12/04/2026
𝐉𝐮𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥'𝐡𝐞𝐫𝐛𝐞, 𝐜𝐞 𝐧'𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐬𝐮𝐟𝐟𝐢𝐬𝐚𝐧𝐭 !
Vos chevaux ont besoin d'arbres 🌳, et vos prairies aussi.
Votre cheval essaie de manger des feuilles en balade et vous tirez sur la longe en mode panique ?
On a tous fait ça au moins une fois 🫣
Ce réflexe de se dire “𝐴𝑡𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑒𝑢𝑡-𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑡𝑜𝑥𝑖𝑞𝑢𝑒 !” et de l'éloigner de la branche comme si elle contenait de l'arsenic.
Et je comprends, parce qu'on nous a tellement répété de nous méfier des arbres (l'if, l'érable sycomore, le laurier-cerise…) qu'on a fini par oublier une chose essentielle :
𝐋𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐬𝐞𝐮𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧 𝐡𝐞𝐫𝐛𝐢𝐯𝐨𝐫𝐞, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐦𝐦𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐯𝐞́𝐠𝐞́𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐧𝐬 𝐥𝐚𝐫𝐠𝐞.
Les ancêtres de nos chevaux ne mangeaient pas seulement de l'herbe rase sur des steppes infinies !
Ils grignotaient aussi 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐠𝐧𝐞𝐮𝐱, 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐛𝐮𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐛𝐮𝐢𝐬𝐬𝐨𝐧𝐬 : feuilles, écorces, jeunes rameaux, bourgeons, et parfois des fruits également.
Ce comportement que les anglophones appellent “𝒃𝒓𝒐𝒘𝒔𝒊𝒏𝒈” est inscrit dans leur physiologie depuis des millions d'années.
Et quand votre cheval attrape une branche de noisetier au passage, il ne fait rien d'anormal 😁
𝐏𝐨𝐮𝐫𝐭𝐚𝐧𝐭, 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐩𝐥𝐮𝐩𝐚𝐫𝐭 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐬 𝐩𝐫𝐚𝐢𝐫𝐢𝐞𝐬, 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐛𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐬 𝐚𝐛𝐬𝐞𝐧𝐭𝐬.
On a des parcelles d'herbe (parfois très peu diversifiée), des clôtures, un point d'eau, un abri, une pierre à sel... et c'est à peu près tout.
𝐋𝐞 𝐩𝐚𝐲𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐦𝐩𝐨𝐫𝐚𝐢𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐲𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐫𝐚𝐬, 𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭, 𝐮𝐧𝐢𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞.
C'est un paysage que nos chevaux n'auraient tout simplement jamais fréquenté dans leur histoire évolutive : les milieux dans lesquels l'espèce s'est construite comportaient toujours une strate arbustive et arborée, des lisières, des haies naturelles, des bosquets.
𝐄𝐭 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐚𝐛𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝'𝐚𝐫𝐛𝐫𝐞𝐬, 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐚 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞́𝐪𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐪𝐮'𝐨𝐧 𝐬𝐨𝐮𝐬-𝐞𝐬𝐭𝐢𝐦𝐞 𝐥𝐚𝐫𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭.
👉🏼 𝐏𝐚𝐫𝐥𝐨𝐧𝐬 𝐝’𝐚𝐛𝐨𝐫𝐝 𝐝𝐞 𝐧𝐮𝐭𝐫𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧
L'INRAÉ de Lusignan conduit depuis 2014 un programme de recherche sur l'utilisation d'arbres fourragers dans un système d'élevage laitier.
Leurs travaux ne portent pas sur des équins, mais les résultats sont éclairants pour nous aussi : sur les 27 espèces ligneuses étudiées, ils ont mis en évidence une très grande variabilité de valeur nutritionnelle.
Certaines espèces comme 𝐥𝐞 𝐦𝐮̂𝐫𝐢𝐞𝐫 𝐛𝐥𝐚𝐧𝐜, 𝐥𝐞 𝐟𝐫𝐞̂𝐧𝐞, 𝐥𝐞 𝐭𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐥 𝐨𝐮 𝐥'𝐚𝐮𝐥𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐂𝐨𝐫𝐬𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐚𝐳𝐨𝐭𝐞́𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐮𝐫𝐫𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐚𝐢𝐫𝐢𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐪𝐮𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́, et constituent une ressource alimentaire pertinente, notamment en période estivale quand l'herbe se fait rare.
Pour les chevaux, on ne dispose pas (encore) d'un programme de recherche équivalent.
Mais on sait que le frêne, le noisetier, le tilleul, le saule, le charme, l'aubépine, le bouleau, l'orme champêtre ou l'érable champêtre (𝑎̀ 𝑛𝑒 𝑠𝑢𝑟𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑓𝑜𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙'𝑒́𝑟𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑠𝑦𝑐𝑜𝑚𝑜𝑟𝑒, 𝑞𝑢𝑖 𝑙𝑢𝑖 𝑒𝑠𝑡 𝑡𝑜𝑥𝑖𝑞𝑢𝑒 !) sont quelques exemples d’essences comestibles, dont les feuilles et les jeunes rameaux apportent des fibres, des minéraux, des tanins et des composés bioactifs que l'herbe seule ne fournit pas.
👉🏼 𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐛𝐫𝐞𝐬 𝐧𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐪𝐮’𝐚̀ 𝐧𝐨𝐮𝐫𝐫𝐢𝐫
Un arbre dans une prairie (𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑖𝑠-𝑗𝑒 ! 𝐷𝐸𝑆 𝑎𝑟𝑏𝑟𝑒𝑠 !),
🌳 C'est 𝐝𝐞 𝐥'𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐞́𝐭𝐞́ (et on sait ce que valent quelques degrés de moins sous la canopée quand il fait 40°C),
🌳 C'est 𝐮𝐧 𝐛𝐫𝐢𝐬𝐞-𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐡𝐢𝐯𝐞𝐫 (une haie bien orientée peut réduire la vitesse du vent de 30 à 50% sur une distance équivalente à 10x sa hauteur),
🌳 C'est 𝐮𝐧 𝐡𝐚𝐛𝐢𝐭𝐚𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐢𝐬𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐢𝐧𝐬𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐨𝐫𝐞𝐬 qui régulent les mouches et les moustiques autour de vos écuries,
🌳 C'est 𝐮𝐧 𝐜𝐨𝐫𝐫𝐢𝐝𝐨𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐚𝐠𝐞,
🌳 C'est 𝐮𝐧 𝐚𝐧𝐜𝐫𝐚𝐠𝐞 𝐫𝐚𝐜𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 qui stabilise vos sols sur les pentes et limite l'érosion...
..Et il y a un aussi effet dont on parle encore trop peu :
👉🏼 𝐋’𝐞𝐟𝐟𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐛𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐮𝐬𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐡𝐞𝐫𝐛𝐞
Les racines des arbres hébergent des 𝐜𝐡𝐚𝐦𝐩𝐢𝐠𝐧𝐨𝐧𝐬 𝐦𝐲𝐜𝐨𝐫𝐡𝐢𝐳𝐢𝐞𝐧𝐬 qui forment un réseau souterrain capable de connecter les systèmes racinaires de différentes plantes entre elles, y compris les graminées de votre prairie.
Via ce réseau, des 𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞𝐬 𝐝'𝐞𝐚𝐮 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐧𝐮𝐭𝐫𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 s'opèrent : les racines profondes des arbres vont chercher de l'eau et des minéraux en profondeur, là où les graminées ne peuvent pas accéder, et une partie de ces ressources transite par le réseau mycorhizien jusqu'aux plantes voisines.
En d'autres termes : 𝐔𝐧 𝐚𝐫𝐛𝐫𝐞 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞́ 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐚̂𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐧𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐥'𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐥'𝐡𝐞𝐫𝐛𝐞, 𝐢𝐥 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐢𝐩𝐞 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐬𝐚 𝐧𝐮𝐭𝐫𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐞𝐫𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞.
Mais ce, à condition que votre sol soit 𝑏𝑖𝑜𝑙𝑜𝑔𝑖𝑞𝑢𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙 (ce qui nous ramène à tout ce qu'on dit habituellement sur l'importance de préserver la vie du sol, de limiter les perturbations chimiques et mécaniques, et de respecter les temps de repos, etc.).
👉🏼 𝐀𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐨𝐧 𝐧’𝐞𝐧 𝐩𝐥𝐚𝐧𝐭𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭𝐚𝐠𝐞 ?
Parce qu'on a peur :
😨 Peur de la toxicité, d'abord (et cette peur est légitime, certaines espèces sont mortelles ; mais elle ne doit pas conduire à supprimer tous les arbres par précaution).
😨 Peur que les chevaux abîment les jeunes plants (et c'est vrai, un arbre non protégé dans un parc a une espérance de vie d'environ... 48h ^^).
😨 Peur aussi, parfois, que les arbres « prennent la place de l'herbe » ; ce qui est un contresens écologique quand on comprend les interactions souterraines dont je viens de parler.
𝐄𝐭 𝐩𝐮𝐢𝐬 𝐢𝐥 𝐲 𝐚 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐥𝐚 𝐦𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 !
Beaucoup de propriétaires ne savent tout simplement pas quelles essences sont comestibles et lesquelles sont dangereuses,
comment protéger un jeune arbre pendant ses premières années,
ni comment composer une haie multi-espèces qui soit à la fois fonctionnelle pour l'écosystème et sûre pour les chevaux.
👉🏼 𝐐𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐢𝐩𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫
L'idée n'est pas de transformer votre pâture en forêt, mais d'y réintroduire progressivement de la verticalité et de la diversité végétale, en combinant deux types d'essences :
1️⃣ Des essences fourragères
2️⃣ Des essences non fourragères mais non toxiques
Je vous donne quelques exemples ci-après 👉🏼
✅ 𝐄𝐬𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐮𝐫𝐫𝐚𝐠𝐞̀𝐫𝐞𝐬
(comestibles et nutritionnellement intéressantes)
📝 𝐹𝑟𝑒̂𝑛𝑒, 𝑛𝑜𝑖𝑠𝑒𝑡𝑖𝑒𝑟, 𝑠𝑎𝑢𝑙𝑒, 𝑡𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑙, 𝑐ℎ𝑎𝑟𝑚𝑒, 𝑎𝑢𝑏𝑒́𝑝𝑖𝑛𝑒, 𝑒́𝑟𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑚𝑝𝑒̂𝑡𝑟𝑒, 𝑏𝑜𝑢𝑙𝑒𝑎𝑢, 𝑜𝑟𝑚𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑚𝑝𝑒̂𝑡𝑟𝑒, 𝑐𝑜𝑟𝑛𝑜𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑟 𝑚𝑎̂𝑙𝑒, 𝑎𝑢𝑙𝑛𝑒 𝑔𝑙𝑢𝑡𝑖𝑛𝑒𝑢𝑥, 𝑚𝑢̂𝑟𝑖𝑒𝑟 𝑝𝑙𝑎𝑡𝑎𝑛𝑒, 𝑠𝑜𝑟𝑏𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑒𝑡 𝑐𝑜𝑟𝑚𝑖𝑒𝑟𝑠, 𝑎𝑟𝑔𝑜𝑢𝑠𝑖𝑒𝑟, 𝑚𝑖𝑐𝑜𝑐𝑜𝑢𝑙𝑖𝑒𝑟…
Ce sont les espèces dont les chevaux pourront consommer les feuilles et les rameaux accessibles, parfois même les fruits, une fois que les plants seront suffisamment établis.
✅ 𝐄𝐬𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐧 𝐟𝐨𝐮𝐫𝐫𝐚𝐠𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐧𝐨𝐧 (𝐨𝐮 𝐬𝐮𝐟𝐟𝐢𝐬𝐚𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐞𝐮) 𝐭𝐨𝐱𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬
(apportent des services écosystémiques)
📝 𝑆𝑢𝑟𝑒𝑎𝑢 𝑛𝑜𝑖𝑟, 𝑝𝑟𝑢𝑛𝑒𝑙𝑙𝑖𝑒𝑟, 𝑒́𝑔𝑙𝑎𝑛𝑡𝑖𝑒𝑟, 𝑚𝑒𝑟𝑖𝑠𝑖𝑒𝑟, 𝑣𝑖𝑜𝑟𝑛𝑒 𝑜𝑏𝑖𝑒𝑟 𝑒𝑡 𝑣. 𝑙𝑎𝑛𝑡𝑎𝑛𝑒, 𝑐𝑜𝑟𝑛𝑜𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑟 𝑠𝑎𝑛𝑔𝑢𝑖𝑛, 𝑓𝑖𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑖𝑣𝑒𝑟𝑠, 𝑐ℎ𝑒̂𝑛𝑒 𝑣𝑒𝑟𝑡...
Ce sont des espèces essentielles à la biodiversité : nourriture pour les oiseaux, abri pour la faune sauvage, fleurs pour les insectes, ombre, brise-vent...
⛔️ 𝐄𝐬𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐭𝐨𝐱𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬
(à éviter, au moins à proximité des chevaux)
📝 𝐸́𝑟𝑎𝑏𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑦𝑐𝑜𝑚𝑜𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑛𝑒𝑔𝑢𝑛𝑑𝑜 (𝑒𝑡 𝑑’𝑢𝑛𝑒 𝑚𝑎𝑛𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑔𝑒́𝑛𝑒́𝑟𝑎𝑙𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑒́𝑟𝑎𝑏𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑙𝑙𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛), 𝑖𝑓, 𝑙𝑎𝑢𝑟𝑖𝑒𝑟-𝑐𝑒𝑟𝑖𝑠𝑒 𝑒𝑡 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑝𝑜𝑟𝑡𝑒 𝑙𝑒 𝑛𝑜𝑚 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛 “𝑙𝑎𝑢𝑟𝑖𝑒𝑟”, 𝑙𝑖𝑙𝑎𝑠 𝑒𝑡 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑝𝑙𝑎𝑛𝑡𝑒𝑠 𝑑’𝑜𝑟𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡, 𝑐ℎ𝑒̂𝑛𝑒 𝑟𝑜𝑢𝑣𝑟𝑒, 𝑐ℎ𝑒̂𝑛𝑒 𝑝𝑢𝑏𝑒𝑠𝑐𝑒𝑛𝑡, 𝑟𝑜𝑏𝑖𝑛𝑖𝑒𝑟 𝑓𝑎𝑢𝑥-𝑎𝑐𝑎𝑐𝑖𝑎, 𝑡ℎ𝑦𝑢𝑎, 𝑡𝑟𝑜𝑒̀𝑛𝑒,...
Si vous avez un doute sur une espèce présente chez vous, renseignez-vous avant de laisser vos chevaux y accéder.
L'IFCE répertorie les arbres et arbustes toxiques pour les équidés.
👉🏼 Pour les jeunes plants, 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐬𝐩𝐞𝐧𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐩𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐦𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐚̀ 𝐜𝐢𝐧𝐪 𝐚𝐧𝐬 : manchons de protection individuels, clôture électrique en retrait de la haie, ou plantation derrière une clôture existante avec l'idée que les branches dépasseront progressivement côté chevaux.
Les chevaux peuvent ainsi accéder uniquement aux branches qui dépassent la clôture, ce qui produit un effet de taille naturelle permanent, et le pied de l'arbre reste protégé.
Et puis, un point essentiel :
👉🏼 𝐏𝐫𝐢𝐯𝐢𝐥𝐞́𝐠𝐢𝐞𝐳 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥𝐞𝐬
Une haie multi-espèces composée d’𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐠𝐞̀𝐧𝐞𝐬, 𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐞́𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐬𝐨𝐥 𝐞𝐭 𝐚̀ 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭, sera toujours plus résiliente et plus utile qu'une monoculture exotique.
Parlez-en à votre pépiniériste local, renseignez-vous auprès de votre chambre d'agriculture sur les programmes d'aide à la plantation de haies, et n'hésitez pas à inclure des espèces que les chevaux ne mangeront pas mais qui enrichiront l'écosystème dans son ensemble.
Une haie efficace n'est pas qu'une haie comestible : c'est une haie diversifiée.
Quand on a compris tout ça, on regarde les simples prairies d'un autre œil 🙂
On voit ce qui manque.
Et on commence à comprendre que l'arbre n'est pas un obstacle à la gestion de la prairie :
𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐥’𝐮𝐧 𝐝𝐞 𝐬𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐚𝐥𝐥𝐢𝐞́𝐬.
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Je suis Marie-Laure Guénot, fondatrice de TERRES ET CHEVAUX et du bureau d’études ÉQUI SYSTÈME.
Depuis 12 ans, j'accompagne particulier·es et professionnel·les dans la conception d'écuries éco-gérées et la gestion agro-écologique des terres.
Actuellement, je porte également le projet de L’ÉQUICENTRE à Villefranche-de-Rouergue, un tiers-lieu équin à vocation sociale et éducative.