25/09/2021
Bonjour !
Prêt à continuer notre voyage ? Après avoir essayer de comprendre ce qu'est la culpabilité, nous allons voir : à quoi sert-elle ?
Comme je l'ai mentionnée hier, la culpabilité structure. Elle se construit dès le plus jeune âge et l'éducation va avoir un grand rôle dans la manière dont la culpabilité va se vivre. Je prends un exemple tout simple : un enfant joue tranquillement dans sa chambre. Sa mère, qui est au salon, l'appelle car elle veut qu'il fasse ses leçons avant que papa n'arrive. L'enfant, pris dans son jeu, ne l'entend pas. La mère, énervée de devoir répéter, appelle plus fort et, lorsque l'enfant enfin arrive, elle le gronde : 'c'en est assez que tu ne répondes pas quand je t'appelle. J'en ai marre de me mettre en colère à cause de toi. Fais tes leçons avant que papa n'arrive'. Que va retenir l'enfant ? Que c'est à cause de lui que maman est en colère, qu'il n'a pas le droit de se faire plaisir (en jouant notamment) et qu'il n'est pas le bon enfant que sa maman veut qu'il soit. La culpabilité de n'être pas comme l'autre veut que je sois, que je ne suis pas à la hauteur, s'installe insidieusement et bien souvent de manière inconsciente.
La culpabilité s'installe au cours de l'enfance et de l'adolescence en fonction d'une éducation qui va pointer ou non le fait d'être suffisamment bien ou pas, de mériter l'amour ou non, de ressentir du plaisir ou pas...
A cela viennent s'ajouter les lois du vivre ensemble, que ce soit en famille, à l'école, avec les copains, celles de la société... Ces lois extérieures permettent aussi de construire sa propre morale, ses propres repères, ses propres règles. Et , lorsque l'une de ces règles est transgressée, la culpabilité arrive au grand galop aver son arsenal d'autodépréciation, d'autocritiques... Ce regard que nous pouvons nous adresser tel un Parent réprobateur qui nous montre du doigt et nous accuse de tout et de rien ! A cet endroit là, la culpabilité nous dessert plus que ce qu'elle nous protège !
La culpabilité qui protège, ça existe ? oui, lorsqu'elle permet de ne pas commettre l'irréparable alors que la colère peut pousser à frapper, dire l'impensable... La culpabilité qui interdit de tuer, de voler, d'escroquer ou tout autre acte qui va à l'encontre de la loi établit par le pays, la famille, la religion...
La culpabilité n'est ni bonne ni mauvaise en soi, tout dépend l'usage qui en est fait. Par contre, ses effets, lorsqu'il y en a trop ou pas assez, peuvent être tyranniques.
Lundi, nous essaierons de répondre à ces questions : pouvons nous sortir de cette culpabilité intempestive ? Est-ce possible de faire autrement ?
Bon week-end à chacun et à bientôt !