01/02/2026
🥰🙏🏻
À 16h15, Minibulles m'a demandé d'aller faire une balade alors on a mis de bonnes chaussures et on est partis se "perdre" pendant plus de 2 heures.
Et puis on a croisé.... de l'eau.
Il est resté là, assis au bord de la flaque avec son bâton, à regarder l’eau tourner, se troubler, s’apaiser, et à recommencer encore et encore, sur chaque flaque.
Y'avait rien à construire, à réussir ni même à raconter à la fin.
Juste être là 🤷
Et je me suis surprise à penser à tout ce qu’on projette, nous, adultes, dans ces moments-là.
Le vide nous angoisse. Le silence nous gratte. L’immobilité nous donne l’impression qu’il faudrait faire quelque chose...
Alors on propose, on stimule, on détourne, parfois même on avance en priant pour qu'il suive.
Parce que ouais, “rester là”, ça ressemble trop à du temps perdu et parce que nous, on ne sait plus très bien rester avec ce qui ne produit rien.
Sauf que pour un enfant, regarder l’eau bouger, c'est pas rien faire. Loin de là !
C’est trier, déposer, se réguler.
Bref, c’est remettre un peu d’ordre à l’intérieur, sans mots, sans explication ni performance.
Ce travail-là est invisible et - comme tout ce qui est invisible - on a parfois tendance à le sous-estimer.
C'est vrai, réfléchissons un instant : on parle beaucoup d’activités, d’éveil, de propositions adaptées... Mais on oublie trop souvent de parler du besoin fondamental de lenteur, de répétition et de vide !
Les enfants n’ont pas besoin qu’on remplisse chaque minute hein. Ils ont besoin qu’on leur foute parfois la paix pendant qu’ils vont bien.
Alors non, il ne fait pas “rien”.
Il fait quelque chose de très sérieux, même si ça ressemble juste à une flaque 😉
Et peut-être que notre rôle, parfois, ce n’est pas d’intervenir mais juste de rester à côté sans interrompre le travail ♥️