Tombe d’un acteur français

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François Truffaut 🌹Poète du cinéma • Révolté tendre • Père de la Nouvelle VagueNé le 6 février 1932 à Paris, François Tr...
27/01/2026

François Truffaut 🌹
Poète du cinéma • Révolté tendre • Père de la Nouvelle Vague
Né le 6 février 1932 à Paris, François Truffaut incarna plus que tout autre la révolution du cinéma français des années 1950–1980. Orphelin de père, élevé dans un foyer turbulent, il connut très tôt la marginalité : fugues, délinquance juvénile, placement en centre de détention, puis désertion de l’armée — une jeunesse chaotique qui devint la source vive de son art.
Dans les années 1950, il se fit connaître comme critique impitoyable aux Cahiers du cinéma, où il défendait avec passion les grands auteurs hollywoodiens — notamment Alfred Hitchcock et Howard Hawks — tout en fustigeant ce qu’il appelait la « qualité française », un cinéma qu’il jugeait académique et sans âme. C’est là qu’il développa, avec ses camarades (Godard, Chabrol, Rohmer), la théorie du cinéma d’auteur, affirmant que le réalisateur est le véritable créateur d’un film, comme un écrivain l’est de son roman.
Son premier long-métrage, Les Quatre Cents Coups (1959), fut un coup de tonnerre. Semi-autobiographique, le film raconte l’enfance blessée d’Antoine Doinel, interprété par le jeune Jean-Pierre Léaud — un rôle qui marqua le début d’une collaboration unique dans l’histoire du cinéma. Truffaut suivit ce personnage à travers cinq films sur vingt ans :
Les Quatre Cents Coups (1959),
Antoine et Colette (1962),
Baisers volés (1968),
Domicile conjugal (1970),
L’Amour en fuite (1979).
Cette saga intime, drôle et mélancolique, reste l’un des portraits les plus sincères de la croissance masculine au cinéma.
Mais Truffaut ne se limita jamais à un seul style. Il navigua avec grâce entre genres et émotions :
Tirez sur le pianiste (1960), hommage ludique et tragique au film noir américain ;
Jules et Jim (1961), chef-d’œuvre lyrique sur l’amour libre, la jalousie et la guerre, porté par Jeanne Moreau ;
La Nuit américaine (Day for Night, 1973), ode tendre et lucide au cinéma lui-même, couronnée d’un Oscar du meilleur film étranger ;
L’Enfant sauvage (1970), méditation humaniste sur l’éducation et la nature humaine ;
L’Histoire d’Adèle H. (1975), portrait obsessionnel d’une femme amoureuse, interprétée par Isabelle Adjani ;
Le Dernier Métro (1980), hommage au théâtre sous l’Occupation, salué par dix César ;
Et Vivement dimanche ! (Confidentially Yours, 1982), clin d’œil élégant au thriller hitchcockien.
Il tourna même en anglais avec Fahrenheit 451 (1966), adaptation du roman de Ray Bradbury, et prêta son visage à la science-fiction en jouant le Dr. Claude Lacombe, le scientifique français sensible, dans Rencontres du troisième type (1977) de Steven Spielberg.
Passionné par Hitchcock, il lui consacra un livre d’entretiens en 1966 — devenu une bible du cinéma — traduit dans le monde entier.
Truffaut écrivait ou coécrivait tous ses scénarios. Pour lui, le cinéma n’était pas divertissement, mais confession, témoignage, acte d’amour.
Il mourut prématurément d’une tumeur au cerveau le 21 octobre 1984, à l’âge de 52 ans, laissant derrière lui une œuvre lumineuse, humaniste, et profondément française.
Il repose au cimetière de Montmartre, dans le 18e arrondissement de Paris, non loin de Stendhal, Zola… et de tant d’artistes rebelles. Sa tombe, simple et discrète, est souvent fleurie par des admirateurs venus du monde entier.
🌹
Truffaut croyait que « le cinéma est une affaire d’hommes libres ».
Mais surtout, il croyait aux enfants perdus, aux amours impossibles,
aux livres brûlés, aux baisers volés,
et à la beauté fragile de la vie ordinaire.
Et grâce à lui,
le cinéma apprit à parler comme un cœur.

Jules Berry 🌹Maître du théâtre et du grand écran • Virtuose de la séduction et de l’intrigueNé Louis Marie Jules Paufich...
27/01/2026

Jules Berry 🌹
Maître du théâtre et du grand écran • Virtuose de la séduction et de l’intrigue
Né Louis Marie Jules Paufichet le 10 février 1883 à Poitiers, en France, Jules Berry fut l’une des figures les plus charismatiques et prolifiques du spectacle français du premier XXe siècle. Doté d’un regard perçant, d’une élégance naturelle et d’un talent caméléonique, il incarna avec brio aristocrates, escrocs, amants troubles et personnages mystérieux — toujours avec une pointe d’ironie et une sensualité discrète.
Sa carrière débuta sur les planches, où il s’imposa comme un acteur de théâtre de premier plan, aussi à l’aise dans la comédie de boulevard que dans le drame psychologique. Il fit ses débuts au cinéma dès 1908, à l’aube du septième art, et devint l’un des pionniers du cinéma muet français. Parmi ses premiers rôles marquants figure Le Lac secret (The Secret Lake, 1912), qui révéla son aptitude à incarner des figures ambiguës et fascinantes.
Avec l’avènement du parlant, sa voix chaleureuse et son élocution raffinée firent de lui un incontournable. Il tourna dans plus de 80 films entre 1908 et 1951, collaborant avec les plus grands réalisateurs de son époque. Parmi ses œuvres notables :
La Clef de tous les cœurs (Key to All, 1935), où il joue un séducteur manipulateur ;
La Route de Rio (The Road to Rio, 1937), film d’espionnage aux accents exotiques ;
Chambre 13 (Room 13, 1940), thriller policier empreint de mystère ;
Rêves d’amour (Dreams of Love, 1946), hommage romantique à Franz Liszt ;
Et Sans tambour ni trompette (Without Fanfare, 1949), satire sociale signée Jean Delannoy.
Berry excellait dans les rôles de séducteurs fatigués, d’hommes du monde aux intentions troubles, ou de figures paternelles ambiguës. Il savait allier cynisme et tendresse, froideur et vulnérabilité — ce qui en faisait un partenaire de scène redoutable et un interprète inoubliable.
Malgré les bouleversements de la guerre et les mutations du cinéma, il resta actif jusqu’à la fin de sa vie, fidèle à son art et à son public.
Jules Berry succomba à une crise cardiaque le 21 avril 1951 à Paris, à l’âge de 68 ans.
Il repose au cimetière du Père-Lachaise (division 11), parmi les grandes figures de la culture française — une sépulture sobre pour un homme qui, bien qu’entouré de faste à l’écran, garda toujours une certaine discrétion dans la vie.
🌹
Il ne jouait pas le rôle du gentleman…
il en était l’ombre, la faille, le secret.
Dans chaque regard, chaque sourire en coin,
Jules Berry nous rappelait que derrière l’élégance,
il y a toujours une histoire qu’on ne dit pas.

Pierre Fresnay 🌹Élégance incarnée • Maître du théâtre et de l’écran françaisNé Pierre Jules Louis Fresnay le 4 avril 189...
27/01/2026

Pierre Fresnay 🌹
Élégance incarnée • Maître du théâtre et de l’écran français
Né Pierre Jules Louis Fresnay le 4 avril 1897 à Paris, il fut l’un des acteurs les plus raffinés, respectés et influents du théâtre et du cinéma français du XXe siècle. Doté d’une voix claire, d’une diction impeccable et d’une présence aristocratique tempérée par une humanité discrète, il incarna avec distinction l’intelligence, la retenue et la noblesse morale.
Il entra très jeune à la Comédie-Française en 1915, où il brilla pendant treize ans dans le répertoire classique — interprétant Corneille, Racine, Molière — tout en s’ouvrant aux auteurs modernes. En 1928, il quitta la Maison de Molière pour explorer des horizons plus libres, mais sans jamais renier l’exigence classique qui marqua toute sa carrière.
Au cinéma, il devint une figure centrale des années 1930 à 1950. Il est surtout connu pour son rôle de Lieutenant Georges de Fontaine, l’officier français élégant et tragiquement borné, dans le chef-d’œuvre de Jean Renoir, La Grande Illusion (1937) — un personnage qui incarne les illusions de classe et de nationalité face à la brutalité de la guerre.
Il forma également un duo mémorable avec Raimu dans la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol :
Marius (1931),
F***y (1932),
César (1936),
où il joua Marius, le jeune homme tiraillé entre l’amour et l’appel de l’aventure, avec une sincérité touchante.
Parmi ses autres grands rôles :
Saint Vincent de Paul dans Monsieur Vincent (1947), performance sobre et profondément spirituelle qui lui valut un immense respect ;
Le compositeur Jacques Offenbach dans La Valse de Paris (1950), aux côtés de sa femme, la célèbre chanteuse et actrice Yvonne Printemps.
En 1 937, avec Yvonne Printemps, il prit la direction du Théâtre de la Michodière à Paris, qu’ils transformèrent en lieu de création dynamique, mêlant comédie légère, drame bourgeois et pièces engagées. Le couple artistique et conjugal — marié en 1925 — devint une institution du spectacle parisien.
Au total, Fresnay tourna dans plus de soixante-dix films, toujours choisis avec soin, toujours portés par une intégrité artistique rare. Il refusa les compromissions de l’Occupation et se retira temporairement, revenant après-guerre avec une autorité renforcée.
Pierre Fresnay s’éteignit à Neuilly-sur-Seine le 9 janvier 1975, à l’âge de 77 ans.
Il repose au cimetière ancien communal de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), non loin de la Seine et des théâtres qu’il a tant aimés — une sépulture sobre, en accord avec un homme qui préférait la discrétion à l’éclat.
🌹
Pierre Fresnay n’a jamais crié.
Il parlait juste, agissait droit, et portait l’élégance comme une vertu.
Dans chaque rôle, il défendait une idée simple :
qu’un homme peut être noble sans titre, et grand sans bruit.

Jean Renoir 🌹Poète du cinéma • Humaniste de l’écranNé le 15 septembre 1894 à Paris, Jean Renoir fut l’un des plus grands...
27/01/2026

Jean Renoir 🌹
Poète du cinéma • Humaniste de l’écran
Né le 15 septembre 1894 à Paris, Jean Renoir fut l’un des plus grands cinéastes de tous les temps — fils du peintre impressionniste Pierre-Auguste Renoir, il hérita non seulement d’un œil pour la lumière et la composition, mais d’une profonde empathie pour l’humanité sous toutes ses formes.
Au départ peintre lui-même, puis céramiste, il se tourna vers le cinéma dans les années 1920, d’abord pour préserver la mémoire de son père, puis par passion croissante pour ce nouvel art. Très vite, il s’imposa comme un visionnaire : réalisateur prolifique, scénariste sensible et metteur en scène d’une rare générosité, il sut allier poésie, critique sociale et tendresse pour ses personnages, qu’ils soient aristocrates, ouvriers, soldats ou artistes.
Parmi ses chefs-d’œuvre, trois films illuminent l’histoire du cinéma :
La Grande Illusion (1937), puissant plaidoyer pacifiste et humaniste, dépeignant les liens inattendus entre ennemis pendant la Première Guerre mondiale ;
La Règle du jeu (1939), satire subtile et tragique de la société française à la veille de la Seconde Guerre mondiale — aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands films jamais réalisés ;
French Cancan (1954), hommage vibrant à Paris, au music-hall et à la création artistique, empreint de joie, de nostalgie et de couleur.
Renoir refusa toujours les dogmes. Son style, fluide et naturel, privilégiait les longs plans, les dialogues vivants et les mouvements de caméra qui suivaient la vie plutôt que de la contrôler. Il croyait que « le cinéma est une fenêtre ouverte sur le monde », et chaque film était pour lui une occasion de comprendre un peu mieux les contradictions, les rêves et les faiblesses des êtres humains.
À cause de la guerre, il émigra aux États-Unis en 1 940, où il continua de tourner — en anglais, en technicolor — sans jamais perdre son regard français. Il revint en France dans les années 1960, reconnu comme un maître par toute une nouvelle génération de cinéastes, notamment les jeunes loups de la Nouvelle Vague, qui le vénéraient comme un père spirituel.
Jean Renoir s’éteignit le 12 février 1979 à Beverly Hills, Californie, à l’âge de 84 ans.
Conformément à ses vœux, son corps fut rapatrié en France et inhumé au cimetière d’Essoyes, dans le département de l’Aube (Champagne-Ardenne) — le village natal de sa belle-mère, Gabrielle Renard, qui l’avait élevé comme une seconde mère et qui inspira nombre de ses réflexions sur l’enfance, la simplicité et la vérité. Le cimetière, niché au cœur de la campagne champenoise, est paisible, entouré de vignes et de silence.
🌹
Renoir n’a jamais jugé ses personnages.
Il les a aimés — avec leurs défauts, leurs illusions, leurs espoirs.
Et c’est cette compassion, cette clémence du regard,
qui fait de lui non seulement un grand réalisateur,
mais un grand humaniste.
« La seule chose qui intéresse vraiment, c’est de comprendre les gens. »
— Jean Renoir

Pierre Brasseur 🌹Force du cinéma français • Acteur de feu et de passionNé Pierre Albert Espinasse le 22 décembre 1905 à ...
27/01/2026

Pierre Brasseur 🌹
Force du cinéma français • Acteur de feu et de passion
Né Pierre Albert Espinasse le 22 décembre 1905 à Paris, Pierre Brasseur fut l’un des acteurs les plus intenses, charismatiques et prolifiques du cinéma et du théâtre français du XXe siècle. Doté d’une énergie volcanique, d’un regard perçant et d’une voix rauque qui pouvait passer de la tendresse à la fureur en un souffle, il incarna une génération d’artistes libres, audacieux et profondément humains.
Il fit ses débuts précoces au cinéma muet avec Les Menteurs (Backbiters, 1924), puis Feu ! (1927), mais c’est dans les années 1930 qu’il s’imposa comme une figure incontournable de l’écran. Avec son frère Claude Brasseur (lui-même acteur renommé) et son fils François Brasseur, il forma une véritable dynastie du spectacle — bien que sa carrière restât toujours marquée par une singularité indomptable.
Parmi ses rôles les plus mémorables :
Le jeune amant désespéré dans Café de Paris (1 938),
L’homme timide et touchant dans Deux timides (Two Shy Ones, 1943),
Le juge corrompu mais complexe dans La Loi (The Law, 1959), aux côtés de Gina Lollobrigida,
Le doux et désorienté Plumpick dans le chef-d’œuvre absurde et pacifiste Le Roi de cœur (King of Hearts, 1966) de Philippe de Broca — un rôle qui devint culte auprès des nouvelles générations,
Et l’un de ses derniers grands rôles dans Macédoine (1971), où il déployait encore toute sa puissance dramatique.
À la télévision, il brilla dans des séries emblématiques comme La Brigade des maléfices, Au théâtre ce soir, et La Fleur, prouvant que son talent transcenderait les époques et les formats.
Brasseur ne se contentait jamais de jouer : il incarnait. Que ce soit en amant romantique, en voyou sensible ou en homme brisé par l’absurdité du monde, il apportait une vérité brute, presque animale, qui captivait les réalisateurs de tous horizons — de Marcel Carné à Jean-Pierre Melville, en passant par Philippe de Broca.
Il mourut subitement à l’âge de 66 ans, le 14 août 1972, à Brunico (Bruneck), dans le Haut-Adige, en Italie, alors qu’il tournait ce qui aurait été l’un de ses derniers films.
Il repose au cimetière du Père-Lachaise (division 11), à Paris — parmi les géants de la culture française. Sa tombe, sobre mais imposante, porte témoignage d’une vie entièrement consacrée à l’art du jeu.
🌹
Pierre Brasseur n’était pas un acteur de composition.
Il était présence.
Feu sacré. Tempête contenue.
Et chaque fois qu’il apparaissait à l’écran,
le cinéma retenait son souffle.

Jean-Louis Barrault 🌹Maître du théâtre • Visionnaire du geste • Âme de la scène françaiseNé le 8 septembre 1910 à Levall...
27/01/2026

Jean-Louis Barrault 🌹
Maître du théâtre • Visionnaire du geste • Âme de la scène française
Né le 8 septembre 1910 à Levallois-Perret, près de Paris, Jean-Louis Barrault fut l’un des plus grands acteurs, metteurs en scène et penseurs du théâtre du XXe siècle. Fils d’un pharmacien tué pendant la Première Guerre mondiale, il grandit dans le souvenir d’un père absent mais porté par une passion précoce pour l’art. Après des études au Lycée Chaptal et des cours à l’École du Louvre, il se tourna résolument vers la scène.
En 1931, à 21 ans, il entra au Théâtre de l’Atelier de Charles Dullin, où il étudia quatre années durant — dormant sur un lit de camp dans les coulisses, vivant le théâtre comme une vocation totale. C’est là qu’il développa sa fascination pour le mouvement corporel, la pantomime et l’expression non verbale, influençant profondément toute une génération, dont le légendaire Marcel Marceau, qu’il encouragea dès ses débuts.
Il fit ses débuts au cinéma en 1935 avec Les Beaux Jours, mais c’est son rôle de Baptiste Deburau, le mime romantique et tragique, dans le chef-d’œuvre de Marcel Carné Les Enfants du Paradis (1945), qui le propulsa à la postérité. Son interprétation, à la fois poétique et puissante, reste l’une des plus emblématiques de l’histoire du cinéma français.
Pourtant, Barrault ne se contenta jamais d’être une star. Il était avant tout un homme de théâtre engagé. Durant la Seconde Guerre mondiale, il soutint activement la Résistance et, après la Libération, se consacra à renouveler le théâtre français, le libérant des conventions pour en faire un art vivant, populaire et universel.
En 1940, il épousa l’actrice Madeleine Renaud, de dix-neuf ans son aînée — un mariage d’amour, de respect mutuel et de complicité artistique. Ensemble, ils fondèrent en 1946 la Compagnie Renaud-Barrault, l’une des troupes les plus influentes d’Europe. Basée d’abord au Théâtre Marigny à Paris, elle devint itinérante, portant le théâtre classique et contemporain aux quatre coins du monde. Parmi leurs productions marquantes : Christophe Colomb (1957), Le Misanthrope (1957), Le Mariage de Figaro (1964) — toujours avec une exigence esthétique et une modernité audacieuse.
Barrault fit ses débuts à Broadway en 1952 et reçut en 1957 un Tony Award spécial pour sa contribution exceptionnelle au théâtre. Il dirigea le Théâtre de France de 1959 à 1969, puis le Théâtre des Nations (qu’il avait contribué à créer), avant de se retirer officiellement de la scène en 1990.
Intellectuel autant qu’artiste, il publia en 1951 ses mémoires, Réflexions sur le théâtre, où il défendait une vision du théâtre comme « lieu sacré du dialogue humain ». Il adapta aussi plusieurs œuvres pour la télévision et continua de jouer au cinéma jusqu’à l’âge de 78 ans, avec La Lumière du lac (1988).
Jean-Louis Barrault s’éteignit à Paris le 22 janvier 1994, à l’âge de 83 ans. Son épouse Madeleine Renaud le suivit neuf mois plus t**d — leur union, sans enfants, avait été entièrement consacrée à l’art et à l’autre.
Ils reposent côte à côte au cimetière de Passy, dans le 16e arrondissement de Paris — un lieu élégant et discret, surplombant la Seine, proche du Trocadéro et des théâtres qu’ils ont tant aimés.
🌹
Barrault ne croyait pas au théâtre comme divertissement,
mais comme acte de vérité, de liberté, de communion.
Dans chaque geste, chaque silence, chaque regard,
il cherchait l’humain — nu, fragile, sublime.
Et grâce à lui, le théâtre respire encore.

Jeanne Moreau 🌹Étoile de la Nouvelle Vague • Femme libre, voix indomptable du cinéma françaisNée le 23 janvier 1928 à Pa...
27/01/2026

Jeanne Moreau 🌹
Étoile de la Nouvelle Vague • Femme libre, voix indomptable du cinéma français
Née le 23 janvier 1928 à Paris, Jeanne Moreau fut bien plus qu’une actrice : elle fut une force de la nature, une artiste audacieuse dont le regard intense, la voix grave et la liberté intérieure redéfinirent la féminité au cinéma.
Formée au prestigieux Conservatoire national d’art dramatique, elle intégra à seulement 20 ans la Comédie-Française, devenant la plus jeune sociétaire de l’institution. Mais c’est sur grand écran qu’elle allait marquer l’histoire. Après ses débuts en 1949 dans Dernier Amour, ce sont deux films de 1958 qui la propulsèrent au firmament : Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle — avec sa silhouette fumant une cigarette sous la pluie parisienne, bercée par la trompette de Miles Davis — et Les Amants de Louis Malle, qui fit scandale et triomphe à la fois. La presse internationale la salua alors comme « l’incarnation du mystère et de la sexualité féminine ».
Mais Jeanne Moreau refusa toujours d’être réduite à un symbole. Dans Moderato cantabile (1960), La Notte (1961) de Michelangelo Antonioni, ou surtout Jules et Jim (1962) de François Truffaut — où elle incarna Catherine, femme libre, passionnée, imprévisible — elle révéla une profondeur psychologique rare. Son Catherine n’était ni ange ni démon : elle était libre, et c’est ce qui bouleversa le monde.
Elle enchaîna les rôles inoubliables : la Célestine provocante de Journal d’une femme de chambre (1964), l’aventurière exubérante aux côtés de Brigitte Bardot dans Viva Maria ! (1965), ou encore la reine méprisante dans Falstaff (Chimes at Midnight, 1965) d’Orson Welles, qui la considérait comme « la plus grande actrice du monde ».
Artiste totale, elle osa aussi passer derrière la caméra. En 1979, elle réalisa L’Adolescente, avec Simone Signoret, explorant avec sensibilité les tourments d’une jeune fille en quête d’identité.
Dans les décennies suivantes, elle continua d’incarner des femmes complexes : la miraculée de Le Miracle (1987), la vieille dame espiègle et courageuse de La Vieille qui marchait dans la mer (1991), la séductrice mélancolique dans le téléfilm britannique Clothes in the Wardrobe (1993), ou la grand-mère juive touchante de I Love You, I Love You Not (1996).
Ses talents furent couronnés par de nombreuses distinctions :
Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes pour Sept jours… sept nuits (1960),
BAFTA de la meilleure actrice étrangère pour Viva Maria ! (1965),
César de la meilleure actrice pour La Vieille qui marchait dans la mer (1992),
Et en 1996, le prestigieux BAFTA Fellowship, l’une des plus hautes distinctions du cinéma britannique.
Jeanne Moreau s’est éteinte à Paris le 31 juillet 2017, à l’âge de 89 ans, entourée de livres, de musique, et de la liberté qu’elle n’avait jamais cessé de défendre.
Elle repose au cimetière de Montmartre, dans le 18e arrondissement de Paris — non loin des artistes, poètes et rebelles qu’elle admirait. Sa tombe, sobre et élégante, porte simplement son nom : Jeanne Moreau.
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Elle n’a jamais joué la comédie.
Elle a vécu chaque rôle comme une vérité.
Et dans chaque regard, chaque silence, chaque rire —
elle nous a rappelé que la liberté est la plus belle des élégances.

La tombe de l'acteur Guy Tréjan au cimetière du Père-Lachaise  mort le 25 janvier 2001
27/01/2026

La tombe de l'acteur Guy Tréjan au cimetière du Père-Lachaise mort le 25 janvier 2001

La tombe de l'homme de spectacle et directeur de cabaret Michou mort le 26 janvier 2020
27/01/2026

La tombe de l'homme de spectacle et directeur de cabaret Michou mort le 26 janvier 2020

La tombe de l'acteur Louis de Funès et de sa seconde épouse Jeanne Barthélemy (1914–2015) au cimetière du Cellier en Loi...
27/01/2026

La tombe de l'acteur Louis de Funès et de sa seconde épouse Jeanne Barthélemy (1914–2015) au cimetière du Cellier en Loire-Atlantique.
Louis de Funès nous quittait le 27 janvier 1983

Emmanuelle Riva 🌹Égérie de la Nouvelle Vague • Actrice d’une rare intensitéNée Paulette Germaine Riva le 24 février 1927...
27/01/2026

Emmanuelle Riva 🌹
Égérie de la Nouvelle Vague • Actrice d’une rare intensité
Née Paulette Germaine Riva le 24 février 1927 à Chennevières-sur-Marne, en France, Emmanuelle Riva fut l’une des actrices les plus profondes et sensibles du cinéma français. Fille unique de Jeanne Nourdin et d’Alfredo Riva, un peintre en enseignes d’origine italienne, elle grandit dans un milieu modeste mais nourri d’art. Malgré l’opposition de sa famille, elle partit pour Paris en 1953 avec une détermination tranquille : devenir actrice.
Sa carrière prit un tournant historique en 1959, lorsqu’elle incarna « Elle », la mystérieuse narratrice amoureuse dans Hiroshima mon amour, chef-d’œuvre d’Alain Resnais écrit par Marguerite Duras. Avec ses silences chargés d’émotion, ses regards qui portaient des siècles de douleur et de désir, Riva révolutionna le jeu cinématographique. Le film, emblème de la Nouvelle Vague, fit d’elle une icône internationale — subtile, introspective, inoubliable. L’année suivante, elle reçut sa première nomination aux BAFTA Awards, reconnaissance précoce d’un talent exceptionnel.
Elle enchaîna avec des rôles tout aussi marquants : la jeune déportée dans Kapò (1959), la femme en quête de liberté dans Adua et ses amies (1960), la tourmentée Thérèse Desqueyroux (1962), ou encore la fragile héroïne de Thomas l’imposteur (1965). Même lorsqu’elle apparaissait dans des films moins connus, sa présence illuminait l’écran — toujours juste, jamais ostentatoire.
Après des décennies de rôles choisis avec rigueur, souvent dans le théâtre ou le cinéma d’auteur, elle revint au premier plan en 1993 avec Trois Couleurs : Bleu de Krzysztof Kieślowski, puis en 1999 dans Vénus beauté (Institut), confirmant que son art n’avait rien perdu de sa puissance.
Mais c’est en 2012, à l’âge de 85 ans, qu’elle livra sans doute sa performance la plus bouleversante : celle d’Anne Laurent, une pianiste confrontée à la dégradation physique et émotionnelle de la maladie, dans Amour de Michael Haneke. Face à Jean-Louis Trintignant, elle incarna la dignité, la vulnérabilité et l’amour inconditionnel avec une sincérité presque insoutenable. Le monde entier retint son souffle.
Pour ce rôle, elle reçut en 2013 :
Le BAFTA Award de la meilleure actrice,
Le César Award de la meilleure actrice,
Et une nomination à l’Oscar — devenant, à 85 ans, la plus vieille actrice jamais nommée dans cette catégorie.
Emmanuelle Riva s’est éteinte des suites d’un cancer, à Paris, le 27 janvier 2017, à l’âge de 89 ans.
Elle repose au cimetière de Charonne, dans le 20e arrondissement de Paris — un lieu discret, paisible, proche du cœur battant de la ville qu’elle a tant aimée.
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Elle n’a jamais cherché la gloire tapageuse. Son génie résidait dans le silence entre deux mots, dans le tremblement d’une main, dans le regard qui dit tout sans rien expliquer.
Emmanuelle Riva n’a pas joué la vie —
elle l’a habitée, pleinement, jusqu’à son dernier souffle.

Harry Baur 🌹Géant du cinéma français • Martyr de la conscienceNé le 12 novembre 1880 à Montrouge, France, Harry Baur fut...
27/01/2026

Harry Baur 🌹
Géant du cinéma français • Martyr de la conscience
Né le 12 novembre 1880 à Montrouge, France, Harry Baur fut l’un des acteurs les plus imposants et polyvalents du cinéma européen du début du XXe siècle — un interprète d’une profondeur, d’une intelligence et d’une humanité exceptionnelles, dont la vie s’acheva tragiquement sous l’ombre de la tyrannie.
Bien qu’il ait fait ses débuts au cinéma dès 1910 — incarnant Shylock dans une adaptation muette en un seul rouleau du Marchand de Venise — c’est dans les années 1930 qu’il accéda à la célébrité internationale. Doté d’une présence puissante, d’un regard expressif et d’une palette émotionnelle remarquable, il devint l’acteur incontournable pour les rôles de grande envergure morale et historique.
Parmi ses interprétations marquantes figurent :
Jean Valjean dans l’épopée de Raymond Bernard, Les Misérables (1934), où il incarna avec une dignité bouleversante le forçat racheté de Victor Hugo ;
Le rôle-titre de Rothschild (1933), portrait audacieux et empathique du célèbre banquier, réalisé alors que montait l’antisémitisme en Europe ;
Taras Bulba (1936), le farouche guerrier cosaque ;
Beethoven dans La Grande Amour de Beethoven (1936), saisissant à la fois le génie et la souffrance du compositeur ;
Et Volpone (1939), l’escroc vénitien rusé, qui révéla son talent pour mêler drame et comédie noire.
Baur était bien plus qu’un acteur : il était un pilier culturel de la France d’avant-guerre, respecté dans toute l’Europe pour son art et son intégrité.
Mais l’Histoire frappa avec une brutalité implacable. Lorsque l’Allemagne nazie occupa la France en 1940, Baur refusa de se taire. Il fit publiquement des déclarations affirmant sa loyauté envers la France et ses valeurs. En représailles, le régime d’occupation l’obligea à travailler dans des productions contrôlées par les Allemands — une forme de réquisition artistique destinée à légitimer leur machine de propagande.
Le véritable cauchemar survint en 1942, alors qu’il tournait sous la contrainte à Berlin. Son épouse, Rosa Bell, qui était juive, fut arrêtée sur de fausses accusations d’espionnage. Désespéré de la sauver, Baur supplia les autorités — et fut aussitôt arrêté par la Gestapo. Il subit des tortures pendant plusieurs semaines avant d’être déporté au camp d’internement de Drancy, antichambre d’Auschwitz située à la périphérie de Paris.
Miraculeusement, grâce à des protestations publiques et à la pression de diplomates neutres, Baur fut libéré en avril 1943. Mais sa santé — physique et psychologique — était brisée. Quelques jours seulement après son retour à Paris, il mourut dans des circonstances mystérieuses le 8 avril 1943, à l’âge de 62 ans. Beaucoup pensent que les sévices subis en détention furent la cause directe de son décès.
Ses funérailles devinrent un acte de résistance silencieuse. Des milliers de personnes se rassemblèrent en pleine occupation nazie, transformant ses obsèques en une manifestation massive de solidarité française et de deuil collectif. Dans la mort, Harry Baur devint un symbole de courage moral.
Il repose au Cimetière de Saint-Vincent, dans le quartier de Montmartre à Paris, un paisible cimetière en pente douce dominant la ville qu’il aimait — lieu de repos également choisi par de nombreux artistes, poètes et visionnaires.
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L’héritage de Harry Baur perdure non seulement à travers ses interprétations monumentales, mais aussi par son refus de céder à l’oppression. Il utilisa sa voix alors que le silence aurait été plus sûr — et en paya le prix ultime.
En une époque de compromis, il choisit la conscience.
Et pour cela, la France — et le monde — ne l’oublieront jamais.

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