30/01/2026
🩺 Près de 250 infirmières et infirmiers quittent la profession chaque année en Indre-et-Loire. Ce chiffre, rappelé dans la Nouvelle République, dit quelque chose de profond : une profession en tension, usée, mais toujours indispensable à l’accès aux soins.
Ce constat local résonne fortement avec les annonces nationales faites cette semaine par la ministre de la Santé, Stephanie RIST, dans le cadre de la réforme du métier infirmier.
📜 Adoptée à l’unanimité en 2025, la loi du 27 juin 2025 acte un changement de paradigme :
👉 reconnaître pleinement les compétences infirmières pour renforcer l’accès aux soins, partout et pour tous.
Les annonces gouvernementales vont dans ce sens :
• accès direct à certaines prises en charge infirmières (plaies, cicatrisation) ;
• reconnaissance financière de la consultation infirmière, intégrée aux négociations conventionnelles ;
• élargissement de missions de prévention (dépistage, santé publique) ;
• refonte de la formation, avec un investissement massif dans les IFSI ;
• et une feuille de route annoncée pour les infirmiers en pratique avancée et les IPDE.
Mais un point reste central et déterminant pour enrayer les départs : la loi prévoit explicitement l’ouverture d’une négociation sur la rémunération des infirmiers, tenant compte :
• des lieux d’exercice,
• de l’évolution des compétences,
• de la pénibilité du métier.
C’est un engagement législatif. Il doit désormais devenir une réalité concrète.
👉 Les réformes structurelles sont nécessaires.
👉 La reconnaissance professionnelle est indispensable.
👉 La reconnaissance économique et la pénibilité sont incontournables.
Sans cela, les chiffres continueront de parler d’eux-mêmes.
📎 Article : La Nouvelle République – Indre-et-Loire : https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/pres-de-250-infirmiers-quittent-la-profession-chaque-annee-en-indre-et-loire-commente-le-president-de-l-ordre-laurent-salsac-1769686029
🙏 Merci à cecile lasceve pour l’article !
Ce jeudi 29 janvier 2026, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé un « accès direct » des patients aux infirmiers. Laurent Salsac, président de l’Ordre des infirmiers d’Indre-et-Loire, rappelle l’urgence à « recréer un engouement pour la profession ».