10/01/2026
Tenir, mais à quel prix?
Femmes divorcées, mamans solos, femmes isolées, femmes ayant subi des violences visibles ou invisibles.
À celles qui ont divorcé.
À celles qui élèvent seules.
À celles qui avancent fatiguées… mais qui avancent quand même.
On dit souvent « sois forte ».Mais on ne dit jamais ce que ça coûte de tenir.
Tenir, ce n’est pas de la force.
Tenir, c’est souvent s’appuyer sur une peur :la peur de manquer, la peur de ne pas y arriver, la peur de tout perdre, la peur de faire vivre à ses enfants ce qu’on a vécu.
Et cette peur, à force, elle grignote l’espace vital.
Elle serre la poitrine.
Elle épuise le corps.
Elle maintient en survie.
👉 On ne peut pas tenir durablement si l’on n’est pas dans un espace de sécurité.
Quand la sécurité intérieure et relationnelle n’est pas là, le corps se crispe, l’énergie se rétracte, et toute la vie s’organise autour de la protection.
Alors non, ce n’est pas que tu n’arrives pas à passer à autre chose.
Ce n’est pas que tu n’arrives pas à refaire ta vie après un divorce.
Ce n’est pas que tu bloques. Que tu es "coincée", ou que tu ne sais pas "lâcher-prise"
Les attaches invisibles du passé
Ce sont des attaches invisibles.
Des poids du passé.
Des croyances héritées.
Des mémoires familiales.
Parfois celles de ta mère.
Parfois celles de ta grand-mère.
Parfois juste une histoire qui se répète… parce que personne ne l’a interrompue avant toi.
Les schémas ne se répètent pas par hasard.
Ils se répètent jusqu’à être vus, compris, et libérés.
Quand la survie coupe le désir
Comment veux-tu avoir une libido ou une vie sexuelle épanouissante dans ce contexte-là ?
Arrêtons de nous voiler la face.
Quand le corps est en alerte.
Quand l’énergie sert à tenir, protéger, anticiper.
Quand la peur, la charge mentale, la solitude ou la violence silencieuse occupent l’espace intérieur.
Le désir ne disparaît pas par hasard.
Il se met en veille pour survivre.
Ce n’est pas un manque d’amour. (Tu peux avoir rencontré une personne avec qui ça match.)
Ce n’est pas un dysfonctionnement.
Ce n’est pas un problème à corriger.
C’est une situation qui active ce blocage et ton corps exécute un programme qui dit : « Pas de plaisir, décor dangereux. »
Passer de la survie à une autre manière d’avancer
La vraie question n’est pas comment tenir encore.
La vraie question est :comment créer un espace de sécurité, en soi et autour de soi?
Comment avancer sans se crisper ?
Comment continuer sans porter seule ?
Comment se poser dans une énergie de confiance, d’amour et de paix ?
La réponse n’est pas mentale, intellectuelle, sinon ça se saurait.
Elle passe par le corps.
Par la conscience.
Par le fait de couper les liens qui n’ont plus lieu d’être.
De rendre ce qui ne t’appartient pas.
Et de reprendre ton espace intérieur.
Tu n’es pas faible parce que tu manques de sommeil, ou tu as besoin de vacances.
Tu es juste arrivée au bout de la survie.
Et c’est souvent là… que commence la vraie reconstruction.
À toutes ces femmes qui subissent une violence insidieuse, sournoise —dans des regards, dans des mots, dans des silences.
À celles qui se taisent pour maintenir une structure, une paix apparente, un équilibre fragile.
À celles qui portent plus qu’elles ne devraient, pour que tout ne s’effondre pas.
Je vous vois.
À toutes les femmes isolées, je suis là.
Tu n’as plus à traverser ça seule.
Ensemble, on va plus vite.
Ensemble, on avance autrement.
Avec amour. Toujours.
Eve Desmaison🔥
https://www.evedesmaison.com/post/tenir-mais-A-quel-prix