Boussuges psychanalyste "Chronique d'une psy"

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PSYCHANALYSTE - PSYCHOTHERAPIE
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Thérapie brève - de soutien - analyse.

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22/01/2026

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22/01/2026

PODCAST VOCAL NUMÉRO 2 : RÉFLEXION SUR : L'ACTION SUFFIT-ELLE À CONSTRUIRE LA CONFIANCE EN SOI ?🙂

15/01/2026

PREMIER PODCAST AUDIO REFLEXION SUR LA LÉGITIMITÉ
😉🫠

LA VICTIMISATION :Il faut parfois oser le dire sans détour : certaines personnes ne souffrent pas seulement de leur hist...
14/01/2026

LA VICTIMISATION :
Il faut parfois oser le dire sans détour : certaines personnes ne souffrent pas seulement de leur histoire, elles s’y installent.
La posture victimaire peut devenir une véritable structure défensive.
Là où le sujet est confronté à son manque, à son désir ou à sa part de responsabilité, il choisit — souvent inconsciemment — une solution plus confortable : être causé par l’Autre.
Le monde devient persécuteur, l’histoire devient preuve, et le sujet s’exonère de la question la plus angoissante :
« Qu’est-ce que je veux vraiment ? »
Freud parlait du bénéfice secondaire du symptôme ; ici, il ne s’agit plus d’un simple gain collatéral, mais d’un investissement libidinal massif.

La plainte rapporte.
Elle produit de l’attention, du soutien, du crédit moral.
Elle offre même une jouissance paradoxale : celle d’avoir raison dans la souffrance.
À ce stade, guérir devient dangereux, car guérir signifierait perdre l’identité construite autour du préjudice.
Chez Lacan, on dirait que le sujet s’installe dans la position de l’objet lésé, espérant que l’Autre — État, famille, partenaires, réseaux sociaux — viendra enfin réparer ce qui manque.

Mais l’Autre ne répare pas le manque, il le structure. Alors la plainte se répète, se raffine, se radicalise. Plus le sujet est reconnu comme victime, plus il est dépendant du regard qui le reconnaît.
Cette posture permet d’éviter la traversée de la culpabilité, de l’ambivalence et du désir.
Tout est simple : il y a un coupable et un innocent. Or la vie psychique n’est jamais simple.
La victimisation permanente est souvent le refus d’entrer dans la complexité de soi.

La scène est idéale. La victime est aujourd’hui intouchable.
La contredire, c’est agresser.
La questionner, c’est nier sa souffrance.
Ainsi se construit une immunité symbolique qui protège le sujet… mais l’enferme aussi. Car à force d’être reconnu comme victime, on cesse d’être reconnu comme sujet capable de transformation.

Le problème est brutal : une identité construite uniquement sur le tort subi est une identité sans avenir.
Nietzsche appelait cela le triomphe du ressentiment : une morale où la blessure devient vertu et où la puissance de créer est remplacée par le pouvoir d’accuser.
Nommer une injustice est nécessaire.
S’y réduire est une autre affaire. À un certain point, la posture victimaire ne dénonce plus l’oppression : elle la prolonge intérieurement.

Et pour finir, une note d’humour psychanalytique :
Si votre souffrance commence à exiger des applaudissements, une reconnaissance officielle et un rappel quotidien de qui est le méchant, ce n’est peut-être plus un traumatisme… mais un symptôme qui a trouvé son confort, son pouvoir, et qui n’a aucune intention de guérir tant que le public reste attentif.

VOIR SOUFFRIR NOS ENFANTS :Il existe une douleur singulière, rarement nommée, presque honteuse parfois : celle des paren...
09/01/2026

VOIR SOUFFRIR NOS ENFANTS :
Il existe une douleur singulière, rarement nommée, presque honteuse parfois : celle des parents « suffisamment bons » lorsqu’ils regardent leur enfant souffrir.
Dans l’imaginaire collectif, être parent serait protéger. Prévoir. Réparer. Or la vie – et plus encore la maladie – vient brutalement rappeler une vérité insupportable : aimer n’immunise pas.

La parentalité se construit précisément dans cette tension entre toute-puissance fantasmatique et impuissance réelle.
Voir son enfant souffrir, c’est voir s’effondrer le mythe fondateur selon lequel l’amour suffirait à conjurer le réel.
Le parent suffisamment bon, pour reprendre Winnicott, n’est pas celui qui empêche la douleur, mais celui qui survit psychiquement à l’impossibilité de la supprimer.
Et pourtant, cette survie a un coût. Elle confronte à une culpabilité archaïque : « si mon enfant souffre, c’est que j’ai failli ».
Même lorsque la raison sait que la maladie, l’épreuve ou l’injustice ne relèvent pas de la responsabilité parentale, l’inconscient insiste, accuse, ronge.

Cette souffrance parentale révèle l’un des paradoxes les plus cruels de l’amour : aimer, c’est accepter d’être atteint là où l’on est le plus vulnérable. Hannah Arendt parlait de la natalité comme d’un acte d’espérance ; mais toute espérance porte en elle la possibilité du tragique.
Mettre un enfant au monde, c’est consentir à ce qu’il soit exposé au monde — et donc à sa violence.

Cette douleur est d’autant plus difficile à porter qu’elle est souvent tue.
Notre époque valorise la performance parentale, la résilience rapide, le « ça va aller ». Il y a peu de place pour l’effondrement silencieux de ceux qui accompagnent, jour après jour, sans solution miracle, sans happy end immédiat.
La souffrance des parents est socialement invisible, car elle ne correspond à aucun rôle héroïque reconnu.

Peut-être faudrait-il alors réhabiliter cette impuissance comme une forme radicale d’amour. Rester là. Ne pas fuir. Ne pas nier. Accepter de ne pas pouvoir sauver, tout en continuant d’aimer. C’est une éthique du lien, humble et douloureuse, qui ne promet pas la guérison, mais la présence.

Et parfois, dans ce « ne rien pouvoir faire », se loge paradoxalement ce qu’il y a de plus humain.

FRERES ET SŒURS : LE PREMIER LABORATOIRE DE L’HUMAIN :Avant l’ami, avant l’amant, avant même parfois le parent comme fig...
04/01/2026

FRERES ET SŒURS : LE PREMIER LABORATOIRE DE L’HUMAIN :
Avant l’ami, avant l’amant, avant même parfois le parent comme figure intérieure, il y a le frère, la sœur. L’autre intime. Le semblable radicalement différent. Celui avec qui l’on partage le sang, mais jamais la place
La fratrie est le théâtre originel de la rivalité.
Freud y voyait le premier espace du désir entravé : l’amour parental n’est jamais total, jamais exclusif.
Le frère ou la sœur devient alors le rival imaginaire, celui qui « vole » l’amour, le temps, la reconnaissance.
Mais cette rivalité n’est pas qu’hostile : elle structure le sujet.
Elle apprend la frustration, la négociation, la jalousie, parfois la haine, mais aussi l’identification.
Le frère est souvent le miroir dans lequel le moi se construit… ou se déforme.
Les rapports frères-frères cristallisent fréquemment la question de la hiérarchie, de la puissance, de la comparaison sociale : qui est le plus fort, le plus reconnu, le plus “réussi” ?

Les relations sœurs-sœurs explorent davantage l’ambivalence entre fusion et compétition, entre sororité et rivalité silencieuse, dans un monde qui a longtemps assigné aux femmes une rareté symbolique de place et de valeur.

Les liens frères-sœurs et sœurs-frères introduisent très tôt l’altérité des genres : l’autre sexe devient familier sans être érotisable, ouvrant un espace fondamental de symbolisation du désir et de ses interdits (l’inceste comme tabou fondateur de la culture, selon Lévi-Strauss).

La fratrie est un pilier de l’organisation sociale.
Dans de nombreuses sociétés, elle dépasse la sphère affective pour devenir une unité politique, économique, clanique
Les frères peuvent être alliés ou ennemis mortels ; les sœurs, monnaies d’échange ou médiatrices de paix.
La fratrie n’est jamais neutre : elle est un nœud de pouvoir, de transmission et de mémoire.

Le frère et la sœur posent une question vertigineuse : comment aimer un autre qui me ressemble sans être moi ? Emmanuel Levinas parlerait ici d’une éthique de l’altérité : le visage du frère m’oblige, précisément parce qu’il m’est proche. Trop proche pour être ignoré. Trop autre pour être possédé.
Nos fratries portent les traces de nos époques : familles recomposées, demi-frères, quasi-sœurs, liens choisis plus que subis.
Le sang ne suffit plus à faire lien ; il faut du sens, du récit, parfois du travail psychique. Beaucoup d’adultes passent leur vie à rejouer, réparer ou fuir la scène fraternelle originelle.
La fratrie est souvent le lieu de nos blessures les plus archaïques… mais aussi de nos loyautés les plus profondes.
On ne se choisit pas frères et sœurs.
Mais on passe parfois toute une vie à essayer de comprendre ce que ce lien a fait de nous — et pourquoi, malgré tout ça, c’est encore lui ou elle qui mange la dernière part de gâteau.

À l’aube de 2026, j’ai envie de nous souhaiter bien plus que de simples réussites ou résolutions.Je nous souhaite de la ...
01/01/2026

À l’aube de 2026, j’ai envie de nous souhaiter bien plus que de simples réussites ou résolutions.
Je nous souhaite de la bienveillance, envers les autres mais aussi envers nous-mêmes.
Je nous souhaite de la douceur dans un monde parfois rude, et du courage pour rester fidèles à ce qui compte vraiment.
Que cette nouvelle année nous rappelle la valeur de l’écoute, du respect, de la solidarité et de l’empathie.
Que nous prenions le temps de regarder l’autre avec le cœur, de tendre la main plutôt que de juger, de comprendre plutôt que de diviser.
Je nous souhaite des liens vrais, des moments simples mais précieux, des rires partagés, et la capacité de trouver de la lumière même dans les jours plus sombres.
Que chacun puisse avancer à son rythme, avec dignité, espoir et humanité.
Prenons soin les uns des autres.
Très belle année 2026 à vous 🤍✨

CHAQUE ANNÉE, LA MÊME QUESTION SURGIT, APPAREMMENT ANODINE, MAIS CHARGÉE D’UN POIDS INCONSCIENT CONSIDÉRABLE :« Tu fais ...
28/12/2025

CHAQUE ANNÉE, LA MÊME QUESTION SURGIT, APPAREMMENT ANODINE, MAIS CHARGÉE D’UN POIDS INCONSCIENT CONSIDÉRABLE :
« Tu fais quoi pour le Nouvel An ? »

« L'inconscient est le réservoir des désirs, et de désirs inconciliables », pensait Freud.

Cette question agit comme un déclencheur de comparaison narcissique.
Elle ne demande pas tant ce que tu fais que ce que tu montres. Elle convoque le regard de l’Autre — au sens lacanien — celui qui observe, évalue, hiérarchise.
À travers elle, nous sommes sommés de prouver que nous sommes désirables, entourés, vivants socialement.
Ne pas avoir de réponse « intéressante » peut réveiller des affects anciens : honte, sentiment d’exclusion, peur de ne pas être assez.

Le Nouvel An est un moment symbolique fort : une coupure temporelle, presque un rite de passage moderne. Inconsciemment, il réactive l’angoisse du temps qui passe, de la finitude, de ce qui n’a pas été accompli.
Organiser une fête devient alors une défense psychique : on remplit le vide par le bruit, l’alcool, les rires, comme on recouvrirait une fissure intérieure.
Faire la fête, ce n’est pas toujours célébrer — c’est parfois éviter de penser.
Choisir de ne rien organiser vient bousculer ce mécanisme. Cela suppose une certaine tolérance au vide, ce que la psychanalyse appelle la capacité de solitude.
Être capable de ne pas se distraire de soi-même. De ne pas anesthésier l’angoisse par l’agitation.
Ce choix peut révéler un mouvement de maturité psychique : accepter que l’existence n’ait pas toujours besoin d’être mise en scène pour avoir de la valeur
Il y a aussi, derrière ce refus de la fête obligatoire, une rupture avec le Surmoi contemporain. Celui qui murmure :

« Tu dois être heureux. Tu dois t’amuser. Tu dois profiter. »
Ne rien faire, c’est parfois dire non à cette tyrannie du plaisir imposé.
C’est reconnaître que le désir ne se commande pas, qu’il se respecte — même quand il est calme, discret, silencieux.
Enfin, ce choix révèle une vérité profondément humaine : nous ne cherchons pas toujours l’intensité, mais la sécurité émotionnelle.
Un canapé, une lumière tamisée, l’absence d’attente.
Un passage d’année sans performance, sans masque, sans obligation d’être quelqu’un de plus que ce que l’on est déjà.

Et puis, soyons honnêtes…
Si Freud avait connu Netflix, une couverture et un bol de soupe le 31 décembre,
il aurait probablement appelé ça
un excellent compromis entre le principe de plaisir et le principe de réalité.😁

NOËL : ENTRE ANGOISSE EXISTENTIELLE, FANTASME COLLECTIF ET FOIE GRAS OBLIGATOIRE :Noël est un moment de retour du refoul...
22/12/2025

NOËL : ENTRE ANGOISSE EXISTENTIELLE, FANTASME COLLECTIF ET FOIE GRAS OBLIGATOIRE :
Noël est un moment de retour du refoulé en version guirlandes.
Ce n’est pas une fête anodine : elle convoque l’enfance, la famille, la dépendance, le don, l’attente… bref, tout ce sur quoi s’est construit le psychisme. Freud aurait sans doute parlé d’un grand rendez-vous avec nos objets internes : ceux qui ont été suffisamment bons, et ceux qui ont laissé des manques.
Pour certains, Noël réactive le fantasme de la “bonne famille” : celle qui rassure, enveloppe, nourrit — au sens propre comme au sens symbolique.
On y retrouve l’illusion infantile d’un monde cohérent, chaleureux, où l’on est reconnu et aimé sans condition.
La joie de Noël vient alors d’une continuité affective : l’adulte peut encore s’appuyer sur l’enfant qu’il a été, sans que cela fasse trop mal.
Pour d’autres, Noël est une scène traumatique déguisée en fête.
Elle oblige à rejouer des rôles familiaux figés, à se confronter aux absents, aux non-dits, aux conflits jamais élaborés. L’angoisse surgit là où l’inconscient proteste : « ce n’est pas ça que j’ai vécu ». L’idéalisation collective de Noël agit comme un surmoi féroce : sois heureux, sois reconnaissant, aime ta famille. Et plus l’injonction est forte, plus la culpabilité et la solitude peuvent l’être aussi.
Noël est devenu un rituel hybride : à la fois religieux, marchand, familial et identitaire. On nous vend du lien, de la magie, du bonheur prêt-à-consommer.

Mais le lien ne se fabrique pas en 24 heures, et la magie ne compense pas les manques affectifs.
Cette contradiction crée une tension psychique massive : nous sommes sommés de vivre une émotion normée, dans une société où les structures familiales, les repères et les croyances sont de plus en plus fragmentés.
Ce qui se joue réellement à Noël, c’est la question fondamentale du désir et du manque :

– Puis-je recevoir sans dette ?
– Puis-je être avec les autres sans me perdre ?
– Puis-je survivre à la comparaison avec l’idéal collectif ?

Et au fond, si Noël angoisse ou réjouit, c’est parce qu’il nous rappelle que nous avons tous été des enfants dépendants… et que nous ne l’avons pas tous été de la même manière.

Alors respirons.
Noël n’a pas à être parfait, ni joyeux, ni profond.
Il peut être maladroit, bancal, trop bruyant ou trop silencieux. Et c’est déjà très bien comme ça.

Quoi qu’il en soit, je vous souhaite à toutes et à tous de très belles fêtes — qu’elles soient festives ou calmes, entourées ou solitaires, traditionnelles ou complètement improvisées.
Et surtout : que personne ne se sente obligé d’aimer Noël… ni la dinde sèche. 😉

LE CHEVAL ET LA PSYCHÉ :Dans le silence d’un regard animal, quelque chose en nous se déposeLa relation à l’animal touche...
19/12/2025

LE CHEVAL ET LA PSYCHÉ :
Dans le silence d’un regard animal, quelque chose en nous se dépose
La relation à l’animal touche des strates archaïques de la psyché, là où le langage n’a pas encore pris toute la place.
L’animal ne demande pas d’explication, il ne négocie pas avec le masque social : il perçoit, il ressent, il répond. Cette absence de jugement agit comme un miroir brut de notre monde intérieur.

Le cheval, plus que tout autre, occupe une place singulière dans cet espace psychique. Animal de proie, hypersensible, il capte les micro-variations émotionnelles que nous-mêmes peinons parfois à reconnaître. Face à lui, l’inconscient se trahit : tension, peur, colère ou apaisement s’inscrivent immédiatement dans notre posture, notre respiration, notre énergie.
Le cheval ne se laisse pas convaincre par le discours conscient ; il entre en relation avec ce que nous sommes, pas avec ce que nous prétendons être.

Dans ce lien, quelque chose de profondément réparateur peut émerger.
Le cheval invite à la régulation émotionnelle, à l’ancrage corporel, à la cohérence interne. Il oblige à une présence vraie. Pour être en relation avec lui, il faut s’habiter soi-même. Ainsi, il devient un médiateur puissant entre le corps et la psyché, entre le conscient et l’inconscient, offrant un espace où les conflits internes peuvent se déposer sans mots, mais non sans sens.

C’est peut-être là l’un de ses plus grands bienfaits : le cheval nous apprend que la relation authentique ne passe pas toujours par la parole, mais par l’accord juste entre ce que l’on ressent, ce que l’on pense et ce que l’on incarne.

Et puis, il faut bien l’avouer… peu de thérapeutes de 600 kilos vous obligent à travailler votre alignement intérieur avant même d’accepter de vous dire bonjour.😉

SAPIOSEXUEL ???Il y a ceux qui tombent pour un sourire… et puis il y a les sapiosexuels. Être sapiosexuel, ce n’est pas ...
11/12/2025

SAPIOSEXUEL ???
Il y a ceux qui tombent pour un sourire… et puis il y a les sapiosexuels.
Être sapiosexuel, ce n’est pas seulement apprécier les idées brillantes ou les conversations érudites : c’est être profondément attiré par l’esprit, par cette vivacité intérieure qui révèle la curiosité, l’imagination, la subtilité et la finesse de pensée d’une personne.
C’est sentir un magnétisme dans la façon de percevoir le monde, de jouer avec les idées, de transformer chaque mot en un frisson.

Chaque échange devient un terrain de jeu secret où désir et admiration se mêlent, où l’érotisme naît dans la subtilité des pensées et la danse des esprits.
Cette attraction révèle un lien avec notre inconscient :
nous projetons sur l’esprit de l’autre nos désirs de compréhension, d’intimité et de connexion profonde.
Aimer l’esprit, c’est chercher à rencontrer le noyau invisible de l’âme humaine, un espace où l’intimité ne se mesure pas en corps mais en conscience partagée.

En somme, être sapiosexuel, c’est comme lire un poème interdit : fascinant, troublant, et absolument addictif… mais sans danger pour la digestion. 😉

ET SI LA DÉLICATESSE ÉTAIT LE VRAI FONDEMENT DE L’HUMAIN ?La délicatesse n’est pas une faiblesse. Elle est une intellige...
10/12/2025

ET SI LA DÉLICATESSE ÉTAIT LE VRAI FONDEMENT DE L’HUMAIN ?

La délicatesse n’est pas une faiblesse. Elle est une intelligence du lien.
Elle naît très tôt, dans les premiers gestes reçus : une main qui ne brusque pas, une voix qui ne heurte pas, un regard qui ne dévore pas.
Elle est l’apprentissage du “ne pas envahir l’autre”, cette capacité à se contenir soi-même pour laisser un espace respirable autour de l’autre.
Elle est le contraire de l’impulsion brute : elle est pulsion civilisée, désir rendu habitable.

La délicatesse est ce qui a permis aux groupes humains de ne pas s’effondrer sous le seul poids de la force.
Elle est dans les rites, dans les silences respectés, dans les seuils que l’on ne franchit pas sans y être invité.
Elle est un art du rythme : savoir quand s’approcher, quand s’effacer, quand attendre.
C’est elle qui transforme la simple coexistence en véritable humanité.

La délicatesse est un langage invisible.
Elle ne fait pas de bruit, ne s’impose pas, ne conquiert rien. Elle tisse discrètement.
Or, c’est précisément ce tissage qui semble aujourd’hui se défaire.
Nous vivons dans un monde où la vitesse a remplacé la nuance, où l’opinion a remplacé l’écoute, où l’exposition de soi a remplacé la retenue.
L’absence de délicatesse devient peu à peu insupportable, non parce qu’elle nous dérange superficiellement, mais parce qu’elle désagrège quelque chose de fondamental :
elle est un véritable défondement de notre condition humaine.

Quand il n’y a plus de délicatesse, le monde devient brutal, même sans violence apparente.
Les mots deviennent des projectiles, les regards des instruments de domination, les silences des abandons.
Ce n’est pas seulement une crise de politesse : c’est une crise de l’âme collective.
Ce n’est pas une nostalgie du passé, c’est un appel vital à retrouver ce qui nous rend habitables les uns pour les autres.

Réapprendre la délicatesse, ce n’est pas revenir en arrière.
C’est résister.
C’est choisir de ralentir dans un monde qui accélère, de nuancer dans un monde qui tranche, de toucher le monde sans l’abîmer.

Et au fond, la délicatesse, c’est peut-être ce petit geste maladroit de l’humain qui essaie de ne pas blesser… tout en trébuchant quand même, mais en s’excusant sincèrement, avec un mouchoir, un sourire fragile et cette phrase universelle : « Pardon, je ne voulais pas faire mal » — ce qui, finalement, sauve peut-être encore une grande partie de notre humanité.

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