24/01/2026
NARCISSE, LES EAUX, ET LA FIN DE L’ILLUSION
Dans la mythologie, Narcisse n’est pas puni pour son ego. On peut comprendre qu’il est piégé par un reflet. Et le reflet… c’est une projection
Penché au bord de l’eau, il voit une image parfaite, immobile, fascinante.
Il croit voir la vérité, alors qu’il ne voit qu’une surface.
L’eau déforme. Et l’on y voit ce qu’on veut voir, en vrai.
Elle embellit, elle amasse, elle filtre.
Narcisse ne meurt pas d’amour de lui-même, quand on y regarde bien. Il meurt d’avoir confondu l’image avec le réel. Ça te parle ?
Et ce mythe parle très clairement de ce que nous quittons aujourd’hui.
L’ère des Poissons est une ère d’eau(x).
C’est une ère de foi, de fusion, de projection.
Durant cette ère, on a cherché des figures à admirer, des guides à idéaliser, des leaders à placer au-dessus.
Dans cette énergie-là, beaucoup ont regardé leurs accompagnants spirituels, leurs coachs, leurs thérapeutes, leurs leaders religieux, à travers un prisme faussé.
Et cela, non pas tels qu’ils sont, mais tels qu’ils rassurent.
Des figures supposées « arrivées »,des consciences supposées stables, des êtres supposés au-dessus des travers humains.
Mais l’illusion ne vient pas de celui qui est regardé, elle vient de celui qui projette.
Nous arrivons à la fin de l’ère des Poissons et nous entrons dans l’ère du Verseau.
Le Verseau n’est pas une ère de sauveurs, c’est une ère de lucidité, responsabilité individuelle et de désacralisation des figures.
On ne regarde plus l’eau, on en sort !
Cela ne signifie pas rejeter la spiritualité mais signifie cesser d’idéaliser, de confondre guidance et perfection.
Cesser de confondre visibilité et conscience, arrêter de croire que certains auraient transcendé l’incarnation.
Chacun sa croix d’incarnation, ses zones d’ombre et ses défis… quel que soit son rôle, son discours ou sa notoriété.
La fin du voile de l’illusion n’est pas une attaque contre les guides.
C’est plutôt la fin des miroirs dans lesquels on se rassurait.
Comme Narcisse, nous sommes invités à relever la tête, à quitter le reflet, puis à entrer dans une spiritualité mature, adulte, sans filtre, ni projection, sans eaux troubles.