En-quête de liens - Alice Lefievre

En-quête de liens - Alice Lefievre Je suis thérapeute de couple et coach en relations amoureuses certifiée. Je propose des accompagnements personnalisés pour les célibataires et les couples.

11/05/2026

Ce soir je voudrais aborder la notion de responsabilité affective.
C’est bien trop peu connu comme concept même si beaucoup l’identifie sans savoir que cela a un nom.
Cela concerne toutes nos relations les plus importantes: en amour, en amitié, en parentalité et cela annonce pour beaucoup la qualité de la relation ainsi que sa durabilité.

Alors quezako? C’est la capacité à reconnaître que nos actes et paroles ont un impact sur l’autre et par conséquent la capacité à s’excuser et réparer le lien qu’on a pu abimer maladroitement.

Comment on repère si on en est « doté.e » ou si notre entourage l’est? C’est quand:

- on sait écouter et accueillir les émotions désagréables de l’autre, même si on ne les comprend pas dans notre référentiel, sans les nier, ni les banaliser, ni les minimiser, sans les mépriser ou les hiérarchiser par rapport à d’autres souffrances possibles sur cette terre, juste écouter et accueillir,

- on arrive à rester présent sans fuir et sans attaquer, sans juger, si un échange ou une conversation difficile doit avoir lieu,

- on considère que quand on s’autorise soi, ou que l’autre s’autorise, à exprimer une douleur, ce n’est pas de la faiblesse mais une tentative de connexion, d’évolution de compréhension, de maintien de lien. C’est quelque part un cadeau de voir que le lien compte assez pour s’autoriser à exprimer sa vulnérabilité, à prendre le risque de ne pas être compris.e d’emblée,

- aussi, on sait mettre son égo de côté pour accepter d’aller voir en soi en quoi on a pu faire une maladresse, une erreur ou même un acte ou des paroles graves, et le reconnaître en face de l’autre,

- enfin on sait présenter des excuses, de réelles excuses.
Je ferai un post à part entière là dessus tout bientôt car force est de constater que l’on pense globalement savoir s’excuser mais souvent nous aggravons la situation plutôt que de l’apaiser.

Si vous conscientisez que vous n’en êtes pas à ce stade de responsabilité affective et que vous souhaitez évoluer là dessus, c’est tout à fait possible!

Les personnes qui minimisent, banalisent, nient etc les émotions des autres et leur éventuelle responsabilité dans le fait d’avoir abîmer un lien sont souvent des personnes qui invalident elles mêmes leur propres émotions et vécus. Par manque d’auto empathie et de compréhension profonde, elles ne peuvent offrir ce qu’elles n’ont jamais reçu et qu’elles ne s’offrent même pas à elles mêmes…
Quand enfant on vous a dit et répété lorsque vous exprimiez une douleur, une souffrance:
« C’est pas grave! », « arrête de pleurer pour ça! », « relativise, regarde [telle situation] » etc, on a appris qu’exprimer nos ressentis n’était pas légitime ni valide, en tout cas insécurisant puisque nous n’étions pas consolés comme nous en aurions eu besoin. Il y a donc des douleurs et des vécus difficiles à reconnaître, et à réparer quelque part. Pourquoi reconnaître les douleurs des autres si on considère les siennes si peu importantes? C’est leur référentiel.

Attention point de vigilance: si vous reconnaissez quelqu’un de proche dans ce cas d’irresponsabilité affective et de manière répétée, chronique, et que vous souffrez de cela car vous tolérez que le lien subsiste avec cette composante, il y a aussi des choses à aller regarder en soi. Pourquoi vous tolérez que vos ressentis soient invalidés et vos limites pas respectées?
Je ferai aussi un post sur cette notion de poser ses limites souvent mal comprise ou en tout cas pas tenue jusqu’au bout.
Est-ce qu’il y a une part de vous qui pense que pour être aimé.e, il faut être lisse, ne pas déranger, ne pas faire de vagues etc? Peur et/ou trauma lié au rejet bonjour 😉.

Tout cela se travaille, c’est heureusement évolutif!

Il faut aussi reconnaître que dans l’éducation genrée que l’on reçoit, les femmes ont été socialisées à écouter, comprendre, réparer et de facto les hommes ont été socialisés à ce que cette part de responsabilité soit portée par les femmes et ont donc été déchargés de cette prise de responsabilité. C’est de la psychologie sociale et évidemment cela n’empêche absolument pas les cas individuels où ces injonctions sociales inconscientes ne sont pas à l’œuvre. Certains hommes par leurs vécus s’hyperresponsabilisent, souvent à tort, et certaines femmes font preuve d’une grande immaturité à ce sujet.

N’hésitez pas à me questionner en commentaire ou en message privé si vous avez besoin de clarifications!

Merci à vous si vous êtes arrivé.e.s au bout de cette lecture!

21/04/2026

Me revoilà après plusieurs jours d'absence... Beaucoup de choses à gérer avec ce lancement de cabinet!
Je vais donc faire suite au sondage posté il y a plusieurs jours: le thème retenu est donc "pourquoi certains conflits reviennent en boucle comme un disque rayé dans le couple?"

L'institut Gottman, spécialisé dans les études psychologiques autour du couple depuis plus de 50 ans ont identifié que 69% des conflits sont insolvables, donc récurrents car ne pouvant trouver d'issue définitive.

Plusieurs raisons à cela, "à l'unité ou en lot...", liste non exhaustive mais évoquant les principales raisons à ce disque rayé:

- de grandes différences dans les valeurs profondes et les standards entre les partenaires, passées inaperçues lors de la phase de lune de miel et qui peuvent évoquer un problème de compatibilité lors de la "redescente du petit nuage" alors qu'engagé.e.s et attaché.e.s. Tout cela souvent couplé à la croyance que l’amour devrait couler de source, être fluide et sans accroc or c'est plutôt l'état amoureux qui est fugace, à durée limitée et s’exprimant spontanément. Et clairement on a quasi tous été biberonné.e.s à l'amour "romantique" de cet état amoureux...
On parle d'amour une fois cette phase dépassée, quand on met de l’intention dans nos actes d’amour, même les plus anodins.
La lune de miel, baignée d'hormones, est pleine de masques nous montrant sous notre meilleur jour d’un côté et de projections, d'idéalisations de l’autre côté.
Le retour au réel peut s'avérer parfois difficile... et l’anxiété ressentie à ce moment là peut inconsciemment générer des conflits pour chercher à tester le lien notamment.

- une absence ou un manque d'apprentissage de l'écoute et de la verbalisation de ce qui vit en nous. Savoir identifier, nommer et différencier les faits, des émotions et des besoins, savoir exprimer tout cela en partant du "je" (au lieu du "tu") sans chercher à convaincre mais juste dans le but d'être entendu.e et compris.e, sont des bases pour éviter bien des conflits inutiles... Ça, clairement, on devrait avoir des apprentissages tout au long de notre enfance et adolescence pour faire de nous des adultes bien plus capables d'empathie, d'écoute et de compréhension et moins tenté.e.s par la domination...

- des conditionnements tenaces qui finissent par nous faire croire qu'ils font partie de notre identité. Et alors quand le partenaire soulève une gêne, un problème ou fait une remarque, on se sent attaqué.e personnellement au lieu de voir que c'est l'acte qui est questionné/reproché et non notre identité.

- nos styles d'attachement, conséquences du fonctionnement relationnel et émotionnel vécu avec nos parents (ou figures référentes) lorsque nous étions enfant, paramètrent pour une grande partie nos modes de fonctionnement relationnel et donc nos manières d’entrer en conflit et de les gérer.
Ces styles d'attachement sont vivants, évolutifs: on a pu bénéficier de relations sécurisantes enfant et vivre un jour une relation amoureuse abusive et traumatisante, remodelant alors notre style d'attachement. (Les 4 styles théorisés par Bowlby: sécure, anxieux, évitant, et désorganisé)

- l'état de notre système nerveux: plus nous sommes en "mode survie", moins nous pouvons entendre et comprendre, et plus nous réagissons. Le stress, l'anxiété, la fatigue, le manque de sens, des épisodes de vulnérabilité (post partum, dépression, deuil, addiction etc) et nos modes de vie entre autres, surstimulent notre amygdale et engendrent alors une inhibition du fonctionnement de notre cortex préfrontal, siège du raisonnement logique: c'est là que le mode combat prend vite le dessus, le moindre désaccord banal virant au conflit ouvert... (les 4 modes défensifs de survie en théorie polyvagale sont: le combat, la fuite, la sidération ou la soumission),

- des types de personnalités problématiques: certains profils psychologiques se nourrissent de conflits insolubles comme d'un carburant, trouvant une ressource dans la domination, dans la lutte de pouvoir et dans les effets qu'elle produit. C'est loin d'être la majorité des personnes mais elles existent et il est important d'en être conscient et de savoir les repérer afin de s'en protéger et de fuir au plus vite ce genre de relations avant de subir maintes violences et d'y perdre toutes ses plumes...

C'est exactement ce sur quoi je peux vous accompagner:
- identifier et faire vivre vos valeurs profondes, vos standards non négociables et donc vos limites, en posant des actes cohérents avec ce que vous voulez vivre,
- apprendre à s'observer, à identifier vos ressentis, vos besoins et comment les formuler pour une expression et une compréhension optimisées, apprendre à écouter réellement,
- identifier vos conditionnements qui vous bloquent aujourd'hui, en auto empathie: ils ont eu leurs raisons d'être à un moment mais peuvent être devenus des freins à votre évolution, et apprendre à en mettre en place de plus alignés avec qui vous êtes aujourd'hui,
- identifier et réparer vos blessures d'attachement,
- réguler votre système nerveux pour pouvoir naviguer dans cette vie parfois si difficile: ça n'évite pas les difficultés mais cela aide à les affronter et à les traverser, minimisant le risque d’être emporté.e.s dans un tsunami,
- expliquer et aider à repérer les dynamiques ou personnalités toxiques, manipulatrices, et donner des clés pour s'en sortir.

Chaque pas, l'un après l'autre. On ne "déconstruit" pas en 2 mois ce qui a été mis en place en 20-30 ou 40 ans, mais par la répétition de micros changements dans un sentiment de clarté et de sécurité.
Je peux vous accompagner à initier et à faire ce travail que vous poursuivrez rapidement en autonomie.

Ce post est très long! Si vous êtes rendu.e.s ici, bravo à vous! Je pense que chaque point rapidement développé mériterait son propre post... à suivre!

Merci d'avance pour vos likes et commentaires!

Bonjour à tous.tes!Nouveauté à Melle: j’ouvre mon cabinet En(-)quête de liens sur le lieu dit du Grand Chatelier (Mazier...
04/04/2026

Bonjour à tous.tes!
Nouveauté à Melle: j’ouvre mon cabinet En(-)quête de liens sur le lieu dit du Grand Chatelier (Mazieres sur Beronne, Melle).

Je suis Alice, thérapeute de couple et coach en relations amoureuses certifiée (ancienne infirmière DE).

Je vous propose des consultations dans une approche alliant la thérapie et le coaching pour y voir plus clair dans ce que vous vivez et pour vous accompagner vers ce que vous désirez profondément.

Pour les célibataires et les personnes en couple, pour toute personne se questionnant sur son vécu amoureux.

Pour en savoir plus:

Découvrez mon approche alliant thérapie et coaching au service des difficultés de vie amoureuse.

Adresse

Le Grand Châtelier
Melle
79500

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