26/02/2026
Il arrive que quelque chose se soit produit sans accord,
malgré un silence, une sidération, une impossibilité de dire non,
ou parce que dire non n’était tout simplement pas possible à ce moment-là.
En psychanalyse, on n’interroge pas la légitimité de ce qui a été vécu.
On ne demande pas pourquoi vous n’avez pas réagi,
ni ce que vous auriez dû faire.
Le non-consentement laisse souvent des traces invisibles :
confusion, culpabilité, honte, colère, dissociation, perte de confiance en soi ou en l’autre.
Parfois, il ne laisse d’abord aucun mot, seulement un malaise diffus.
Le travail analytique offre un espace où cela peut s’approcher à votre rythme.
Sans obligation de récit.
Sans chronologie imposée.
Sans exigence de compréhension immédiate.
Il s’agit d’abord de restaurer une sécurité psychique,
de redonner une place à ce qui n’a pas pu être dit,
et de reconnaître que l’absence de consentement est déjà une violence en soi.
Ici, rien n’est forcé.
La parole n’est jamais arrachée.
Et le silence peut aussi être une manière de se protéger.
Mettre des mots — ou ne pas en mettre tout de suite —
c’est déjà commencer à reprendre un pouvoir qui a été entamé 🤍