Société d’Émulation du Bourbonnais

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📜 Conférence – Samedi 31 janvier 2026 à 15 hLa famille de La Loëre et la seigneurie de Paray-sous-Briailles à la Renaiss...
25/01/2026

📜 Conférence – Samedi 31 janvier 2026 à 15 h

La famille de La Loëre et la seigneurie de Paray-sous-Briailles à la Renaissance

Le Cercle Généalogique et Héraldique du Bourbonnais, la Société d’Émulation du Bourbonnais et les Archives départementales de l’Allier s’associent pour proposer une conférence exceptionnelle consacrée à l’une des familles les plus intéressantes du Bourbonnais à la Renaissance : la famille de La Loëre, seigneurs de Paray-sous-Briailles.

📍 Lieu : Auditorium des Archives départementales de l’Allier, Yzeure (à proximité du château de Bellevue)
🕒 Date et heure : samedi 31 janvier 2026 à 15 h
🎟️ Entrée gratuite – sans inscription
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🎓 Un conférencier de premier plan
La conférence sera animée par Damien Millet, professeur de chaire supérieure au lycée Janson-de-Sailly à Paris, historien reconnu et coauteur de l’ouvrage "Les Chappuys d’Amboise". Chronique historique d’une famille lettrée de la Renaissance, récompensé par le Prix Monseigneur-Marcel 2024 de l’Académie française.
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🔍 Un sujet inédit
Intitulée « La famille de La Loëre et la seigneurie de Paray-sous-Briailles à la Renaissance », cette conférence repose sur la découverte d’un document exceptionnel du XVIᵉ siècle, conservé aux Archives départementales de l’Aube.
Ce document éclaire d’un jour nouveau :
- les origines et l’ascension de la famille de La Loëre,
- la gestion seigneuriale à la Renaissance,
- les réseaux d’alliances du Bourbonnais,
- le fonctionnement social, judiciaire et foncier d’une seigneurie,
- les liens entre micro-histoire locale et grands équilibres de l’Ancien Régime.
Au cours de sa présentation, Damien Millet dévoilera également une signature autographe ancienne « De La Loere » ainsi qu’une iconographie inédite liée à Paray-sous-Briailles, notamment autour du château de Cordeboeuf.
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📚 À la croisée de l’histoire et de la généalogie
Cette conférence s’adresse aussi bien aux passionnés d’histoire locale qu’aux amateurs de généalogie et d’histoire sociale, illustrant la richesse des sources archivistiques et leur capacité à renouveler notre compréhension du passé.

🗣️ « La découverte de ce document m’a permis de reconstituer de façon nouvelle les dynamiques familiales et seigneuriales autour de Paray-sous-Briailles », souligne Damien Millet.
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🔗 Pour en savoir plus :

👉 https://archives.allier.fr/sinformer/a-la-une/la-famille-de-la-loere-et-la-seigneurie-de-paray-sous-briailles-a-la-renaissan](https://archives.allier.fr/sinformer/a-la-une/la-famille-de-la-loere-et-la-seigneurie-de-paray-sous-briailles-a-la-renaissan)

👉 https://www.cghb.fr/](https://www.cghb.fr/)

👉 https://www.societedemulationdubourbonnais.com/2025/12/04/samedi-31-janvier-2026-conference-la-famille-de-la-loere-et-la-seigneurie-de-paray-sous-briailles-a-la-renaissance/](https://www.societedemulationdubourbonnais.com/2025/12/04/samedi-31-janvier-2026-conference-la-famille-de-la-loere-et-la-seigneurie-de-paray-sous-briailles-a-la-renaissance/)

📌 Rendez-vous le 31 janvier pour un voyage au cœur du Bourbonnais de la Renaissance !
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Ministère de la Culture Région Auvergne-Rhône-Alpes Département de l’Allier Ville de Moulins Moulins et le Pays des Bourbonnais Tu es de Moulins / Yzeure / Avermes si... ( OFFICIEL ) Ville-Yzeure

Noémie DEBIENNEArtiste moulinoiseLéonie PILOT nait le 3 février 1870 rue du Cherche-midi à Moulins. Elle est la 4ème enf...
14/01/2026

Noémie DEBIENNE
Artiste moulinoise

Léonie PILOT nait le 3 février 1870 rue du Cherche-midi à Moulins. Elle est la 4ème enfant de Désiré Pilot, limonadier originaire de Vallon en Sully et de Marie Talon née à Montbeugny. Les Pilot vivent ensuite quelques années à Trévol où le père est fermier à Avrilly avant de s’établir comme commerçant à Champfeu à Avermes, c’est là que le dernier enfant voit le jour.
Pour une raison inconnue, la famille quitte l’Allier vers 1882, vraisemblablement pour Paris.
On y retrouve alors celle qui se fait appeler désormais Noémie DEBIENNE fréquentant la bourgeoisie parisienne en 1887. Sa mère a épousé un nommé Debienne après son veuvage ; le frère puiné de Noémie prendra le nom de Pilot-Debienne.
En cette fin de XIXème, l’instruction scolaire est obligatoire et l’enseignement du dessin et de la musique est un gage de belle éducation pour les filles.
La jeune femme a donc reçu une éducation artistique puisque en 1890, on joue au concert de la Tour Eiffel à Paris un boléro composé par Noémie Debienne sur les paroles du baron Deslandes, c’est un grand succès.
Elle a tout juste 20 ans et fait déjà partie de la Société des Auteurs et Compositeurs.
Emile Vivier-Deslandes, ancien marin reconverti dans la diplomatie (il est sous-préfet de Montluçon en 1866) est le père de la fameuse baronne Madeleine Deslandes. Cette habituée des chroniques mondaines de la presse parisienne fut la maîtresse de Maurice Barrès et l’amie de Colette.
On ne connaît pas la nature des relations entre Noémie et le baron. Cependant Emile Deslandes écrit en 1893 un récit « Cœurs de marins » qu’il dédicace à la jeune femme avec son portrait en frontispice. Leur amitié durera jusqu’à la mort du baron en 1917 et il la désigne sur son testament pour la remercier de l’avoir accompagné dans la vie et de l’avoir soutenu par son affection filiale. On sait aussi que Emile Deslandes, féru d’occultisme et grand ami de Papus avait introduit Noémie à la Société astronomique de France.
Ils ont été voisins quelques années rue de la Rochefoucauld (9ème) avant d’habiter dans le même immeuble 24 rue d’Aumale (9ème) à Paris.
Après la musique, Noémie Debienne prend une nouvelle voie. Le sculpteur renommé Anatole Marquet de Vasselot (1840-1904) donne à Paris au 7 rue de Talma « un cours de sculpture pour jeunes filles et femmes du monde ». Noémie sera une de ses fidèles élèves.
Il faut signaler qu’à cette période, Paris est un centre artistique par excellence et il y a une multitude de cours et d’ateliers privés attestant du désir de nombreuses jeunes femmes de faire carrière dans ce domaine.
Dès lors, elle expose régulièrement ses œuvres avec 2 sculptures en 1894 : « Ma mère », buste de marbre et « Hésitation », statuette de marbre. Bien d’autres suivront telles « Désespoir » en 1896, attribuée par l’Etat à la ville de Dax en 1907 ou encore « Terre endormie » en 1909, acquise par la ville de Clichy-la-Garenne.
En 1898, Noémie Debienne devient membre de la Société des artistes français. Mais elle sculpte aussi pour des particuliers tel le magnifique buste d’Auguste Bélières (1856-1921), pharmacien à Paris, qui trône aujourd’hui dans le salon d’honneur de la mairie d’Estaing (Aveyron). La famille Bélières a fait don à la ville d’Estaing de la maison qui abrite aujourd’hui l’hôtel de ville.
Elle a obtenu le prix de la sculpture de l’union des femmes peintres et sculpteurs en 1906. Talentueuse artiste statuaire, elle expose ses œuvres au Salon des artistes jusqu’en 1913.
Compositrice, sculptrice, Noémie est aussi artiste peintre. Enfin dans les années 1930, elle publie des ouvrages essentiellement des poèmes : « Avant de partir » (préface de Raoul Follereau) en 1935, « L’appel de l’inconnu » en 1939.
Elle a été reconnue par ses pairs puisque Abel Faure signe un papier dans le Progrès de l’Allier du 29 décembre 1929 intitulé « Nos artistes bourbonnais » où il cite Noémie Debienne ainsi que Pierre Laurent et Jeanne Labouesse.
Léonie Pilot dite Noémie Debienne se retire à Auribeau sur Siagne (06) où elle décède le 23 mars 1954.
Christine MORER

Sources :
• Philippe Saunier : « La baronne Madeleine Deslandes, « Notre belle amie, la Femme-Blanche » Cahiers Colette n°43- Société des amis de Colette 2023
• Gilles Despoisse : « L’étoile des Bélières ». L’Harmattan 2023
Arrière petit-neveu d’Auguste Bélières
• Archives départementales de l’Allier
• Archives de Paris
• Le progrès de l’Allier 1929
• INHA/ base salons

💃🕺 CONFÉRENCE – La bo***ée, une danse à interroger 🎶📚Danse emblématique du centre de la France, la bo***ée est souvent p...
05/01/2026

💃🕺 CONFÉRENCE – La bo***ée, une danse à interroger 🎶📚

Danse emblématique du centre de la France, la bo***ée est souvent perçue comme une tradition figée. Mais comment se sont réellement construits ses répertoires ? Sur quelles sources reposent nos pratiques actuelles ? Et en quoi notre manière de penser influence-t-elle notre façon de danser ?

👉 La Société d’Émulation du Bourbonnais vous propose une conférence passionnante animée par Bernard Coclet, chercheur, danseur et pédagogue reconnu depuis plus de 30 ans.

📖 La construction des répertoires de bo***ée
À partir de descriptions anciennes souvent très sommaires, Bernard Coclet montrera comment il est possible de parvenir aujourd’hui à des pratiques précises et cohérentes.
🎥 Films d’archives et contemporains,
💃 démonstrations dansées en direct,
🧠 réflexion critique sur les sources, l’apprentissage et la transmission.

🌿 La bo***ée bourbonnaise sera le fil conducteur de cette rencontre, qui invitera chacun à questionner ses certitudes, à accepter le doute et à redécouvrir la danse pour ce qu’elle est : vivante, multiple et en constante construction.

🗓 Samedi 10 janvier
⏰ 15h00 – 17h00
📍 Les Gauthiers, 13 route de Trévol – Gennetines (03)

🚗 Covoiturage possible depuis Moulins
📧 emulation.bourbonnais@orange.fr

✨ Créateur du Grand Bal de l’Europe à Gennetines et du groupe Crédanse, Bernard Coclet a animé des centaines de stages, conférences et débats en France et en Europe.

👉 Entrée ouverte à toutes et tous : danseurs, chercheurs, amateurs de patrimoine, ou simples curieux !

01/01/2026
Louis Bignon restaurateur, agriculteur, viticulteurLouis Bignon est né le 28 mai 1816 à Hérisson dans une famille très m...
10/12/2025

Louis Bignon restaurateur, agriculteur, viticulteur

Louis Bignon est né le 28 mai 1816 à Hérisson dans une famille très modeste, père boucher et mère aubergiste. En 1829, le père décède. Ainé d’une fratrie de 5 enfants, il part à 13 ans à Montluçon comme garçon de café. Puis à 16 ans, il décide de partir pour Paris en accompagnant un troupeau de bovins: « Je suis parti en sabots, c’est vrai ».

Restaurateur

Courageux, volontaire, il travaille dur comme garçon de café pour aider sa famille. « Après quatorze années de travail, je devins le premier employé d’un important établissement et peu après, à force d’ordre, d’économie et grâce au crédit que j‘inspirais, je parvins à m’établir» écrit-il.
En 1843, il épouse à Versailles Sophie Antoinette Javon, jeune fille de grande famille. Le père de la mariée dispose d’une solide assise financière. A 27 ans, son charisme, son intelligence ont manifestement joué un rôle majeur dans ce mariage. Il co-dirige avec son frère Jules, le café Foy, bd des Italiens, au cœur du monde du luxe de l’époque.
En 1847, à 31 ans, il vend ses parts du «Foy» à son frère et achète le café «Riche», c’est le tournant de sa vie. L’acquisition qui s’élève à 1 700 000 frs demeure entourée d’une légende. Comment a-t-il pu financer cet achat ? Aucune réponse documentée n’a pu être apportée.
Le «Riche» est la meilleure table de Paris avec une fréquentation prestigieuse : l’empereur Napoléon III, son demi-frère le duc de Morny, Alexandre Dumas père et fils, les Goncourt, Flaubert, Maupassant, Zola, etc. 1
Mais Victor Hugo est à Jersey puis Guernesey, banni par l’Empire qui va s’écrouler de manière pitoyable en septembre 1870.
Pendant la Commune, puis sous la IIIème République, le « Riche »fonctionne normalement. L. Bignon qui avait été fait chevalier de la Légion d’Honneur en 1869 par l’Empereur, est élevé au grade d’officier en 1878 par la République.
En 1884, il vend le « Riche ». Le dramaturge socialiste Auguste Luchet écrit alors : « Maison de premier ordre, prisée sous toutes ses faces, d’autres peuvent l’égaler, personne ne la surpasse ».

Agriculteur

Le 27 avril 1849, à 33 ans, Louis Bignon acquiert sur vente judiciaire au tribunal de Montluçon pour 165 000 frs, six domaines agricoles et une propriété immobilière à Theneuille. L’ensemble (domaines de La Croix, Bonneau, Grand Fy, Le Domaine Neuf, Laume, Touraillère et la Réserve du Bourg) représente 387 ha et sera porté à 486 ha par l’achat d’un 7ème domaine : Jinsais. Il est essentiellement constitué de terres appauvries, marécageuses, cultivées avec des outils en bois. Les habitations sont délabrées et les métayers vivent dans la pauvreté. Les bâtiments d’exploitation sont en état pitoyable.
L. Bignon, dont l’enfance fût modeste, veut faire évoluer cette situation selon une idée qui émerge vers 1850 à la Société Française d’Agriculture (dont il est membre) d’association capital-travail. Il va mettre en place un plan :
- remise en état des domaines,
- restauration de la condition des métayers,
- instruction.
Les domaines agricoles sont restaurés, modifiés, agrandis suivant des plans type à partir de 1850. Les bâtiments d’ habitation, d’exploitation sont complètement modernisés, reconstruits. 2
Un nouveau contrat de métayage est établi, le propriétaire renonce à tout impôt qui constitue un obstacle au progrès de l’agriculture et un appauvrissement du métayer. Les terres sont progressivement remises en état par drainage, labours profonds, emploi de machines modernes et assolement quinquennal, c’est-à-dire rotation de types de cultures pour maintenir la fécondité des terres.
Chaque ferme a une bibliothèque pour l’instruction de la famille.
Les résultats obtenus dans les exploitations permettent de diminuer les méfiances voire suspicions nées à Theneuille lors de l’arrivée de L. Bignon. Le cheptel de trois domaines évalué à 2 774 frs en 1849 est valorisé à 69 840 frs en 1867, dont la moitié appartient aux métayers.
Dès 1862, il avait été récompensé à l’Exposition Universelle de Londres.

Viticulteur

En 1874, à 58 ans, il se lance un 3ème défi en achetant le domaine viticole «La Houringue» en Haut Médoc. C’est un domaine de 140 ha dont la production a considérablement baissé en raison du phylloxéra.
Il y entreprend d’importants travaux de réhabilitation. Les vieux ceps sains sont conservés, des plantations en terrains également sains sont réalisées, des extensions de surfaces à planter sur des sols défoncés sur environ 50 cms avec comblement par une épaisse couche de végétaux et terres neuves sont mises en œuvre. Pour la réalisation de cet ambitieux programme, il a fait appel aux professionnels du domaine et proposé à des familles theneuilloises de le rejoindre à Macau. Certains descendants ont pris racine en Haut Médoc comme les ceps.
Le vignoble atteint alors une capacité de production de 400 tonneaux /an contre moins du quart auparavant. Le château « La Houringue » obtient des récompenses aux expositions universelles de Londres, Vienne et Paris.
Louis Bignon vit alors la majeure partie de son temps à Macau à partir des années 1880. Mais il continue de s’intéresser de près à Theneuille par son action de :

Mécène

Il fait l’apport des terrains pour la création de l’école des filles et l’extension de l’école des garçons, pour la construction de la gare et pèse pour le tracé de la voie ferrée. Il fait don de locaux pour La Poste, de l’horloge de l’église. En 1894, le concours agricole départemental est à son initiative organisé à Theneuille.
A Cérilly avec Eugène Pinon, il réalise un apport financier de 60% de la construction de l’hospice.

Louis Bignon disparait le 18 mai 1906 à 90 ans. Une vie de création, innovation, réussite en relevant trois grands défis qui ont suscité certaines jalousies sur sa fortune.
Profil type de l’entrepreneur du 19ème siècle, parti de rien, on peut admirer ou critiquer sa réussite. Incontestablement il a marqué son temps et laissé une forte empreinte en particulier à Theneuille où il repose.

Alexandre Bessard

📚🦊 Une plongée dans l’univers littéraire et cynégétique du marquis de Foudras !La Société d’Émulation du Bourbonnais vou...
30/11/2025

📚🦊 Une plongée dans l’univers littéraire et cynégétique du marquis de Foudras !

La Société d’Émulation du Bourbonnais vous donne rendez-vous samedi 6 décembre à 15h, au Musée Anne de Beaujeu / Maison Mantin, pour une conférence exceptionnelle de François-Xavier Duchon, consacrée aux Histoires de chasse avec le marquis de Foudras. 🏹📖

Cette rencontre littéraire et historique s’appuiera notamment sur les quinze volumes des œuvres principales de Théodore de Foudras conservés dans notre bibliothèque.

✨ « Nous avons la chance de posséder une magnifique collection de quinze volumes du marquis de Foudras. Elle mérite incontestablement d’être redécouverte, étudiée et partagée. Cette conférence est l’occasion d’offrir à ces ouvrages un autre sort que celui de dormir tranquillement sur les rayons du 93, rue de Paris. » : Sébastien Joly, président de la Société d’Émulation du Bourbonnais qui rappelle également que Théodore de Foudras, dit « marquis de Foudras », passa une partie de sa vie en Bourbonnais et fut membre de notre Société de 1861 à 1868.

🎩📚 À la découverte d’un écrivain prolifique et passionné de vénerie

François-Xavier Duchon, ancien président de la SEB et spécialiste de l’auteur, présentera la vie singulière de Louis-Auguste-Théodore de Foudras (1800-1872) : écrivain, veneur, légitimiste, homme du XIXᵉ siècle profondément marqué par la nostalgie de l’Ancien Régime.

🖋 « Ignorant tout de la chasse à l’origine, j’ai lu patiemment, un à un, les romans du marquis de Foudras conservés dans notre bibliothèque. Au-delà de l’univers disparu qu’ils évoquent, on y découvre une personnalité littéraire riche, ironique, élégante et profondément marquée par la nostalgie de la société d’Ancien Régime. » : François-Xavier Duchon.

Le conférencier reviendra sur :
🔹 la jeunesse de Foudras à Demigny,
🔹 son engagement militaire,
🔹 sa carrière littéraire prolifique (plus de 40 romans),
🔹 sa passion de la chasse, véritable matrice de toute son œuvre,
🔹 son installation à Moulins entre 1858 et 1868 et son lien fort avec la Société d’Émulation.

Il proposera également un panorama de ses principaux ouvrages cynégétiques : "Les Gentilshommes chasseurs", "L’Abbé Tayaut", "Les Veillées de Saint-Hubert", "Un capitaine de Beauvoisis"… autant de récits qui témoignent d’un « autre monde », où la chasse était encore un art social, un rite et une passion dévorante. 🦌📯

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🏛️ Une conférence suivie de l’Assemblée générale de la SEB

À l’issue de la conférence, les membres sont invités à participer à l’Assemblée générale annuelle de la Société d’Émulation du Bourbonnais, qui se tiendra également en l’auditorium du musée Anne-de-Beaujeu.

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🎟 Entrée libre et sans inscription, dans la limite des places disponibles.
ℹ️ Pour en savoir plus sur nos activités, publications et conférences :
👉 www.societedemulationdubourbonnais.com

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́rencegratuite ́rature

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11 novembre 1918 : Moulins à l’heure de l’ArmisticeDébut novembre 1918, Moulins vit au rythme de la grippe espagnole. L’...
11/11/2025

11 novembre 1918 : Moulins à l’heure de l’Armistice

Début novembre 1918, Moulins vit au rythme de la grippe espagnole. L’épidémie de grippe ne diminuant guère dans le département, le préfet a prolongé jusqu’au 17 novembre la fermeture des écoles. La rentrée scolaire 1918 n’a toujours pas eu lieu…

Le Moulinois Jean Sèque, qui tient depuis le début de la guerre un journal, note le dimanche 10 novembre que l’excitation se fait grandissante : « Les journaux ont été arrachés dès leur arrivée et c’est avec avidité que l’on cherche des nouvelles qui puissent faire plaisir. »
Mais la crainte que l’espoir soit vain hante les esprits : « Il y a de la joie dans l’air ainsi que de l’appréhension : si la révolution prenait trop d’extension en Allemagne il se pourrait qu’il y ait des difficultés pour l’établissement d’un gouvernement avec lequel les Alliés puissent traiter. Que se passerait-il ? Ce serait toujours la continuation de la tuerie… »
On se masse vers la gare, comme si l’on attendait déjà le retour de ceux qu’on a vus partir tout au long des mois précédents : « Foule de promeneurs par nos rues, surtout près de la gare et avenue Nationale, ainsi qu’au tableau des dépêches du Courrier de l’Allier, où, à chaque instant, sont apposées les nouvelles… »
Le 11 novembre Sèque note que vers dix heures dans les rues « la foule augmente, de minute en minute, joyeuse, énervée. Elle va à la préfecture, aux dépêches du Courrier et du Progrès, et on retourne à la préfecture… »
Moulins a hâte de savoir. Jean Sèque mentionne que les possesseurs locaux de postes de TSF auraient intercepté « vers cinq heures du matin la nouvelle que l’armistice était signé ».
La TSF a connu un fort développement pendant les années de guerre au sein des armées et de la marine. Mais outre les militaires et les marins, qui donc utilise la TSF en 1918 ?
Tout simplement quelques horlogers ! Car la Tour Eiffel diffuse deux fois par jour pendant cinq minutes des signaux horaires. En écoutant le signal, il est possible de régler montres et pendules à l’heure exacte de l’Observatoire de Paris ! Sont diffusés aussi les bulletins météorologiques. En 1917, les postes de réception TSF sont autorisés par le chef du service local des PTT en s’acquittant d’un droit fixe de 5 francs par an et par poste.
Ce sont donc quelques télégraphistes sans fil civils qui, le matin du 11 novembre 1918, ont dû capter en plus du signal horaire ou météo un message laissant entendre que l’armistice était signé ! Mais rien n’est encore officiel.
« Autour de la préfecture, la foule attend, un peu anxieuse l’arrivée de la nouvelle officielle et toujours rien. À midi moins le quart je rentre déjeuner, il n’y a encore rien d’officiel » Enfin à une heure, les cloches des églises se mettent à sonner à Moulins. La nouvelle est enfin arrivée !

Ruée sur les drapeaux ! « Les drapeaux sortent partout. Je cours en chercher. Ils sont déjà à des prix inabordables, pour dix francs on n’a presque rien ! J’en achète un français pour neuf francs, grand comme un mouchoir de poche et je passe par la mairie où je peux en avoir deux. Il y a foule pour en chercher. »

En cet après-midi du 11 novembre, tout Moulins est dans la rue : « La foule est de plus en plus compacte et délirante. Le chant de la Marseillaise se fait entendre partout et les cris de « vive la France » se répercutent de rue en rue... C’est une cacophonie endiablée ; on s’aborde en disant : ça y est ! »

En soirée les réjouissances se poursuivent « Retraite aux flambeaux par les artilleurs ; plutôt semblant de retraite, car les soldats étaient accaparés par des civils, surtout du genre féminin, et ce n’était plus qu’une foule grouillante et chantante qui dévalait la rue d’Allier… Les cinémas, fermés depuis quelques temps à Moulins, ont été ouverts ce soir. Tout le monde pouvait éclairer a giorno. Les cafés étaient autorisés à servir jusqu’à onze heures et ils ont fait de bonnes recettes… C’était la grande joie. »

Pour certains, la joie n’est pourtant pas de mise : « Très peu de maisons qui ne soient pas décorées de drapeaux, quelques-unes pourtant n’ont rien ; c’est que là, un fils ou un mari a donné sa vie pour la France. S’ils sont heureux dans ces maisons de voir finir la guerre, ils n’ont guère de joie au cœur… »
Jean-Luc Galland
Images et sources :
L’armistice 1918 : Jules Adler – Musée Charles de Bruyeres à Remiremont. (Wikicommons)
Une du Courrier de l’Allier du 12 novembre 1918 (archives de la SEB)
Toutes les citations proviennent du Journal de Jean Sèque, conservé aux archives de la Société d’Émulation du Bourbonnais, et publié en 2011 sous la direction de Sylvie Vilatte : « Moulins pendant la Grande Guerre 1914-1918 ». Le tome 2 portant sur les années 1916-1918 est encore en vente auprès de la SEB.
https://www.societedemulationdubourbonnais.com/publications_de_seb/moulins-pendant-la-grande-guerre-1914-1918-journal-de-jean-seque-tome-2-1916-1918/

🏛️✨ Palaces et hôtels des stations thermales : un patrimoine architectural et historique méconnu ✨🏛️📣 Par Yves AlixSavie...
02/11/2025

🏛️✨ Palaces et hôtels des stations thermales : un patrimoine architectural et historique méconnu ✨🏛️
📣 Par Yves Alix

Saviez-vous que derrière la splendeur bien connue des palaces de Vichy, se cache un patrimoine tout aussi remarquable… mais souvent oublié ? 🏨🌿
➡️ Bourbon-l’Archambault, Néris-les-Bains, et plus largement les stations thermales d’Auvergne (Châtel-Guyon, La Bourboule, Le Mont-Dore, Royat…) possèdent une richesse architecturale fascinante, témoin d’une époque mondaine, sociale et touristique aujourd’hui révolue ✨

🔍 Au cours de cette promenade illustrée dans le Bourbonnais thermal et au-delà, Yves Alix nous invitera à redécouvrir ces bâtiments emblématiques, leurs histoires et leurs secrets…

📅 Samedi 8 novembre 2025
🕒 15h00 – 17h00
📍 Médiathèque Samuel Paty – Moulins
🎟️ Entrée libre

Un rendez-vous incontournable pour les amoureux d’histoire, de patrimoine et d’architecture ! 🧱📚

👉 Plus d’informations sur notre site :
🔗 www.societedemulationdubourbonnais.com/agenda/palaces-et-hotels-des-stations-thermales-un-patrimoine-architectural-et-historique-meconnu-yves-alix/

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📚✨ La Société d’Émulation du Bourbonnais à la 13ᵉ Caravane du Livre d’Yzeure !Nous aurons le plaisir de participer à cet...
23/10/2025

📚✨ La Société d’Émulation du Bourbonnais à la 13ᵉ Caravane du Livre d’Yzeure !

Nous aurons le plaisir de participer à cet événement littéraire incontournable organisé par Pré-Textes à Yzeurespace (Yzeure, Allier) les 8 et 9 novembre 2025.

📅 Horaires :
➡️ Samedi 8 novembre : 14h à 18h
➡️ Dimanche 9 novembre : 10h à 12h30 et 14h à 18h

🎤 Au programme :
📖 Présentation du livre "L’Hôtel des Quatre-Vents" d’Henri Laville – samedi et dimanche à 16h
🏆 Remise des prix du concours “Un drôle d’oiseau” – dimanche à 15h
📚 Rencontre avec plus de 50 auteurs, éditeurs, associations littéraires et artisans du livre
🪶 Expositions, animations, ateliers d’écriture et stand librairie assuré par Le Moulin aux Lettres

La Société d’Émulation du Bourbonnais y tiendra un stand d’exposition aux côtés de la Défense du Patrimoine Est-Allier et de la LPO Auvergne-Rhône-Alpes.
L’occasion de découvrir ou redécouvrir nos publications et nos actions au service du patrimoine et de l’histoire du Bourbonnais.

📍 Entrée libre – Venez nombreux !

́rature

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🌍 De l’Allier au Mississippi 🌊Nous avons le plaisir de vous informer que Jean-Luc Galland, vice-président de la Société ...
23/10/2025

🌍 De l’Allier au Mississippi 🌊

Nous avons le plaisir de vous informer que Jean-Luc Galland, vice-président de la Société d’Émulation du Bourbonnais et du Conservatoire d’espaces naturels de l’Allier, co-animera une conférence exceptionnelle :

📅 Vendredi 7 novembre 2025 à 18h30
📍 Amphithéâtre – Salle des fêtes de Moulins

🎙️ Une conférence à trois voix présentée par :
✨ Jean-Luc Galland
✨ Estelle Cournez, directrice du CEN Allier et auteure de « Sur les traces de l’Allier, histoire d’une rivière sauvage »
✨ Alain Compagnon

💧 Près de 8 000 km séparent la rivière Allier du Mississippi, et pourtant… ces deux grands cours d’eau semblent se répondre comme en écho.
Tous deux façonnent des paysages mouvants, abritent des trésors naturels et portent la mémoire des Hommes.

🛶 Laissez-vous emporter dans ce voyage parallèle entre nature, histoire et héritage bourbonnais, dans la continuité du cycle « Les Bourbonnais aux Amériques ».

📖 Une rencontre proposée par le Conservatoire d’espaces naturels de l’Allier et Moulins Communauté, dans le cadre du programme Terr’Histoires “Au fil de l’Allier”, initié par Cheminements littéraires en Bourbonnais.

🎟️ Conférence gratuite, places limitées.
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1945 : Le Bourbonnais au secours de la terre brûlée des Vosges Pourquoi la commune de Saulcy-sur-Meurthe a-t-elle donné ...
16/10/2025

1945 : Le Bourbonnais au secours de la terre brûlée des Vosges

Pourquoi la commune de Saulcy-sur-Meurthe a-t-elle donné le nom de Moulins sur Allier à sa rue principale ? Et sa voisine Jeanménil ? Pourquoi une place des Vosges à Moulins ? Et des plaques au nom de Saulcy-sur-Meurthe et de Jeanménil dans le hall de l’hôtel de ville moulinois, sans oublier celle citant 28 communes vosgiennes à la préfecture de l’Allier ?
Ces plaques témoignent de la solidarité du Bourbonnais envers la « terre brûlée des Vosges ». C’est ainsi que le journaliste et écrivain bourbonnais Henri Laville intitule son reportage en mars 1945 lorsqu’il se rend dans les Vosges avec le comité de parrainage Bourbonnais-Lorraine. « Terre brûlée » car 107 communes ont fait l’objet d’une destruction systématique par l’armée allemande à l’automne 1944 dans le cadre de l’opération « Waldfest ». Devant la ligne de défense sur les Vosges qu’elle tente de constituer la Wehrmacht veut une zone où rien ne subsiste afin de bloquer la progression des Alliés pendant l‘hiver. Les villes sont incendiées, les usines détruites, les campagnes ravagées et des milliers de civils envoyés en Allemagne comme travailleurs forcés ou déportés. Les habitants se terrent dans des caves ou des abris de fortune. « Il faut avoir vu dans quelles conditions vivent les habitants de Saulcy, un petit bourg qui a tout perdu… Le moindre recoin de ruine qui a encore quelque solidité est une chance dont on s’empare fébrilement… on aménage pour 8 personnes une pièce dont nous ne voudrions pas pour deux » écrit Laville le 26 mars 1945.
Un moulinois natif des Vosges, Georges Biquet (1905-2002), organise la solidarité avec ces sinistrés dès décembre 1944 en créant avec d’autres le comité de parrainage Bourbonnais-Lorraine. Ils mobilisent préfet, président du conseil général, maires, syndicats, entreprises, associations et particuliers autour de l’idée d’un parrainage des communes vosgiennes par des communes bourbonnaises qui viendront en aide à leurs filleules.
Dès l’été 1945, des enfants vosgiens passent 45 jours de vacances en Allier. L’émotion des Moulinois est vive à l’arrivée de plus de 800 gamins à la gare de Moulins puis tout au long du cortège qui les conduit, précédé de La Lyre moulinoise jouant la marche lorraine, jusqu’à la place d’Allier où ils sont accueillis avant d’être dirigés vers des centres d’accueil. Des petits vosgiens séjournent ainsi plusieurs étés en Allier. À compter de 1946, ils sont accueillis au sein de familles volontaires.
Les secours collectés bénéficient à 28 communes des Vosges. Tout le Bourbonnais est mobilisé car le principe retenu est celui d’au moins un parrainage par canton. Moulins parraine ainsi Saulcy-sur-Meurthe et Jeanménil. Ce soutien permet notamment la reconstruction d’un foyer rural dans les deux communes.
En 1948, face aux inondations catastrophiques qui ravagent à nouveau certaines de ces communes, le comité Bourbonnais Lorraine relance une campagne de solidarité.
En remerciement, les deux communes déposent en 1952 à la mairie de Moulins deux urnes contenant la « terre brûlée » prélevée sur les sites des bâtiments publics détruits à Jeanménil et Saulcy, et le parchemin authentifiant ce prélèvement, ainsi que deux plaques de gratitude.
En juillet 1955, ce parrainage est célébré par la réception d’une délégation vosgienne à Montluçon, Commentry, Gannat, Vichy, Lapalisse et Moulins où est alors inaugurée la plaque de la place des Vosges. Au conseil général, qui siège alors en préfecture, est apposée la plaque qui témoigne de la solidarité entre le Bourbonnais et les 28 communes.
Le comité Bourbonnais-Lorraine va ainsi exercer son activité pendant une quinzaine d’années. Puis peu à peu, le souvenir de cette entraide va s‘estomper malgré un échange de délégations entre la ville de Moulins et les deux communes vosgiennes filleules en 1991 en présence de Georges Biquet. Aujourd’hui, nombre de nos concitoyens ignorent la signification des plaques pourtant présentes pour nous rappeler la nécessité et la force de l’entraide aux victimes des guerres.
Dans un monde où bien des terres brûlées sont à nouveau placées sous notre regard, la devise de Pasteur que Georges Biquet aimait à citer pour expliquer son engagement est pourtant plus que jamais d’actualité : « Je ne te demande ni tes opinions, ni ta religion mais quelle est ta souffrance »

Jean-Luc Galland

Appel à témoignages : Si vous disposez d’informations, de documents écrits ou photographiques sur les séjours d’enfants vosgiens en Bourbonnais en 1945 et les années suivantes vous pouvez en faire part à la Société d’Émulation du Bourbonnais qui pourra ainsi compléter les archives dont elle dispose sur cette solidarité avec les Vosges (fonds Georges Biquet)
Contact : emulation.bourbonnais@orange.fr
Images et sources :
Toutes les sources utilisées pour cet article proviennent des documents et de l’iconographie du fonds Biquet aux archives de la SEB. Toute reproduction ou utilisation des images est soumise à autorisation de la SEB.
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