Géraldine Maigret - Neuropsychologue

Géraldine Maigret - Neuropsychologue Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Géraldine Maigret - Neuropsychologue, Service de santé mentale, 1 Rue Marechal Vaillant, Nogent-sur-Marne.
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Quand certaines pratiques éducatives aggravent les troubles du comportementLes troubles du comportement chez l’enfant et...
26/01/2026

Quand certaines pratiques éducatives aggravent les troubles du comportement

Les troubles du comportement chez l’enfant et l’adolescent sont loin d’être rares : ils concernent environ 1 enfant sur 20 dans le monde. Opposition intense, agressivité, transgression des règles ou crises fréquentes peuvent rapidement peser lourdement sur la vie familiale, scolaire et sociale.

Depuis longtemps, les chercheurs savent que la manière dont les parents interagissent avec leur enfant est liée à ces difficultés.
Mais une question essentielle restait en suspens :�
👉 les pratiques éducatives sont-elles réellement une cause des troubles du comportement, ou seulement une conséquence des difficultés de l’enfant ?

Ce que montre la recherche récente de Karwatowska et al. (2025) :
Une grande étude internationale, portant sur près de 40 000 enfants, apporte aujourd’hui un éclairage important. Les chercheurs montrent que certaines pratiques parentales peuvent effectivement aggraver les troubles du comportement.
Ce sont les pratiques éducatives négatives qui ont un impact :
* réponses parentales très coercitives,
* punitions sévères ou incohérentes,
* escalades de conflits,
* climat relationnel marqué par la tension ou l’hostilité.

Ces pratiques augmentent, même modestement, le risque et l’intensité des troubles du comportement chez l’enfant.

Et les pratiques éducatives positives ?
L’étude ne montre pas d’effet direct des pratiques dites « positives » (encouragements, chaleur affective, valorisation) sur la diminution des troubles du comportement.
Cela ne signifie évidemment pas que l’affection, l’écoute ou le soutien sont inutiles — ils sont essentiels au développement de l’enfant. Mais face à des troubles du comportement installés, ils ne suffisent pas à eux seuls.

👉 Le message clé est le suivant :�réduire les pratiques éducatives qui alimentent les conflits est plus déterminant que multiplier uniquement les pratiques positives.

Ces résultats ne doivent surtout pas être lus comme une mise en accusation des parents. Les situations de tension éducative apparaissent souvent lorsque les parents sont eux-mêmes épuisés, démunis ou sans soutien.

La recherche montre surtout une chose :�👉 aider les parents à sortir des cercles vicieux relationnels est l’un des leviers les plus puissants pour aider les enfants.
C’est pourquoi les accompagnements parentaux centrés sur :
* la cohérence éducative,
* la gestion des conflits,
* la régulation émotionnelle,
* et l’instauration d’un cadre sécurisant,
sont aujourd’hui au cœur des stratégies les plus efficaces pour prévenir et réduire les troubles du comportement.

source : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12720486/

Considérer la gestation comme un continuum développemental met en évidence que, même parmi les enfants nés à terme, il e...
21/01/2026

Considérer la gestation comme un continuum développemental met en évidence que, même parmi les enfants nés à terme, il existe des sous-groupes distincts (terme précoce vs terme complet) présentant des différences cliniquement pertinentes en termes de morbidité et de devenir.

Objectifs de l'étude de Kadosh et al. (2025) :
Comparer les issues néonatales précoces chez trois groupes de nouveau-nés :
- prématurés t**difs (late-preterm, LP) => 34+0 à 36+6 SA
- nés à terme précoce (early-term, ET) => 37+0 à 38+6 SA
- nés à terme complet (full-term, FT) => 39+0 à 41+6 SA

➡ Le développement cérébral, respiratoire, métabolique et de régulation se poursuit activement entre 37 et 39 SA.
➡ Les bébés nés à terme précoce constituent un groupe à risque modéré mais réel, souvent sous-estimé car ils sont classés comme « à terme ».

Ce que cela change concrètement :

- Sur le plan clinique : vigilance accrue sur l’alimentation, la perte de poids, la respiration et le suivi post-sortie.

- Sur le plan obstétrical : argument fort contre les césariennes de convenance ou programmations non indispensables avant 39 SA.

- Sur le plan préventif : meilleure information des parents et des professionnels sur les enjeux du « terme précoce ».

👉 En résumé : 37–38 SA n’est pas un terme “neutre”, mais une période de transition développementale avec des vulnérabilités spécifiques.

source : https://www.mdpi.com/2227-9067/12/12/1693

Jeudi 15 janvier, j’ai soutenu ma thèse 👩‍🎓Être entourée des personnes que j’aime, de mes collègues du laboratoire, et d...
20/01/2026

Jeudi 15 janvier, j’ai soutenu ma thèse 👩‍🎓

Être entourée des personnes que j’aime, de mes collègues du laboratoire, et d’un jury particulièrement sympathique et bienveillant a rendu cette soutenance encore plus précieuse.

Au-delà de l’aboutissement d’un long travail, ce fut surtout un temps de partage, d’échanges et de reconnaissance, dans une atmosphère sereine et soutenante.

Une étape importante, vécue avec beaucoup de gratitude.

Merci à toutes celles et ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à ce cheminement.🙏

Et si le sommeil influençait aussi… les émotions positives chez les enfants avec TDAH ?On sait depuis longtemps que les ...
19/01/2026

Et si le sommeil influençait aussi… les émotions positives chez les enfants avec TDAH ?

On sait depuis longtemps que les enfants avec un TDAH ont souvent des difficultés de sommeil et des émotions intenses, surtout du côté des émotions négatives (colère, frustration, irritabilité).
Mais cette étude de Sørensen et al. (2025) apporte un éclairage intéressant :

👉 Les troubles du sommeil ne sont pas seulement liés aux émotions négatives,
👉 ils sont surtout associés à une instabilité émotionnelle, notamment dans les émotions positives.

Concrètement, cela signifie que les enfants avec TDAH et des troubles du sommeil peuvent avoir du mal à réguler leur enthousiasme, leur excitation ou leur joie, avec des émotions qui montent très vite… et redescendent tout aussi brutalement.

Chez 139 enfants âgés de 8 à 12 ans, les chercheurs montrent que plus le sommeil est perturbé, plus les émotions (surtout positives) deviennent difficiles à stabiliser.

🔍 Message clé pour la clinique et le quotidien :
Améliorer le sommeil chez l’enfant avec TDAH pourrait aider non seulement à réduire l’irritabilité, mais aussi à mieux réguler l’ensemble de sa vie émotionnelle — y compris les moments « positifs », souvent sources de débordements.

💡 Le TDAH ne concerne donc pas uniquement l’attention ou l’agitation… mais aussi le rythme du sommeil et la régulation fine des émotions, dans toutes leurs nuances.

source : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S138994572502413X

Plus un enfant naît prématurément, plus le risque de développer des symptômes de TDAH est élevé, surtout en cas de grand...
16/01/2026

Plus un enfant naît prématurément, plus le risque de développer des symptômes de TDAH est élevé, surtout en cas de grande prématurité.
Mais la prématurité n’est ni une cause unique ni un destin : elle s’inscrit dans un ensemble complexe de facteurs.

La prématurité expose le cerveau :
- à une immaturité neurologique,
- à des agressions précoces (hypoxie, inflammation, soins intensifs),
- à des complications néonatales (détresse respiratoire, hémorragies, infections).

Ces éléments fragilisent particulièrement :
- les réseaux attentionnels,
- les fonctions exécutives,
- l’autorégulation émotionnelle.

👉 Ce sont précisément les fonctions impliquées dans le TDAH.

L’article insiste sur un point fondamental : le TDAH est le résultat d’une interaction de facteurs, parmi lesquels :
- Facteurs biologiques : vulnérabilité cérébrale, prématurité, exposition médicamenteuse
- Facteurs périnataux : complications à la naissance
- Facteurs maternels : santé mentale, traitements, stress
- Facteurs psychosociaux : environnement familial, précarité, qualité des interactions précoces

➡️ La prématurité agit comme un facteur de risque, pas comme une cause directe.

Ce travail soutient fortement l’idée que :
- les enfants prématurés constituent une population à risque neurodéveloppemental,
- ils devraient bénéficier d’un suivi précoce, attentif et pluridisciplinaire.

🎯 L’objectif n’est pas de diagnostiquer plus tôt à tout prix, mais de :
- repérer les fragilités attentionnelles et émotionnelles,
- soutenir les compétences parentales,
- adapter l’environnement éducatif,
- prévenir l’installation de difficultés secondaires (échec scolaire, troubles du comportement).

source : https://www.mdpi.com/1648-9144/62/1/24

Je soutiendrai ma thèse ce matin à 9h30, à l'Université de Genève.👩‍🎓Ce temps d’échange viendra conclure plusieurs année...
15/01/2026

Je soutiendrai ma thèse ce matin à 9h30, à l'Université de Genève.👩‍🎓

Ce temps d’échange viendra conclure plusieurs années de travail, de recherche et de réflexion.

Quand les outils font vraiment la différence au quotidien… ✨Appliquer des routines, poser un cadre clair, gérer les cris...
08/01/2026

Quand les outils font vraiment la différence au quotidien… ✨

Appliquer des routines, poser un cadre clair, gérer les crises, tenir dans la durée…
Quand on accompagne un enfant avec des difficultés comportementales, l’épuisement peut vite s’installer.

👉 C’est précisément pour cela que le programme Barkley en e-learning existe :
des outils concrets, structurés, évolutifs, pensés pour être applicables dans la vraie vie.

Avec le temps, les familles observent des changements réels :
✔️ un quotidien plus apaisé
✔️ moins de stress parental
✔️ un sentiment de compétence qui se renforce
✔️ et surtout… le retour du plaisir à être ensemble

💬 « Nous avons retrouvé du plaisir à passer du temps en famille, notre couple est beaucoup plus soudé et notre vie quotidienne s’est apaisée. »

🎥 Le format e-learning :
✔️ des vidéos claires et accessibles
✔️ une meilleure compréhension du fonctionnement de l’enfant
✔️ un accompagnement possible même en l’absence de professionnels formés à proximité

💬 « Les vidéos et les conseils nous ont permis de renforcer nos connaissances et notre compréhension des troubles et de la méthode. »

⚠️ Rien n’est magique.
Les défis restent présents, l’engagement est réel… mais les résultats s’installent dans la durée, parce que de nouvelles habitudes se construisent pas à pas.

💬 « Avec le temps, nous voyons les résultats et cela devient plus facile car ce sont de nouvelles habitudes bien installées. »

📩 Pour en savoir plus sur le programme Barkley – E-learning
https://formation.neuropsychologue-nogent-sur-marne.fr/programme-barkley

Formation : Comprendre et gérer les troubles du comportement (TOP & TC)Les troubles du comportement — notamment le troub...
05/01/2026

Formation : Comprendre et gérer les troubles du comportement (TOP & TC)

Les troubles du comportement — notamment le trouble oppositionnel avec provocation (TOP) et le trouble des conduites (TC) — sont des motifs fréquents de consultation chez les enfants d’âge préscolaire et scolaire.
Leur émergence et leur persistance résultent d’une interaction complexe entre facteurs individuels, familiaux et environnementaux.

👉 Dans ce contexte, le dépistage précoce et l’accompagnement des familles sont des leviers essentiels pour prévenir l’aggravation des difficultés et favoriser un développement harmonieux chez l’enfant.

🎯 Objectifs de la formation :
• Comprendre les bases théoriques et étiologiques du TOP et du TC
• Identifier les critères diagnostiques et repérer les signes précoces
• Approfondir une démarche diagnostique structurée
• Explorer les trajectoires développementales jusqu’à l’adolescence
• Maîtriser les prises en charge non médicamenteuses, notamment les Programmes d’Entraînement aux Habiletés Parentales (PEHP)
• Adapter l’accompagnement des familles selon les besoins cliniques

👩‍🏫 Pour qui ?
Professionnels de la santé, de l’éducation et du social souhaitant approfondir leurs connaissances cliniques et leurs stratégies d’intervention auprès des enfants et adolescents présentant des troubles du comportement.

📅 18-19-20 février 2026
📍 En ligne / Accès au replay inclus
💶 490 € (paiement possible en 2×)
Quelques places sont encore disponibles

📌 Inscrivez-vous dès maintenant et boostez votre expertise afin d’agir avec pertinence auprès des enfants et des familles 👇
👉 https://formation.neuropsychologue-nogent-sur-marne.fr/view/courses/troubles-disruptifs

Le trouble oppositionnel avec provocation (TOP) : un vrai trouble, pas “juste un mauvais comportement”Cet article propos...
05/01/2026

Le trouble oppositionnel avec provocation (TOP) : un vrai trouble, pas “juste un mauvais comportement”

Cet article propose un débat scientifique sur la validité du TOP comme trouble mental à part entière, et met en avant plusieurs points essentiels.

📌 1. Le TOP est un trouble mental légitime
Contrairement à certaines idées reçues qui le réduisent à “un enfant difficile”, le TOP est caractérisé par un schéma persistant d’irritabilité, de comportements négativistes et de défi envers l’autorité qui va bien au-delà de variations normales du comportement enfantin.

📌 2. Pas une “médicalisation excessive”
Les données montrent que :
La prévalence du TOP est faible et stable au fil du développement, ce qui suggère qu’il ne s’agit pas d’une diagnosticisation abusive de comportements normaux.
Le trouble entraîne des difficultés significatives dans plusieurs contextes (famille, école, relations sociales).

📌 3. Risques et conséquences importants
Le TOP n’est pas qu’une question de “mauvaise discipline parentale” :
✔️ Il est influencé par des facteurs génétiques et neurobiologiques
✔️ Il est associé à un risque accru d’autres troubles psychologiques ou de difficultés relationnelles
✔️ Il génère des impacts fonctionnels importants dans la vie quotidienne des enfants et des familles

📌 4. Une distinction claire avec le trouble des conduites (TC)
Même si TOP et TC sont parfois confondus, ils ne sont pas identiques :
Le TOP implique surtout des comportements irritables, négatifs et provocateurs
Le TC implique des comportements plus agressifs, violents ou transgressifs
Les deux troubles ont des profils cliniques, des causes et des trajectoires différents.

📌 5. Traitements efficaces existent
Des interventions basées sur les preuves — notamment des formations parentales et des approches comportementales ciblées — peuvent aider à réduire les symptômes et améliorer les interactions familiales.

source : https://acamh.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/camh.12588?casa_token=2JrHUarhujQAAAAA:AlGKQkX_wWVlydnfQqz0VUGeCK-WKzDHJ9vJvwEIbdt7b5SlO3_jMzfpN9FDOhpO5g_ucez7kSg7iAw0

Temps d’écran et comportements internalisé / externalisés chez l’enfant : une relation bidirectionnelle ↔Une étude longi...
02/01/2026

Temps d’écran et comportements internalisé / externalisés chez l’enfant : une relation bidirectionnelle ↔

Une étude longitudinale de plus de 10 000 enfants irlandais suivis entre 3 et 9 ans a examiné comment le temps d’écran quotidien est lié à des comportements externalisés (agitation, impulsivité) et internalisés (anxiété, tristesse) au cours du développement.

📊 Principaux résultats :
🔹 Les comportements problématiques à 3 ans (qu’ils soient externalisés ou internalisés) sont associés à une augmentation du temps d’écran à 5 ans — ce qui suggère que certains enfants peuvent être exposés davantage aux écrans pour gérer ou “canaliser” des difficultés comportementales précoces.

🔹 À l’inverse, un temps d’écran plus élevé à 3 et 5 ans prédit ensuite une augmentation des comportements internalisés à 5 et 7 ans (anxiété, retrait, tristesse).

🔹 Cette relation bidirectionnelle (comportements → écran et écran → internalisation) est observée particulièrement en bas âge, surtout chez les tout-petits et les pré-scolaires.

🔹 Pas de lien longitudinal clair entre le temps d’écran et les comportements externalisés au fil du temps.

📌 Ce que cela signifie :
👉 Plutôt que d’être unilatéral, l’effet du temps d’écran sur le développement émotionnel et comportemental est complexe et réciproque.
👉 Les enfants qui présentent déjà des difficultés (anxiété, retrait, agitation) sont susceptibles d’avoir plus d’accès aux écrans, et plus de temps d’écran peut contribuer à l’aggravation des symptômes internalisés plus t**d.

🎯 Take-home message :
Pour accompagner sainement le développement des enfants, il est important non seulement de limiter le temps d’écran, mais aussi de comprendre pourquoi ils y passent du temps (par exemple en réponse à des difficultés émotionnelles ou comportementales). Une approche familiale qui intègre régulation des écrans + soutien comportemental et émotionnel est essentielle.

source : https://acamh.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/jcpp.13425

Trajectoires du TOP de l’adolescence à l’âge adulte et impacts sur santé mentale/comportements 🔍Un  article a suivi des ...
29/12/2025

Trajectoires du TOP de l’adolescence à l’âge adulte et impacts sur santé mentale/comportements 🔍

Un article a suivi des jeunes de l’adolescence à l’âge adulte pour comprendre comment l’évolution des symptômes du TOP influence d’autres problèmes ultérieurs :

➡️ Les enfants/ados sont classés selon trois trajectoires de symptômes de TOP :
Faible (Low)
Modérée (Moderate)
Forte (High)

Ce que l’étude montre :
🔹 Ceux avec une trajectoire élevée de TOP présentent au fil du temps :
- plus de consommation de substances (cannabis, alcool)
- plus de symptômes dépressifs et anxieux
- plus de problèmes comportementaux comme l’agressivité ou les troubles de l’attention

🔹 Même la trajectoire modérée, comparée à la faible, est associée à des niveaux plus élevés de dépression, d’anxiété et de comportements problématiques à l’adolescence et à l’âge adulte.

👉 Conclusion : Plus les symptômes d’opposition sont persistants et intenses au cours du développement, plus les risques de difficultés psychologiques et comportementales sont élevés à l’âge adulte.

Cela met en évidence l’importance d’une intervention ciblée 🎯 précoce sur ces symptômes pour réduire les complications futures.

source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10686226/

Le trouble oppositionnel avec provocation (TOP) ne disparaît pas toujours à l’âge adulte — il se transforme ! (2/2)Une é...
23/12/2025

Le trouble oppositionnel avec provocation (TOP) ne disparaît pas toujours à l’âge adulte — il se transforme ! (2/2)

Une étude menée auprès de 304 jeunes adultes a examiné :

* les symptômes du TOP,
* les traits de personnalité pathologiques du DSM-5,
* le TDAH, l’anxiété et la dépression.

Les analyses confirment que :
* la sévérité du TOP est associée à l’affect négatif, à l’antagonisme et à la désinhibition,
* et négativement associée au psychoticisme.

Mais surtout, le TOP est mieux expliqué par un modèle à deux dimensions corrélées, plutôt qu’un modèle unique. Deux dimensions, deux profils psychopathologiques distincts 👇 :

🔹 La dimension irritabilité est spécifiquement associée à :

* l’anxiété,
* la dépression,
* l’affect négatif,
* le détachement.

🔹 La dimension comportementale est spécifiquement associée à :

* le TDAH
* l’antagonisme,
* la désinhibition.

Autrement dit :�➡️ un adulte avec un TOP à dominante irritable ne présente pas les mêmes vulnérabilités qu’un adulte avec un TOP à dominante comportementale.

🎯 Implications cliniques majeures :

* le TOP chez l’adulte ne peut être réduit à un simple prolongement de l’enfance,
* il doit être pensé dimensionnellement, en lien avec les traits de personnalité,
* l’évaluation clinique gagne à distinguer irritabilité et comportements oppositionnels, car ils orientent vers des risques psychopathologiques différents.

source : https://link.springer.com/article/10.1007/s10862-020-09786-8

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