intérieur profond.
Pourquoi est-ce si difficile de partir ?
La peur de l’insécurité matérielle : finances, logement, peur de ne pas s’en sortir seul(e), dépendance économique. Même malheureux(se), le connu rassure plus que l’inconnu.
La culpabilité : culpabilité de faire souffrir l’autre, culpabilité envers les enfants, culpabilité de « briser » quelque chose, culpabilité d’être égoïste. Beaucoup ont appris que se choisir = faire du mal.
Les croyances inconscientes : « Je n’ai pas le droit d’être heureuse », « Je dois tenir », « C’est à moi de faire des efforts », « Je ne trouverai pas mieux ». Ces croyances sont souvent anciennes, parfois transgénérationnelles.
La peur du regard des autres : famille, entourage, société, image à préserver. Partir, c’est parfois perdre une identité… même si elle fait souffrir.
L’attachement traumatique : Quand il y a eu : espoirs répétés, montagnes russes émotionnelles, alternance de douleur et de moments d’accalmie. Le lien devient addictif, même destructeur.
Le manque d’estime de soi : Quand on ne se sent pas digne : d’amour sain, de respect, de stabilité. On reste… par peur de ne rien mériter de mieux.
Les conséquences de rester quand on n’en peut plus : épuisement émotionnel, perte de joie, anxiété chronique, troubles du sommeil, perte de confiance, isolement, dépression. Et surtout : un éloignement de soi de plus en plus profond. Le corps, lui, finit toujours par parler.
Partir commence souvent à l’intérieur : Partir ne veut pas toujours dire partir physiquement tout de suite.
Cela commence par : reconnaître sa souffrance, légitimer son ressenti, comprendre ses freins, réparer ce qui empêche de se choisir. Quand les blocages intérieurs s’apaisent, les décisions deviennent plus claires, plus justes, plus alignées.
Tu n’es pas faible si tu n’arrives pas à partir : Tu es en conflit. Et ce conflit peut se travailler, se comprendre, se dénouer. Se libérer de la peur de partir, ce n’est pas détruire. C’est parfois se sauver. Si ce post te parle, ce n’est pas un hasard.
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