02/02/2026
Choses promises, choses dues, voici les formations du mois de février : les 3 et 6 février
ÉTHIQUE et BIENTRAITANCE à l'épreuve du soin :
Public : Cadres de santé, thérapeutes, professionnels référents
Finalité : Outiller le raisonnement éthique pour soutenir la qualité des décisions cliniques, organisationnelles et relationnelles.
Voici le programme :
A/ La communication comme vecteur de l’éthique
La communication comme support du raisonnement éthique :
outil d’évaluation clinique de la situation
accès aux besoins exprimés et non exprimés
médiateur entre résident, proches et équipe
👉 L’éthique vise l’amélioration continue de la qualité du soin et de l’accompagnement.
B/Éthique et droit
Cadre légal structurant la pratique :
Droits des malades (loi du 4 mars 2002)
Protection des personnes vulnérables
Libertés individuelles
Vieillissement, dépendance, fin de vie
Focus : libertés du résident
🎭 Saynète clinique : remise en cause de la liberté d’un résident
→ Analyse croisée :
droits / sécurité / valeurs professionnelles / morale individuelle / responsabilité.
Réflexion commune : construction du schème de l’éthique
Identifier les composantes d’une situation éthique :
faits observables
risques
besoins du résident
représentations professionnelles
contraintes institutionnelles
Passage d’une perception subjective à une élaboration clinique partagée.
C/La bientraitance
La bientraitance comme posture professionnelle ajustée, et non injonction morale.
Questions centrales :
Comment agir AVEC le sujet plutôt que POUR lui ?
Comment articuler : cadre, temps, observance, sécurité, singularité ?
Prise en compte :
besoins du résident
besoins institutionnels
besoins et limites du professionnel
Notions associées :
responsabilité
déontologie
approche Humanitude.
De la morale à l’éthique
Passage d’une réflexion individuelle à une élaboration collégiale et transversale
Distinction :
morale personnelle / valeurs professionnelles / décision éthique argumentée.
D/Assertivité, posture professionnelle et bientraitance hors les murs
Lien entre : positionnement professionnel etrespect de soi et de l’autre
prévention de l’usure éthique
Recherche de sens entre valeurs personnelles et fonctions exercées.
E/ Valeurs, citoyenneté et place du résident
La bientraitance comme valeur professionnelle.
Réflexion sur ce qu’est une valeur
-valeurs républicaines et éthique du soin
le résident comme sujet de droits et citoyen (vote, choix, droit au risque)
F/Prise en compte des émotions :
celles des professionnels
celles des résidents
mécanismes de projection.
G/L’éthique : miroir, doute et réflexion collégiale
L’éthique repose sur :
le doute professionnel
le questionnement
l’écoute pluriprofessionnelle
la confrontation des points de vue
la décision argumentée.
H/Démarche éthique institutionnelle
La promotion de l’éthique et de la bientraitance s’appuie sur l’analyse des situations à partir de :
projet d’établissement
charte éthique
projets personnalisés
comptes rendus de réunions
fiches d’actions
déclarations d’événements indésirables
➡️ Chaque situation devient un objet d’analyse clinique.
I/Réflexion éthique = élément de bientraitance
La démarche réflexive constitue en elle-même un acte de bientraitance envers le résident et envers les équipes.
J/ L’éthique en mouvement
Aucune décision n’est définitive.
Principes :
se remettre en question
réévaluer l’observance et les pratiques
travail collégial
Méthode inspirée d’OHERIC :
Observer – Écouter – Hypothèses – Évaluer – Réajuster.
12. Atelier de clôture
La communication, le doute professionnel et l’ajustement des pratiques comme leviers.
Question finale :
Quelles pratiques pouvez-vous réinterroger et modifier dès aujourd’hui pour renforcer la bientraitance par une réflexion éthique ?
Si sur deux jours :
➕ La gestion des conflits de valeurs
Ex : liberté vs sécurité / volonté du résident vs famille / soin vs refus.
➕ La traçabilité comme acte éthique
Écrire = rendre visible la réflexion, sécuriser la décision.
➕ Le risque de maltraitance institutionnelle non intentionnelle
Quand l’organisation produit de la contrainte.
➕ L’éthique du refus de soin
Capacité du professionnel à tolérer le non-choix.
Le Jeudi 12 février :
Décrypter les CONDUITES ADDICTIVES et les RISQUES de passage à l'acte SUICIDAIRE.
A/ Comprendre les conduites addictives : fonctions psychiques, mécanismes neurobiologiques et rôle de la dépendance comme régulation émotionnelle.
B/ Addiction comme tentative d’adaptation : gestion de l’angoisse, du vide, du trauma, de la perte de sens.
C/ Facteurs de vulnérabilité : isolement, troubles psychiatriques, douleurs chroniques, ruptures, vieillissement, institutionnalisation.
D/ Lien entre addiction et risque suicidaire : désinhibition, impulsivité, perte d’espoir, comorbidités dépressives.
E/ Repérage clinique des signaux faibles : changements comportementaux, discours indirect sur la mort, conduites à risque, rupture de soins.
F/ Évaluation du risque de passage à l’acte : idéation, scénario, accessibilité des moyens, temporalité, facteurs de protection.
G/ Posture professionnelle : alliance, écoute sans banalisation ni dramatisation, maintien du lien malgré l’ambivalence.
H/ Gestion des situations critiques : travail en équipe, traçabilité, levée du secret partagé, articulation avec dispositifs d’urgence.
I/ Limites professionnelles et cadre institutionnel : responsabilité, prévention de l’épuisement émotionnel, supervision.
J/ Atelier clinique : analyse de situations réelles, élaboration collective des conduites à tenir face à l’addiction et au risque suicidaire.
Si vous êtes intéressé pour suivre une formation, merci de transmettre vos attentes en pièces jointes.
A très vite !
Christelle Moreau