04/01/2026
Étude de cas : Sophie, 44 ans, “J’ai l’impression d’être devenue spectatrice de ma propre vie”
Sophie n’est pas débordée.
Elle est organisée. Structurée. Fonctionnelle.
Sa vie est pleine, mais maîtrisée.
Travail, responsabilités, entourage. Tout est à sa place.
Et pourtant, quelque chose s’est éteint.
Pas de crise ni d’effondrement.
Quelque chose de discret, mais persistant :
elle avance, mais sans élan.
elle réussit, mais sans joie.
Quand Sophie me parle, elle ne parle pas de stress.
Elle parle de perte de clarté.
De décisions qu’elle prend “comme avant”, mais sans conviction.
Elle dit :
« J’ai l’impression d’être devenue spectatrice de ma propre vie. »
Ce que Sophie n’avait pas identifié, c’est que son calme apparent était une stratégie.
Un fonctionnement qu’elle a construit il y a des années.
Très tôt, elle a compris qu’il valait mieux ne pas faire de vagues.
Être efficace. Fiable. Stable.
Ne pas trop ressentir. Ne pas trop demander.
Alors elle a appris à fonctionner.
Mais elle a désappris à s’écouter.
Son corps, lui, a commencé à envoyer des signaux discrets :
fatigue mentale, tensions diffuses, difficultés à se projeter, perte d’envie.
Le travail n’a pas été de changer sa vie.
Mais de l’aider à comprendre pourquoi elle s’en était coupée.
Nous avons travaillé sur ses mécanismes automatiques, sur sa façon d’éviter l’inconfort émotionnel, et sur cette peur sous-jacente :
celle de déranger,
de décevoir,
de perdre l’équilibre si elle s’autorise à ressentir davantage.
Progressivement, Sophie a cessé de fonctionner “correctement” pour recommencer à décider consciemment.
Elle a retrouvé de la nuance. Du désir. De la présence.
Et très concrètement, cela s’est vu aussi dans sa performance :
plus de clarté dans ses priorités,
des décisions plus rapides et plus assumées,
moins de dispersion,
et une énergie mieux utilisée.
Aujourd’hui, sa vie n’a pas changé en apparence.
Ses responsabilités sont toujours là.
Ses exigences aussi.
Mais sa façon de les vivre, oui.
Elle avance avec plus de fluidité, plus de présence, plus d’impact.
Ses décisions sont plus claires, son énergie mieux orientée.
Et surtout, cette lutte intérieure permanente qui la freinait a disparu.
Ce qui dure dans le temps ne vient jamais d’un contrôle permanent, mais de la présence et de choix conscients.