Hypnose RITMO - Morée

Hypnose RITMO - Morée L'hypnose est un état naturel expérimenté chaque jour. il permet d'accéder à votre inconscient Prise en charge possible par certaines mutuelles.

02/01/2026

Le trouble oppositionnel avec provocation (TOP) : comprendre, diagnostiquer et agir chez l’enfant comme chez l’adulte...

Le TOP : de quoi parle-t-on vraiment (piqûre de rappel) ?

Le trouble oppositionnel avec provocation n’est ni un caprice, ni une mauvaise éducation, ni un simple tempérament difficile. Il s’agit d’un trouble du comportement caractérisé par une opposition persistante, une irritabilité marquée, une tendance à la provocation et une difficulté profonde à accepter l’autorité, les règles ou les frustrations.

Ce fonctionnement est durable, envahissant, et impacte fortement la vie familiale, scolaire, sociale et parfois professionnelle.

Derrière les comportements visibles se cache souvent une grande insécurité émotionnelle et une difficulté à réguler les émotions.

Comment pose-t-on un diagnostic de TOP ?

Le diagnostic du TOP est clinique. Il repose sur une évaluation globale réalisée par un professionnel formé (pédopsychiatre, psychologue clinicien, psychiatre).

Les comportements doivent être présents depuis au moins six mois, se manifester dans plusieurs contextes (maison, école, relations sociales) et dépasser largement ce qui est attendu pour l’âge de l’enfant.

L’évaluation inclut des entretiens avec les parents, l’enfant, parfois l’école, ainsi que des questionnaires standardisés.

Il est essentiel d’évaluer les comorbidités fréquentes comme le TDAH, les troubles anxieux, les troubles de l’humeur ou les troubles du neurodéveloppement, car elles modifient la prise en charge.

Ce qui ne fonctionne pas (et aggrave souvent le TOP)...

Punir plus fort, répéter les consignes, entrer dans des rapports de force, crier, menacer ou vouloir “avoir le dernier mot” sont des stratégies contre-productives.

Elles renforcent l’opposition, augmentent la colère et rigidifient la relation.

Le TOP n’est pas un problème d’obéissance, mais un problème de régulation émotionnelle et de sécurité relationnelle.

Tant que l’adulte cherche à gagner le combat, l’enfant continue la guerre.

Stratégies concrètes pour aider un enfant avec un TOP...

L’accompagnement repose avant tout sur la cohérence, la prévisibilité et la relation.

Les règles doivent être peu nombreuses, claires, explicites et constantes.

Les conséquences doivent être connues à l’avance, appliquées sans colère, sans humiliation et sans négociation interminable.

Il est fondamental de renforcer positivement les comportements adaptés, même minimes, et de réduire l’attention donnée aux provocations non dangereuses.

Les temps de pause émotionnelle, les routines visuelles, les choix limités (“tu préfères A ou B”), ainsi que la validation des émotions sans validation du comportement sont des outils clés.

Le travail avec les parents est central : guidance parentale, soutien, déculpabilisation et ajustement des attentes.

Les accompagnements thérapeutiques efficaces...

Les approches les plus efficaces sont les thérapies cognitivo-comportementales adaptées à l’enfant, la guidance parentale structurée, les thérapies familiales et parfois les groupes d’habiletés sociales.

L’objectif n’est pas de rendre l’enfant obéissant, mais de lui apprendre à reconnaître ses émotions, à tolérer la frustration, à différer ses réactions et à restaurer des relations plus sécurisées avec les adultes.

La question de la médication...

Il n’existe pas de médicament qui “soigne” le TOP en tant que tel.

En revanche, une médication peut être envisagée lorsqu’il existe une comorbidité associée, comme un TDAH sévère, un trouble anxieux majeur ou un trouble de l’humeur.

Dans ces cas précis, traiter la comorbidité permet souvent de diminuer l’intensité des comportements oppositionnels.

La médication n’est jamais une solution isolée, mais un outil parmi d’autres dans un accompagnement global.

Le TOP à l’âge adulte : une réalité souvent méconnué...

Chez l’adulte, le TOP ne disparaît pas toujours, mais il change de forme.

Il peut se manifester par une opposition systématique à l’autorité, des conflits fréquents au travail, une difficulté à accepter les règles implicites, une hypersensibilité à l’injustice, une irritabilité chronique et une tendance à la provocation verbale.

Ces adultes ne se vivent pas comme “opposants”, mais comme incompris, attaqués ou contrôlés.

Les relations affectives et professionnelles sont souvent instables, marquées par des ruptures répétées.

Vivre avec un TOP à l’âge adulte : outils concrets...

Le travail commence par la prise de conscience du fonctionnement oppositionnel.

Apprendre à identifier les déclencheurs émotionnels, repérer les situations où l’opposition sert de protection, et différer la réaction sont des étapes clés.

Les outils de régulation émotionnelle, la restructuration cognitive, le travail sur l’impulsivité et l’affirmation de soi sans agressivité sont essentiels.

Un accompagnement thérapeutique permet de sortir des schémas relationnels répétitifs et de reconstruire une relation plus apaisée à l’autorité, aux règles et à soi-même.

Conclusion !

Le TOP n’est pas un combat à gagner, mais une relation à réparer...

Le trouble oppositionnel avec provocation n’est ni une fatalité ni une condamnation.

Il demande un changement de regard, une posture adulte stable et contenante, et des outils adaptés à chaque âge.

Plus on cherche à contrôler, plus l’opposition se renforce. Plus on sécurise, structure et accompagne, plus le comportement s’apaise.

Qu’il concerne un enfant ou un adulte, le TOP appelle moins de pouvoir et plus de compréhension, moins de sanctions et plus de cohérence.

C’est dans cette voie que se construisent les véritables changements durables...

Pour prolonger la réflexion et découvrir d’autres articles :
https://www.tdaquoi.com

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26/12/2025

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Pourquoi y a-t-il « plus » de TDAH, de TSA, d’enfants HP et neuroatypiques aujourd’hui ?

C’est une question qui revient sans cesse...

Une question parfois sincère, parfois teintée de doute.

Et souvent accompagnée d’une affirmation qui divise :

« Avant, ça n’existait pas. »

Ou encore : « On met des étiquettes à tout le monde. »

Je prends le temps d’y répondre calmement...

Non pour imposer une vision, mais pour éclairer une réalité complexe, trop souvent simplifiée.

Les enfants n’ont pas changé, notre regard oui !

Il est fondamental de le dire clairement :

Il n’y a pas soudainement plus d’enfants ayant un TDAH, un TSA ou à haut potentiel.

Il y a surtout plus d’enfants reconnus, compris et identifiés.

Ces enfants existaient déjà.

Ils étaient simplement décrits autrement :

– rêveurs
– turbulents
– difficiles
– hypersensibles
– immatures
– instables
– en décalage

Beaucoup ont grandi sans explication, avec un sentiment diffus de ne jamais être « comme il faut ».

Ce qui a changé, ce n’est pas l’enfant.

C’est la capacité des adultes à mettre du sens sur ce qu’ils observent.

Les avancées scientifiques n’ont rien inventé...

La science n’a pas créé le TDAH, le TSA ou le haut potentiel.

Elle a permis de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau, du développement de l’enfant, de l’attention, de la régulation émotionnelle et sensorielle.

Aujourd’hui, on distingue mieux ce qui relève :

– d’un fonctionnement neurologique particulier
– d’un tempérament
– d’une difficulté passagère
– d’un trouble durable

Ce n’est pas une mode.

C’est une lecture plus fine de la réalité humaine.

Un monde finalement moins tolérant aux différences invisibles...

Le contexte actuel joue un rôle majeur dans cette impression d’augmentation.

L’école exige :

– de rester concentré longtemps
– d’inhiber ses impulsions
– d’apprendre tôt, vite et de manière parfois standardisée

La société impose :

– une forte stimulation
– du bruit
– les nouvelles technologies et les écrans omniprésents
– un rythme rapide

Les enfants dont le fonctionnement est atypique ne vont pas plus mal qu’avant.

Ils sont simplement plus en décalage avec un système rigide, ce qui rend leurs difficultés visibles.

Et ce qui devient visible finit par être nommé.

Nommer n’est pas étiqueter !

C’est l’un des malentendus les plus fréquents.

Identifier un fonctionnement, ce n’est pas réduire un enfant à un mot.

Ce n’est pas l’enfermer dans une case.

Ce n’est pas nier sa personnalité, ses forces ou son potentiel.

Au contraire...

Nommer permet :

– d’adapter les attentes
– de proposer des aménagements justes
– de diminuer la culpabilité
– d’éviter des sanctions inutiles
– de restaurer l’estime de soi

L’étiquette enferme.

La compréhension libère.

Sans mots, il ne reste que des jugements...

Lorsqu’on refuse de nommer les différences, que se passe-t-il ?

L’enfant est interprété à travers le prisme du comportement :

– il ferait exprès
– il ne ferait pas assez d’efforts
– il manquerait de volonté
– il serait mal élevé
– il est immature
– il n'est pas autonome

Sans explication, il n’y a que des reproches.

Sans compréhension, il n’y a que de la pression.

Un diagnostic ne définit pas un enfant.

Il le protège.

Pourquoi cette reconnaissance dérange-t-elle autant ?

Parce qu’elle oblige à regarder une réalité inconfortable : le système n’est pas adapté à tous les enfants.

Reconnaître les profils neuroatypiques, c’est admettre que :

– l’égalité ne suffit pas
– certains ont besoin d’ajustements spécifiques
– la norme n’est pas universelle

Cela remet en question des certitudes profondément ancrées.

Et toute remise en question provoque des résistances.

Ces enfants ne demandent pas des privilèges...

Les enfants ayant un TDAH, un TSA, HP ou neuroatypiques ne demandent pas de passe-droits.

Ils demandent des conditions leur permettant de fonctionner sans se détruire.

Ils ne cherchent pas à être différents.

Ils le sont déjà.

Ce qu’ils demandent, c’est qu’on cesse de les forcer à rentrer dans un moule qui ne respecte pas leur fonctionnement.

Respecter les avis contraires sans nier la réalité...

Oui, certains craignent une surdiagnostication.

Oui, certains estiment qu’on en parle trop.

Ces interrogations existent et méritent d’être entendues.

Mais nier l’utilité de ces reconnaissances, c’est oublier tous ceux qui, sans elles, ont grandi dans l’échec, la honte ou l’incompréhension.

Conclusion : mettre des mots pour mieux accompagner...

Il n’y a pas plus d’enfants « à problèmes » qu’avant.

Il y a moins de silence, moins de déni, et un peu plus de conscience.

Nommer, ce n’est pas enfermer.

C’est donner des clés.

Et derrière chaque diagnostic,
il n’y a pas une case,
il y a un enfant qui cherche à être compris...

Pour prolonger la réflexion et découvrir d’autres articles :
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25/12/2025

Thérapeute, spécialiste du harcèlement scolaire, Emmanuelle Piquet a mis au point une méthode inspirée de l’école de Palo Alto pour sortir les enfants harcelés des mains de leurs bourreaux, en leur apprenant à se défendre et à reprendre le contrôle de la relation. Un succès. 👉 https://mrf.lu/CRLG

30/11/2025

🍼 En plus de 15 ans d'ostéopathie, j'ai vu des dizaines d'enfants dit "anxieux" alors qu'ils vivaient en état d'alerte permanent…
Et souvent, tout partait d'un réflexe de Moro non intégré.
Comprenez le mécanisme :
Le réflexe de Moro, c'est notre réflexe de survie face à une chute. Il déclenche une décharge d'adrénaline : cœur qui s'emballe, respiration qui s'accélère, l’enfant est en état d'alerte.
Normal lors d'un danger réel. Épuisant quand il se déclenche en permanence.
Les signes d'un enfant en hypervigilance :
✗ Peurs multiples et disproportionnées (noir, bruit, hauteur, séparation)
✗ Réactions de panique face à l'imprévu
✗ Difficulté à gérer les émotions, pleure facilement
✗ Besoin constant de contrôle et de prévisibilité
✗ Fatigue chronique malgré les heures de sommeil
Ce qu'on ne voit pas : ces enfants ne sont ni "fragiles" ni "capricieux". Leur système nerveux est coincé sur "ON" depuis des années. Imaginez vivre avec la sensation permanente d'avoir failli tomber d'une falaise.
Ce réflexe devait s'intégrer vers 3-4 mois. Quand il persiste, l'enfant grandit avec un niveau d'anxiété de base très élevé qui peut être confondu avec un trouble anxieux ou une hypersensibilité émotionnelle.
La bonne nouvelle ? En travaillant sur l'intégration de ce réflexe, on peut réellement apaiser le système nerveux et redonner confiance à l'enfant.
💡 Je suis Capucine, ostéopathe depuis plus de 15 ans, j'ai formé plus de 350 professionnels et accompagné plus de 1000 parents dans la compréhension du développement moteur et émotionnel des enfants.
📘 Téléchargez gratuitement notre e-book sur les réflexes archaïques : 👉 https://formation.le-mouvement-qui-soigne.fr/reflexearchaique-ebook

27/11/2025
23/11/2025
20/11/2025

Le TDAH (Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité) touche environ 1 enfant sur 20. Ce trouble du neurodéveloppement impacte leur vie scolaire, sociale, familiale… mais il est encore souvent mal compris. https://adozen.fr/toutsavoirtdah/

13/11/2025
Formation et mise à jour en cours pour mieux accompagner ces enfants en difficulté  👊🏫🫣formation
13/11/2025

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