Laurie Callac - Psychologue Clinicienne et Psychothérapeute

Laurie Callac - Psychologue Clinicienne et Psychothérapeute Psychologue Clinicienne et Psychothérapeute | Spécialisée dans les TCA | Nantes

Certaines femmes ne montent pas sur la balance pour connaître leur poids.Elles montent dessus pour essayer de calmer que...
28/05/2026

Certaines femmes ne montent pas sur la balance pour connaître leur poids.

Elles montent dessus pour essayer de calmer quelque chose.

Le problème, c’est que plus le cerveau associe le contrôle au soulagement… plus il finit par avoir besoin de vérifier en permanence.

Et à force, un chiffre peut commencer à décider : de l’humeur, de ce qu’on “mérite” de manger, ou même de la valeur qu’on se donne.





On sous-estime à quel point certaines femmes vivent en tension permanente.À quel point anticiper, contrôler, gérer, teni...
26/05/2026

On sous-estime à quel point certaines femmes vivent en tension permanente.

À quel point anticiper, contrôler, gérer, tenir, penser à tout, rester “raisonnable”, ne jamais trop déranger… peut devenir une manière de se sentir en sécurité intérieurement.

Alors forcément, lâcher prise ne ressemble pas toujours à quelque chose d’apaisant.

Parfois, ça ressemble surtout à perdre ce qui permettait de tenir jusque-là.

Alors apprendre à se sentir en sécurité autrement, c’est déjà une immense partie du travail thérapeutique.





Je ne pense pas que tous ces contenus partent de mauvaises intentions.Et je ne pense pas non plus que tout soit “toxique...
24/05/2026

Je ne pense pas que tous ces contenus partent de mauvaises intentions.

Et je ne pense pas non plus que tout soit “toxique”.

Mais quand on travaille avec des personnes qui souffrent de troubles alimentaires, on voit aussi à quel point certains contenus peuvent entretenir le contrôle, la culpabilité, l’obsession alimentaire, ou la honte du corps… même quand ils ont l’air “bienveillants”.

Je pense qu’on manque énormément de nuance sur Instagram quand on parle des TCA.





Le problème avec le “foutu pour foutu”, c’est qu’il donne l’impression que tout est déjà raté.Alors qu’au fond, on parle...
22/05/2026

Le problème avec le “foutu pour foutu”, c’est qu’il donne l’impression que tout est déjà raté.

Alors qu’au fond, on parle souvent juste : d’un biscuit, d’un repas, d’une journée imparfaite.

Mais quand on vit son alimentation dans le contrôle permanent, le moindre « écart » peut rapidement ressembler à un échec total.

Et plus les règles deviennent strictes, plus le cerveau finit souvent par osciller entre :
“je gère parfaitement” et “tant pis”.





Je pense qu’on banalise énormément la souffrance des femmes autour du poids, du corps et de l’alimentation.Comme si c’ét...
20/05/2026

Je pense qu’on banalise énormément la souffrance des femmes autour du poids, du corps et de l’alimentation.

Comme si c’était presque “normal” de culpabiliser de manger, penser à son poids tous les jours, se détester dans le miroir, ou attendre de maigrir pour enfin vivre pleinement.

Du coup, beaucoup arrivent en thérapie persuadées qu’elles sont simplement “faibles”.

Alors qu’elles sont souvent surtout épuisées d’avoir passé des années à lutter contre elles-mêmes.





Ce qui me frappe à chaque fois, c’est à quel point la même question revient immédiatement :“Pourquoi maintenant ?”Comme ...
18/05/2026

Ce qui me frappe à chaque fois, c’est à quel point la même question revient immédiatement :

“Pourquoi maintenant ?”

Comme si le plus dérangeant, ce n’était pas ce qu’une femme raconte… mais le moment où elle décide enfin d’en parler.

Et honnêtement, je trouve ça assez glaçant de voir à quel point on analyse souvent : leurs émotions, leurs réactions, leurs contradictions, leur façon de parler… plus que ce qu’elles ont réellement vécu.

Alors qu’en thérapie, je vois aussi énormément de femmes qui mettent parfois des années avant même de réussir à se dire :

“En fait, ce que j’ai vécu n’était pas normal”

Je pense que beaucoup de femmes ont déjà vécu ce moment.Retomber sur une vieille photo. Se rappeler à quel point elles s...
16/05/2026

Je pense que beaucoup de femmes ont déjà vécu ce moment.

Retomber sur une vieille photo. Se rappeler à quel point elles se trouvaient “grosses” à l’époque. Puis réaliser, des années plus t**d, qu’elles étaient surtout extrêmement dures avec elles-mêmes.

Et je trouve ça hyper violent.

Passer une partie de sa vie à détester un corps… qu’on regarderait aujourd’hui différemment.





On parle beaucoup des compulsions, des crises, du “craquage”. Comme si c’était ça le problème, de « trop manger ». Beauc...
14/05/2026

On parle beaucoup des compulsions, des crises, du “craquage”. Comme si c’était ça le problème, de « trop manger ».

Beaucoup moins du fait que énormément de femmes passent leurs journées à essayer de ne pas trop manger.

À se contrôler.
À compenser.
À culpabiliser dès qu’elles mangent quelque chose de “pas prévu”.

Sauf qu’un corps qu’on prive finit souvent par réclamer.

Et plus on essaye de contrôler son alimentation, plus la nourriture prend de la place mentalement.

C’est souvent ce qui entretient le cycle restriction-compulsion :
restriction → frustration → compulsion → culpabilité → restriction

Alors beaucoup de femmes finissent par penser : “le problème c’est que je mange trop.”

Alors que très souvent, le problème a commencé bien avant les crises.





On parle énormément de perte de poids. Mais beaucoup moins de ce que certaines prises de poids essayent parfois de proté...
12/05/2026

On parle énormément de perte de poids. Mais beaucoup moins de ce que certaines prises de poids essayent parfois de protéger.

Parce que parfois, le corps change après : un trauma, une relation toxique, du harcèlement, une période d’insécurité, ou simplement des années passées en hypervigilance.

Et non, ça ne veut pas dire que “tout est psychologique”.

Mais réduire le corps à un manque de volonté est souvent beaucoup trop simpliste.

Le corps essaye parfois juste de survivre avec les outils qu’il a trouvés.

Et je pense que beaucoup de femmes passent leur vie à être en guerre contre un corps… qui essayait peut-être simplement de les maintenir en sécurité.





Quand on revoit les films des années 2000 aujourd’hui, c’est quand même fou de voir à quel point les “glow up” féminins ...
10/05/2026

Quand on revoit les films des années 2000 aujourd’hui, c’est quand même fou de voir à quel point les “glow up” féminins étaient présentés comme des réussites.

Les héroïnes devenaient plus belles, plus minces, plus élégantes, plus désirables… et soudainement elles devenaient aussi plus importantes.

Le Diable s’habille en Prada le montre hyper bien avec Andy.

Au début, elle est déjà intelligente, drôle et compétente. Mais ça ne suffit pas. Elle doit apprendre les codes, se transformer, devenir plus “impressionnante” pour enfin être respectée.

Et le plus troublant dans le film, c’est que même quand elle réussit enfin… ça a un goût amer.

Parce qu’à force de s’adapter partout, elle finit par ne plus trop se reconnaître elle-même.

Je pense que beaucoup de femmes connaissent cette sensation-là.

A l’époque et pendant longtemps, beaucoup de femmes ont regardé la transformation d’Andy Sachs comme un “glow up”.Mais e...
08/05/2026

A l’époque et pendant longtemps, beaucoup de femmes ont regardé la transformation d’Andy Sachs comme un “glow up”.

Mais en revoyant ce film aujourd’hui… je crois qu’il parle surtout de validation, de perfectionnisme et du besoin de devenir enfin “assez”.

Avec le recul, je pense que beaucoup de femmes ne voulaient pas juste être plus « stylées ». Elles voulaient surtout enfin se sentir aimées, légitimes et admirées.

Vous aussi, vous le voyez différemment aujourd’hui ce film ? 👀

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