20/09/2019
REPRISE DU TRAVAIL : LA QUESTION SE POSE ?
Vivre un burn-out est une épreuve extrêmement difficile et tel un tsunami, il va venir vous renverser et vous happer à tel point que l’arrêt s’impose malgré vos contestations : "c’est vraiment pas le moment” “je ne peux pas me le permettre”, “je peux encore tenir, je prendrai des vacances plus tard”.
Nous ne le répéterons pourtant jamais assez à quel point il est nécessaire de savoir s’arrêter avant de se retrouver “à terre” ou “cloué(e) au lit dans l’impossibilité de se lever ou de marche”. Se mettre en “pause” à temps peut vous épargner bien des déconvenues tant il est difficile et éprouvant, pour soi comme pour l’entourage, de vivre un épuisement professionnel.
Reste qu’en pratique, s’arrêter n’est pas simple…culpabilité, peur des conséquences sur son poste (ou son activité) et parfois peur du vide (par contraste avec une vie précédemment bien remplie, voire hyperactive) font souvent attendre l’épuisement total pour s’autoriser à dire “stop, je ne peux plus”.
On pourrait alors penser que l’arrêt du médecin (pour les salariés) ou l’interruption d’activité (pour les entrepreneurs) vous permettra de reprendre du poil de la bête, mais…c’est bien plus compliqué que cela !.
La remontée est lente, très lente et doit être progressive et se faire au rythme singulier de chacun. Or, vous êtes nombreux(ses) à envisager de reprendre (pour des raisons notamment financières) avant la consolidation de votre remontée.
Un burn out a une durée moyenne d’arrêt entre 6 mois et 1 ans... Autrement dit, la durée de l’arrêt ne correspond pas nécessairement à la véritable durée de votre burn-out (lequel peut parfois prendre encore des mois ou des années après la reprise, pour véritablement ne plus laisser de trace).
Si l’arrêt est évidemment salvateur, il s’avère pourtant compliqué de songer à la reprise.
Cette question se pose tout au long de l’arrêt sous des formes variées :
sous forme de pression sociale, du fait du regard et ou des questions des autres (“mais dis-moi, cà fait combien de temps que tu es en arrêt ?”, “ben dis donc, ils sont bien sympas à ton travail”, “alors, quand est-ce que tu reprends ?”, “mais tu ne t’ennuies pas depuis tout ce temps ?”, “ça ne te dérange pas de gonfler le trou de la sécu ?” " il ne faudrait pas que tu te remues un peu ?" "tu verras si tu arrêtes de t'écouter et que tu retournes au travail ça ira tout seul !").
sous forme de pression financière : diminution des ressources, versements re**rdés, voire parfois absence totale de revenus.
sous forme de pression administrative : renouvellement souvent anxiogène des arrêts maladie de semaine en semaine ou tous les 15 jours.
En réalité il vous faut prendre le temps avec la personne qui vous accompagne (psychothérapie) de comprendre ce qui vous est arrivé, de résoudre les difficultés ou traumatismes liés à cet événement, d'identifier vos besoins et vos fonctionnements et de transformer cette épreuve en tremplin qui vous permettra de rebondir positivement.