11/01/2026
On le voit par exemple avec les rancunes : une partie de nous reste bloquée dans le passé. Comme si l’on mettait l’image en pause, nous rejouons sans cesse la même scène, instant après instant, et c’est cela qui nous fait souffrir. Une part de notre esprit demeure attachée à quelque chose qui n’existe pourtant plus. Voilà la contradiction.
Cette souffrance vient du fait que nous ne sommes plus en accord avec la loi naturelle de l’impermanence : toute chose apparaît et disparaît en même temps. Les moments du passé n’existent plus réellement. Pourtant, au présent, nous continuons à les rejouer, à nourrir des jugements, des blessures, des scénarios.
Si nous installons notre esprit dans la compréhension que le passé n’est qu’un souvenir et que le futur n’est qu’une prédiction, alors il devient clair qu’une seule chose existe réellement : l’instant présent. Déjà, cette prise de conscience allège le poids du passé et nous libère de sa répétition.
Ensuite, cette compréhension peut s’appliquer à tout ce qui nous encombre : l’inquiétude, la colère, le sentiment de perte. Tout cela appartient au passé, qui n’existe plus aujourd’hui. Nous pouvons donc le laisser aller et, dans l’instant présent, apparaître comme une personne entièrement nouvelle.