04/04/2026
Tu ne guériras pas plus vite en étant pressé. 🥹
On vit dans un monde où tout doit être rapide. Rapide et mesurable.
Alors quand on a mal, on applique la même logique : on veut un diagnostic maintenant, un traitement efficace tout de suite, et un résultat visible d’ici mardi.
Mais le corps ne fonctionne pas comme une app. Il ne se met pas à jour. 🫥
Ce que la recherche montre, c’est que cette impatience, cette exigence de rentabilité appliquée au soin, est elle-même un facteur de chronicité.
Plus tu veux aller vite, plus ton système nerveux s’emballe. Plus il s’emballe, moins il se régule. Et moins il se régule, plus la douleur s’installe.
Des philosophes comme Byung-Chul Han ou Hartmut Rosa décrivent ça très bien : on est passé d’une société où quelqu’un nous imposait le rythme à une société où on se l’impose soi-même. On s’auto-exploite… y compris dans notre rapport au corps.
Edgar Morin ajouterait : on ne peut pas isoler un symptôme de son contexte. Le corps n’est pas une machine qu’on répare. C’est un système vivant qu’on accompagne.
La guérison n’est pas un sprint. C’est un processus. Et la première étape de ce processus, c’est d’accepter qu’il prenne le temps qu’il prend.
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