11/02/2026
𝐏𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐧𝐞 𝐥𝐮𝐢 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐢𝐨𝐧𝐬. Il se construit dans ce que nous cédons, parfois sans s'en rendre compte.
Il est tentant de pointer du doigt les "grands" de ce monde, leurs décisions, leurs erreurs. Nous attendons souvent d'eux qu’ils nous rendent heureux, stables, prospères. Mais ont-ils ce pouvoir ? Et si cette attente disait surtout quelque chose de notre difficulté à nous faire confiance ?
𝐋𝐨𝐫𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐮𝐫𝐞 𝐬’𝐞𝐟𝐟𝐫𝐢𝐭𝐞, 𝐥𝐞 𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐟𝐢𝐠𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐭𝐞𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐢𝐭. 𝐄𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐮𝐢, 𝐥𝐞 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐥𝐞́𝐠𝐮𝐞𝐫 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞𝐧𝐭.
Il est humain de chercher des responsables à l’extérieur, surtout quand la réalité nous déçoit ou nous dépasse. Cela demande du courage de regarder la part de responsabilité que chacun porte à son échelle.
Colère, illusion, orgueil, jalousie et manque de compréhension nourrissent souvent une sensation de séparation : « ceux qui pensent comme moi » et les autres. Pourtant, cette fracture ne fait qu’éloigner un peu plus la possibilité d’un vivre-ensemble apaisé.
𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐧𝐨𝐬 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐞́𝐬 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐞𝐬, 𝐥’𝐢𝐦𝐦𝐨𝐫𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐚 𝐥𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞́ 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐦𝐨𝐫𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́. "L’immoralité consiste à faire le mal volontairement. L’amoralité consiste à le faire parce qu’une structure ou une organisation attend de nous que nous le fassions. L’amoralité est donc pire que l’immoralité parce qu’elle suppose la négation de notre responsabilité." John Ralston Saul
Nous pouvons continuer à déléguer, à des systèmes ou institutions, nos peurs, nos frustrations, nos illusions. Ou bien choisir de porter un regard plus sage sur le monde.
Nous sommes tous parties prenantes de cette société : travailleurs, consommateurs, investisseurs, parents, enfants,… Et pourtant, nous n'éprouvons qu'un sentiment de responsabilité limité face à cette évolution sociétale.
Peut-être que l’enjeu est là : se demander, avec honnêteté et douceur, ce que nous pouvons transformer à notre niveau.
· Nos paroles apaisent-elles ou attisent-elles la peur ?
· Quand choisissons-nous le confort plutôt que la cohérence ?
· Quel petit geste quotidien pourrait déjà faire la différence ?
· Écoutons-nous vraiment pour comprendre ou pour répondre ?
· Sommes nous dans le jugement ou la curiosité ?
· Quelles blessures se cachent derrière nos colères collectives ?
Face aux dérives politiques (ici ou ailleurs), interrogeons-nous autrement : les politiques portent-ils réellement la responsabilité de notre mal-être ? Plus nous leur prêtons le pouvoir de transformer nos vies, plus nous risquons d’oublier le nôtre.
Une société éveillée chemine vers la paix. 𝐍𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐞́ 𝐚𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐥𝐞̀𝐭𝐞 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐞𝐧𝐬𝐞́𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐥𝐢𝐛𝐫𝐢𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬.
Alors, quel est votre choix : paix intérieure ou dictateur extérieur ?