24/02/2026
Je rappelle qu’il s’agit de mon histoire, de mes choix, et que cela n’est en rien à prendre comme une vérité universelle pour ton cas personnel.
Il est important de préciser que j’ai eu mes règles (lunes, bidule, les Anglais… bref, appelle ça comme tu veux) à 11 ans, ce qui est relativement jeune.
Mon corps n’a absolument pas supporté ce changement hormonal brutal et s’est complètement déréglé.
(Je ne rentre pas dans les détails mais… à 11 ans, c’est pas hyper fun.)
J’ai rapidement pris ma première pilule.
Puis, au fil du temps, à mesure que mes pathologies se révélaient, j’en ai souvent changé.
J’ai même pris les fameuses pilules de 3e génération, celles qui ont ensuite été retirées du marché (notamment à cause des risques de méningiomes, si je ne dis pas de bêtise… tip top !).
Finalement, mon gynécologue m’en a prescrit une qui mettait tout “en pause”, une sorte de ménopause artificielle.
Honnêtement ? Quel soulagement.
Je ne saignais plus. Donc, dans ma tête, je n’avais plus de problème.
Aujourd’hui, j’appelle ça :
mettre la poussière sous le tapis et attendre que le tas devienne trop gros pour être caché.
En réalité, mon corps était en mode survie depuis certains événements traumatiques de mon passé.
Ne plus avoir à gérer les cycles, les douleurs, les fluctuations hormonales… ça lui faisait un bien fou. Il pouvait enfin souffler un peu.
Les années passent. Les événements de vie aussi.
Et un jour, mon corps semble me dire :
“Bon… ça va mieux maintenant. On arrêterait pas, s’il te plaît ?”
Je commençais à oublier ma pilule.
Mon corps la rejetait.
Bref : pilule VS corps.
Le corps a gagné.
Mon gynéco n’était pas ravi :
“Tu ne veux pas te soigner ? Ne te plains pas si l’endométriose t’envahit.”
J’ai décidé de ne pas écouter.
J’ai attendu que mon cycle revienne, à son rythme.
Et j’ai eu peur.
Peur des hémorragies en soirée.
Peur d’avoir encore plus mal qu’avant.
Peur de cycles irréguliers.
Peur d’être perdue dans ma contraception.
Bref… mille questions.
Mais le corps est intelligent.
Il sait.
Petit à petit, il a repris son rythme.
Et moi, j’ai recommencé à vivre.
J’ai retrouvé une libido.
Des émotions.
De l’énergie.
Une envie de créer, d’avancer.
Je me suis dit :
“Ah… donc c’est ça, la vie avec un corps connecté.”
(J’insiste : c’est MON ressenti. Pas une injonction.)
Puis en octobre 2025, j’ai dû reprendre la pilule pour une congélation d’ovocytes (ça méritera un post à part entière).
Pendant 4 mois, je me suis sentie sans énergie.
Déconnectée.
Éteinte émotionnellement.
Je mettais ça sur le compte de la fatigue de 2025, du trop-plein, des événements.
Et c’était sûrement en partie vrai.
Mais après la ponction, j’ai arrêté net la pilule.
Et au bout de 15 jours, j’ai senti quelque chose de très clair :
Le travail que j’avais fait pour apprivoiser mon cycle et mon corps n’avait pas disparu.
Il était toujours là.
Aujourd’hui, je retrouve mon énergie.
L’envie d’avancer.
Comme si la nature reprenait doucement ses droits 🌿