14/01/2026
En 2026, l’arrêt du tabac pourrait bénéficier d’un contexte plus favorable en France, avec plusieurs évolutions importantes qui concernent directement les fumeurs… et tous les professionnels qui les accompagnent.
1) Côté traitements : un “retour” qui compte
La varénicline (Champix) a été remise à disposition sur le marché français à partir de juin 2025, après plusieurs années d’absence.
L’enjeu, désormais, est d’avoir une disponibilité plus stable (pour éviter que les patients se retrouvent bloqués en plein sevrage) sachant que l’historique récent a justement été marqué par des ruptures et des rappels/alertes qualité pouvant impacter l’approvisionnement.
En parallèle, de nouvelles pistes continuent d’avancer autour de la cytisine / cytisinicline. L’idée est d’élargir l’arsenal thérapeutique, à condition que les étapes réglementaires et tarifaires aboutissent à une mise à disposition réelle.
2) Côté “bonnes pratiques” : une actualisation attendue
Les recommandations de la HAS datant de 2014 sont en cours d’actualisation (note de cadrage publiée), avec l’objectif de soutenir une approche plus pro-active. Repérer, proposer, accompagner, et ne plus attendre que la personne “soit prête”.
3) Côté organisation des soins : une évolution majeure pour les infirmiers
Le décret n° 2025-1306 du 24 décembre 2025, publié au Journal officiel, définit le périmètre de l’exercice infirmier et instaure la consultation infirmière.
Pour les patients, c’est potentiellement un message simple : plus de portes d’entrée possibles, plus de suivi de proximité, plus d’accompagnements structurés et, on peut l’espérer, une meilleure reconnaissance des consultations de tabacologie réalisées par des infirmiers en libéral.
Arrêter de fumer n’est pas “juste” arrêter un geste : c’est traiter une dépendance, et plus les solutions (médicamenteuses + accompagnement) sont accessibles et coordonnées, plus les chances de réussite augmentent.