Julien Moreno Ostéopathe D.O.

Julien Moreno Ostéopathe D.O. L‘art d‘être en bonne santé Grâce à l‘ostéopathie. Consultations à Montpellier, 2 rue canton, mardi jeudi et samedi. prenez soin de vous :)

plus d'information sur mon site internet : www.osteopathe-montpellier-centre.com !

On n’enverra pas de fusée autour de la Lune avec cet article.Mais un cas clinique, parfois, éclaire ce qu’aucun essai à ...
14/04/2026

On n’enverra pas de fusée autour de la Lune avec cet article.

Mais un cas clinique, parfois, éclaire ce qu’aucun essai à grande échelle ne peut montrer : l’individu. Pas un groupe. Pas une moyenne. Un humain, avec sa complexité, ses contradictions, son histoire.

Ce cas m’a rappelé quelque chose que j’oublie trop souvent : on ne divise pas un patient. On ne le découpe pas en cases, bio, psycho, sociale, en croyant que la somme reconstituera le tout. C’est plus complexe que ça. C’est émergent. Et c’est exactement ce qui rend notre métier aussi difficile qu’il est beau.

Il y a une chose que j’ai mis du temps à accepter : on ne corrige pas un patient. On ne lui impose rien. On peut l’accompagner. Lui montrer un chemin. C’est une tout autre posture, et c’est une voie bien plus exigeante que celle de la correction ou de l’optimisation.

Loin de moi l’idée d’avoir tout compris. Je n’y arrive pas toujours. Mais c’est le chemin que j’ai choisi. L’humain, la douleur, c’est complexe. Accepter cette complexité plutôt que de la réduire, collaborer plutôt que de prescrire, ça m’a coûté.

Accompagner. C’est ça, le message.

Parce qu’on peut connaître la checklist CONSORT par cœur et raisonner de façon binaire. On peut citer Sackett à tout va ...
08/04/2026

Parce qu’on peut connaître la checklist CONSORT par cœur et raisonner de façon binaire.

On peut citer Sackett à tout va et se laisser tyranniser par le dernier post qui a buzzé.

On peut collecter des certitudes comme on collectionne des techniques, sans jamais se demander ce qu’on en fait vraiment.

Ce post, c’est le dernier de la série. Et il ne parle pas de méthodes. Il parle de la posture qu’on adopte face à ce qu’on ne sait pas encore. Du droit de dire « je ne sais pas » sans que ça soit un aveu d’incompétence, mais une marque de rigueur.

Le passage à l’action délibéré, choisi, informé, assumé, évalué, n’est pas une option. C’est la condition pour récupérer son pouvoir d’agir en tant que clinicien.

Restez curieux. Restez libres. Et si cette série vous a ouvert une question plutôt que de vous donner une réponse, c’est exactement ce qu’elle voulait faire.

Tant de choses à dire et si peu de place… ! Partez du principe que c’est une introduction, une sorte de teaser pour la s...
01/04/2026

Tant de choses à dire et si peu de place… !

Partez du principe que c’est une introduction, une sorte de teaser pour la suite ;)

On a tous une certaine idée de l’ostéopathie.
Des modèles qu’on nous a transmis comme des vérités.
Et parfois, on est perdu et on a besoin de trouver son chemin, redonner du sens à ce que l’on fait.

Ce post, c’est une réflexion sur ce que ça veut dire vraiment : avancer.
Pas pour faire du neuf avec du vieux. Pour mieux soigner.
Alors oui, le crâne de Sutherland ne tient pas face aux données actuelles.
Oui, la dysfonction somatique est plus un outil clinique qu’une lésion réelle.

Mais comprendre ça, ce n’est pas perdre.
C’est gagner en précision. En honnêteté. En clinique.

Ce n’est pas le modèle qui fait la pratique.
C’est ce qu’on en fait, avec le patient, devant nous, avec nos mains, notre écoute et ce qu’on sait aujourd’hui.

Et si grandir, c’était justement ça : accepter de remplacer un modèle utile par un modèle plus juste … ou moins faux ?

On a tous un rapport complexe à la science.Certains la brandissent comme une massue. D’autres la rejettent en bloc dès q...
22/03/2026

On a tous un rapport complexe à la science.

Certains la brandissent comme une massue. D’autres la rejettent en bloc dès qu’elle ne confirme pas ce qu’ils pensaient déjà. Et au milieu, il y a ceux qui essaient de comprendre, sans être sûrs de bien s’y prendre.

Ce post, c’est pour nous. Je m’inclue très clairement dedans !

La science n’est pas là pour prouver quoi que ce soit. Elle produit des connaissances, dans un contexte, avec des limites. Elle ne parle pas. On interprète. Et cette interprétation, c’est là que tout se joue.

L’EBP, la pratique basée sur les preuves, ce n’est pas un camp. Ce n’est pas une étiquette à coller sur son profil pour signaler qu’on est du bon côté. C’est une boussole. Imparfaite, exigeante, et fondamentalement humaine.

Dans ce post, j’essaie de creuser ce que ça veut vraiment dire. La science comme démarche. Les modèles qui l’élargissent au-delà des trois cercles de Sackett. Les barrières concrètes à son application. Et l’incertitude, pas comme un aveu d’échec, mais comme une réalité clinique à nommer, à travailler, à assumer avec le patient.

Parce que si on ne peut pas dire « je ne sais pas » dans un cabinet, on a un problème.

On parle souvent de l’ostéopathie comme si c’était tout ou rien. Soit ça marche, soit c’est du charlatanisme.La réalité ...
16/03/2026

On parle souvent de l’ostéopathie comme si c’était tout ou rien. Soit ça marche, soit c’est du charlatanisme.
La réalité est ailleurs … et plus nuancée 😅

Les études sur le sujet ne disent pas ce que beaucoup croient qu’elles disent.

Ce que la littérature montre, c’est que les effets existent, qu’ils sont nuancés, et qu’ils ne touchent pas tout le monde de la même façon. C’est aussi que beaucoup de ce qui se passe en consultation dépasse largement le geste technique.

Ce carousel, c’est une tentative de survol de ce qu’on sait et ce qu’on ne sait pas encore.

La suite arrive 🤓

On entend souvent que l’ostéopathie n’a pas de preuves scientifiques.C’est rarement ce que les études disent vraiment.Le...
03/03/2026

On entend souvent que l’ostéopathie n’a pas de preuves scientifiques.
C’est rarement ce que les études disent vraiment.
Le problème, la plupart du temps, ce n’est pas l’efficacité de l’ostéopathie. C’est la façon dont on lit — ou dont on ne lit pas — la littérature scientifique. Et ça, c’est vrai des deux côtés du débat. Autant chez ceux qui attaquent la profession que chez ceux qui la défendent sans nuance.
Ce qui m’intéresse, c’est le milieu. Ce que les études disent vraiment, quand on les lit en entier, dans leur contexte, avec leurs limites.
Cette série, c’est ça : cinq posts pour décortiquer le sujet sans se défendre et sans se braquer.
On va regarder les preuves qui existent — et elles existent. On va voir pourquoi certaines études sont mal interprétées. On va parler des modèles ostéopathiques qui ont besoin d’évoluer. Et on va finir avec des outils concrets pour lire une étude vous-même.
Pas pour avoir raison dans un débat.
Pour mieux soigner.

Vous venez de suivre une formation qui vous a bouleversé ? 🎯Normal. Pendant quelques semaines, voire quelques mois, vous...
07/12/2025

Vous venez de suivre une formation qui vous a bouleversé ? 🎯

Normal. Pendant quelques semaines, voire quelques mois, vous allez tout voir à travers ce nouveau prisme. Chaque patient qui franchit votre porte devient un cas parfait pour cette nouvelle technique. C’est le biais de disponibilité en action : cette approche fraîchement acquise devient votre filtre d’analyse automatique.

Et c’est OK.

C’est même nécessaire. Cette phase d’enthousiasme, parfois excessive, fait partie du processus d’apprentissage. On ne peut pas faire sens des choses d’emblée.

Puis vient le temps...

Le temps de la pratique répétée, des cas qui ne rentrent pas dans le moule, des patients qui ne répondent pas comme prévu. La confrontation à la réalité clinique. C’est là que commence le vrai travail : la déconstruction.

On temporise. On nuance. On questionne. On intègre cette nouvelle approche dans notre modèle existant plutôt que de tout remplacer par elle.

Et c’est à ce moment précis qu’on s’approprie vraiment quelque chose.

Pas quand on sort de formation avec notre certificat en main. Mais quand on a digéré, questionné, testé, ajusté. Quand on sait quand utiliser cette technique ET quand ne pas l’utiliser. Quand elle est devenue nôtre, intégrée à notre pratique, remise dans notre contexte.

L’expertise n’est pas une collection de formations. C’est une succession d’apprentissages, de déconstructions et d’appropriations.

29/11/2025

Une réflexion sur la technique, ou comment mettre la technique au service de la thérapeutique et ne pas en être l’esclave inconscient.

On l’occasion de pouvoir donner des option aux patient pour lui permettre de retrouver les activités qu’il aime alors si on peut ne pas l’enfermer dans une boucle infernale, c’est aussi bien.

La technique c’est génial en thérapie manuelle, il y a autant de façon de bien que de mal faire et mon propos n’est pas là.

La technique n’est qu’un support, un véhicule, ce n’est pas l’objectif. Peu importe ce que vous faites.

Bon on va pas se le cacher, comme dans tout y’a des modes et des hypes, et depuis quelques années c’est le raisonnement ...
29/10/2025

Bon on va pas se le cacher, comme dans tout y’a des modes et des hypes, et depuis quelques années c’est le raisonnement clinique. Entre l’accès direct proposé aux kinés, un système de soin sous tension, des osteo qui arrivent pas (encore) s’unir on en viens à essayer de trouver de quoi donner du sens à ce qu’on fait.

Le raisonnement clinique, c’est le truc du moment.

Je le dis volontairement de cette manière car on trouve des formation en raisonnement clinique : comme si c’était un outil ou un fin en soit.

C’est plus subtil que cela : imaginez que c’est peu comme apprivoiser une bête sauvage (votre mental) et essayer de comprendre pourquoi il se dit et réagit comme il le fait face au monde extérieur. Ce monde extérieur ça peut être le cabinet, la clinique etc.

Le raisonnement clinique c’est ça : c’est ce qui émerge de tout cet environnement et qui, sans analyse délibérée, vous condamne à répéter sans cesse les mêmes schémas / erreurs.

On ne développe pas son raisonnement clinique avec plus de connaissance : ça c’est la première vérité dure.

La deuxième c’est qu’il est possible de développer et s’observant et essayant de relier les informations entre elle : c’est la ou on touche à la connaissance.

Un troisième serait de conscientiser nos biais et heuristiques de raisonnement. Elles sont souvent acquise dans la culture médicale et paramédicale, et font parfois mal quand on en prend conscience (la dysfonction serait elle biais de raisonnement ?). Cette conscientisation passe en partie par la supervision en clinique / stage (coucou les tuteurs).

Enfin … je pourrais en parler des heures … j’adorerai avoir vos avis là dessus ;)

La dysfonction”… on passe notre vie à la chercher 🔍Sauf qu’en 2025, les données sont plus nuancées : on a toujours du ma...
11/10/2025

La dysfonction”… on passe notre vie à la chercher 🔍

Sauf qu’en 2025, les données sont plus nuancées : on a toujours du mal à l’objectiver. Sa définition ? Floue. Ses critères ? Variables. Son existence ? Débattue.
Les études peinent à démontrer la fiabilité de nos tests palpatoires. Alors qu’est-ce qu’on fait ?

🧠 On se concentre sur ce qu’on SAIT :

Les neurosciences de la douleur :
La douleur = pas toujours proportionnelle à une lésion. Elle est modulable par le contexte, les attentes, les émotions. Et 66 à 81% de l’effet thérapeutique vient justement du CONTEXTE.

💬 La communication thérapeutique :
Au lieu de parler de “dysfonction à corriger”, essayons :
✅ “Votre corps a momentanément perdu sa capacité à tolérer cette contrainte. On va l’aider à la retrouver”
✅ “C’est comme une zone qui a pris un coup de soleil — hypersensible pour un moment.”

Ces reformulations changent tout : elles déstigmatisent, rassurent, et placent le patient en position active.

👐 Le toucher thérapeutique reste puissant :
Il produit analgésie, régulation nerveuse, libération d’ocytocine. Mais il ne “corrige” pas une structure. Il communique, rassure, module la perception de la douleur.

L’approche :
• Externaliser : “Votre épaule est raide” ≠ “vous êtes bloqué”
• Co-construire les objectifs avec le patient
• Clarifier les rôles dans l’alliance thérapeutique

💡 Parce qu’au final, la seule chose qu’on est vraiment amenés à débloquer, c’est une situation. Et au mieux, la seule chose qu’on réaligne, c’est une trajectoire de soin.
Changeons les mots. Changeons le soin.

📚 Références :
• Seffinger et al. (2004). “Reliability of spinal palpation”
• Fryer (2016). “Somatic dysfunction: An osteopathic conundrum”
• Moseley & Butler (2015). “Explain Pain”
• Menke et al. (2014). “Contextual effects in manual therapy”
• Geri et al. (2019). “Affective touch and analgesia”

Vous finissez vos cours ou vos consultations par « Est-ce que vous avez des questions ? » 🤔Et... silence radio. À chaque...
06/10/2025

Vous finissez vos cours ou vos consultations par « Est-ce que vous avez des questions ? » 🤔
Et... silence radio. À chaque fois.
C’est pas que vos patients ou vos étudiants n’ont rien à dire. C’est que cette question les met en position d’auto-évaluation instantanée : « Qu’est-ce que j’ai PAS compris ? »
Le cerveau déteste ça. Il se ferme.
🔑 La solution ? Inviter à la RÉFLEXION plutôt qu’à l’introspection des lacunes.
Au lieu de « des questions ? », j’utilise :

Qu’est-ce que vous retenez d’aujourd’hui ?
Comment vous comptez utiliser ce qu’on a vu ?
Qu’est-ce qui vous a surpris ?
Qu’est-ce que vous allez tester en pratique ?

💬 Ces formulations activent l’engagement au lieu de pointer les failles. Elles disent « vous avez compris, parlez-m’en » au lieu de « cherchez ce qui vous manque ».
Résultat ? Les gens parlent. Réfléchissent. S’approprient le contenu.

On nous apprend à interroger nos patients comme si on remplissait un formulaire administratif 📋Mais l’anamnèse, c’est pa...
04/10/2025

On nous apprend à interroger nos patients comme si on remplissait un formulaire administratif 📋
Mais l’anamnèse, c’est pas ça.
C’est une conversation. Une histoire qui se déroule. Des connexions qui apparaissent quand on arrête de fragmenter.
💬 Je dis souvent à mes étudiants : parlez à vos patients comme à un ami. L’info vient naturellement quand on cherche d’abord à COMPRENDRE.
Parce qu’au final, ce qui soigne, c’est autant vos mains que votre présence.

Adresse

2 Rue Canton
Montpellier
34090

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Jeudi 08:00 - 20:00
Samedi 08:00 - 13:00

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