Sida Fonds pour la Mémoire

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14/02/2026

Monsieur le Président de la République,
Emmanuel Macron,
En décidant de réduire de 58 % la participation de la France au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, votre gouvernement ne fait pas qu’arbitrer une ligne budgétaire. Il signe un abandon. Il acte, froidement, que des vies humaines peuvent désormais peser moins lourd qu’une contrainte comptable. Il décide que des femmes, des hommes, des enfants, souvent parmi les plus pauvres du monde, pourront mourir demain parce que la France, hier si fière de son engagement humaniste, a choisi de se détourner d’eux.
Le Fonds mondial n’est pas une abstraction technocratique. Il est, pour des millions de personnes dans les pays en voie de développement, la seule porte d’accès aux traitements contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. Il finance des médicaments qui permettent de vivre, de travailler, d’aimer, d’élever ses enfants au lieu de mourir lentement dans le silence et la honte. Il finance des programmes de prévention, de dépistage, de protection des plus vulnérables. Couper massivement dans ce soutien, c’est couper des traitements, fermer des centres de soins, interrompre des parcours de vie. C’est, concrètement, condamner des personnes que nous ne verrons jamais, mais dont la mort portera notre responsabilité collective.
Cette décision est une marque de désintérêt brutal pour la lutte contre le VIH, pour les personnes séropositives, pour celles et ceux qui meurent encore du sida dans le monde. Elle abîme l’image de la France, non pas à l’extérieur seulement, mais au plus profond de ce que nous prétendons être : une nation qui se tient aux côtés des plus faibles.
Sans doute votre jeune âge vous protège-t-il de certaines images que nous, nous n’avons pas oubliées. Vous n’avez pas vu les Françaises et les Français cachectiques dans les reportages crus des années 80 et 90, quand la maladie dévorait les corps sous l’œil maladroit des caméras. Vous n’avez pas grandi avec le décompte macabre des personnalités emportées par le VIH. Vous n’avez pas assisté, dans les grands hôpitaux comme dans les plus petits services de province, à l’agonie souvent solitaire de malades que l’on regardait mourir faute de traitements.
Vous n’avez pas vécu la découverte du virus par Françoise Barré-Sinoussi, moment de bascule entre la peur aveugle et l’espoir scientifique.
Vous n’avez pas connu les premiers combats de Line Renaud et la création du collectif des artistes contre le sida, quand le monde de la culture a refusé de se taire.
Vous n’avez pas lu la lettre de Daniel Defert dans Libération appelant à la création d’un vaste mouvement qui deviendra AIDES.
Vous n’avez pas ressenti le choc de la mort de Freddie Mercury et l’élan immense qu’elle a provoqué en Grande-Bretagne et bien au-delà, lorsque le grand public a enfin compris que le sida n’était pas une « maladie des autres », mais une tragédie humaine universelle.
Voilà quarante ans que, très modestement, je participe à la lutte contre le sida. À mon échelle minuscule. Avec mes forces limitées, mes moyens dérisoires. Et pourtant, je sais que ces petits gestes, ces petites présences, ces engagements parfois invisibles, prennent une force immense quand celles et ceux qui sont visibles, celles et ceux qui gouvernent, s’engagent à leur tour. Quand l’État montre l’exemple, il entraîne des consciences, il ouvre des cœurs, il sauve des vies.
Aujourd’hui, au plus haut niveau de la République française, on a décidé d’abandonner celles et ceux qui luttent.
On a décidé d’abandonner celles et ceux qui vont mourir à cause de ce renoncement.
On a décidé que la France pouvait détourner le regard pendant que d’autres pays, d’autres peuples, comptent leurs morts.
La déception, la colère et la honte remplissent mon corps et mon cœur.
Comment rester fier quand mon pays se comporte comme les pires États du monde ?
Comment continuer à croire aux mots « liberté, égalité, fraternité » quand la fraternité s’arrête aux frontières budgétaires ?
La France, ce n’est pas cela.
La France n’est pas le pays qui calcule quand il faut secourir.
La France est, ou devrait être, celle qui se tient toujours du côté de celles et ceux qui sont seuls, vulnérables, abandonnés.
Monsieur le Président, il est encore temps de réparer cette faute morale et politique. Il est encore temps de montrer que la France n’a pas renoncé à son rôle de conscience dans le monde. Revenir sur cette coupe, c’est choisir la vie plutôt que l’indifférence. C’est rappeler que gouverner, ce n’est pas seulement gérer des chiffres : c’est assumer une responsabilité envers l’humanité.
L’Histoire, elle, ne retiendra pas vos arbitrages comptables.
Elle retiendra si, oui ou non, vous avez choisi de vous tenir du côté des vivants.
Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, en l’expression d’une colère profonde, mais aussi d’un espoir têtu : celui que la France redevienne la France de la solidarité.

26/11/2025

L’Etat mélange tout
Refuse toutes les solutions pour essayer de résoudre les nombreux problèmes marseillais aussi l’ensemble du tissu associatif marseillais réagit en publiant ce communiqué

Signataires :

Addiction Méditerranée / AIDES / ASUD MSY / Bus 31-32 / Collectif Alerte PACA / Collectif Belsunce / Collectif Je dis OUI / Habitat Alternatif Social / Réseau HARENE / Médecins du monde / Nouvelle Aube / Vers Marseille sans sida et sans hépatites

Opération « Santé-Justice » à Marseille :
La brutalisation des plus fragiles sur le point de franchir un nouveau cap

Communiqué, Marseille, le 26 novembre 2025

Santé et justice nulle part, police partout. Voilà ce qui se dessinait derrière la cynique opération « Santé Justice » planifiée ce jour par la Préfecture des Bouches du Rhône et l’ARS PACA. Non, la lutte contre le trafic ne justifie pas tout.

Aujourd’hui 26 novembre, un nouveau palier dans la répression et la brutalisation des usagers de drogues a bien failli être franchi. Face à l’indignation unanime des associations marseillaises de prévention et de réduction des risques, la préfecture des Bouches-du-Rhône et l'ARS PACA ont finalement renoncé à « l’opération Santé Justice », qui consistait en un vaste « ratissage » visant les consommateurs de drogues à la rue dans le centre-ville de Marseille. Cette opération, fondée sur une confusion assumée entre santé et sécurité publiques, s’inscrit dans une dynamique de surenchère répressive engagée il y a plusieurs mois par les autorités préfectorales. Nous, associations, collectifs citoyens, structures de prévention et d’accompagnement, appelons l’ARS et son ministère de tutelle à reprendre au plus vite la main sur une situation qui relève d’abord de ses prérogatives : la santé et l’accompagnement des personnes les plus fragiles.

La Préfecture et l’ARS avaient sollicité le soutien d’acteurs associatifs du champ sanitaire et social pour participer à cette opération qui, envisagée à bas bruit depuis plusieurs semaines, devait avoir lieu ce jour 26 novembre. Les populations ciblées, des femmes et des hommes vivant à la rue et ayant besoin, pour la plupart, d’un accompagnement médico-social au long cours, devaient ainsi être regroupés pour une demi-journée dans un centre « de transit », avant d’être réorientées au cas par cas : vers les structures associatives pour les plus chanceuses, vers les centres de rétention ou une garde à vue pour les autres.

Les associations marseillaises engagées dans la prévention, la réduction des risques, l’addictologie, l’accès aux soins et aux droits, l’hébergement et l’accompagnement social ont unanimement refusé de s’associer à cette « opération », qui va à l’encontre de tous les principes élémentaires en santé publique. Fondée sur la coercition, elle ne laisse aucune place au consentement éclairé d’acceptation des soins. En réalité, le volet « santé » de l’opération semble surtout servir de « caution d’acceptabilité » à une brutale opération de contrôle et de répression.

Soyons sérieux : aucune approche thérapeutique, aucune stabilisation, aucune orientation efficace ne peut émerger d’une procédure expéditive de quelques heures. Sans même évoquer les questions éthiques qu’elle soulève, une telle opération serait foncièrement inadaptée et contre-productive. Elle nourrirait la méfiance des personnes concernées à l’égard des acteurs associatifs et ne ferait qu’isoler et marginaliser davantage des personnes déjà extrêmement vulnérables.

Cette opération est d’autant plus indigne qu’elle fait suite au rejet systématique par la Préfecture de toutes nos propositions construites depuis de nombreuses années, en matière de prise en charge des personnes concernées et de réduction des nuisances liées aux consommations dans l'espace public. Ces propositions ont pourtant donné des résultats pérennes partout où elles ont été mises en oeuvre, elles auraient pu apaiser durablement la ville et améliorer la situation sanitaire.

Parmi elles, évidemment, la Halte Soins Addictions : un dispositif largement documenté, maintes fois évalué, qui a fait ses preuves dans d’autres grandes villes de France et d’Europe. Conçues pour accueillir, soigner, apaiser l’espace public et accompagner les personnes les plus en difficulté, les HSA ont depuis longtemps prouvé leur efficacité. Une ou plusieurs HSA à Marseille permettraient de réduire les nuisances subies par les riverains, en offrant une alternative concrète à l’errance et aux consommations à risque. Son implantation a pourtant été rejetée par la Préfecture, sans justification à la hauteur des enjeux. D’autres propositions, concrètes et immédiatement réalisables, ont été mises sur la table. C’était il y a plusieurs mois, nous attendons toujours un retour à nos courriers restés lettre morte. Rappelons par ailleurs que les dispositifs existants de soins et de réduction des risques sont aujourd'hui exsangues, dans l’incapacité de répondre aux besoins des personnes.

Face à ce refus systématique de bâtir des solutions pérennes, la mise en scène de cette opération policière sonne comme un renoncement politique. Pour les acteurs de terrain et les personnes concernées, elle sonne même comme une forme de provocation. Nos associations ne seront pas la caution sanitaire ou sociale de la « guerre à la drogue », que l’on appelle désormais narcotrafic. Nous ne sommes pas les alliées du trafic. Nous ne serons pas non plus ceux de la répression arbitraire.

Nous appelons les pouvoirs publics à ne plus céder aux réponses simplistes, à sortir des postures et des effets de communication.

Associations, riverains et citoyens restent mobilisés : nous sommes prêts à accompagner les autorités vers une stratégie durable, concertée, fondée sur le respect des droits, de la dignité des personnes concernées et les connaissances scientifiques qui, seule, permettra de garantir la tranquillité publique.

10/03/2025

La plus grande conférence scientifique américaine sur le VIH, les hépatites et les infections opportunistes (Croi) se tient à San Francisco (États-Unis) du 9 au 12 mars 2025. Comme chaque année, la rédaction de Remaides vous propose une sélection des temps forts et des infos clefs. Retour su...

Un congrès sous haute surveillance !La lutte contre le sida est elle bienvenue au Cameroun?
18/04/2024

Un congrès sous haute surveillance !
La lutte contre le sida est elle bienvenue au Cameroun?

Le Palais des Congrès de Yaoundé accueillera la 12ème édition de l'Alliance francophone des Acteurs de santé contre le VIH sida (AFRAVIH).

24/03/2024

Pour retrouver le documentaire de Pascal Petit passé cette nuit sur TF1 dans le cadre du Sidaction

Vous pouvez Retrouver maintenant le film sur TF1+, « rubrique Sidaction », en cliquant sur « le documentaire » :

Manifester en faveur d’un lieu que améliore la santé, le bien être et la sécurité des marseillaises et des marseillais c...
16/02/2024

Manifester en faveur d’un lieu que améliore la santé, le bien être et la sécurité des marseillaises et des marseillais c’est plus classe ( et visiblement plus festif) que s’opposer en se racornissant sur soi et ses biens !

https://www.facebook.com/share/p/qCcibAmdnKZQU5Qz/

Ce matin, de nombreuses personnes se sont rassemblées pour accueillir les élu.es se rendant au conseil municipal et pour dire "OUI" à l'ouverture d'une salle de consommation à Marseille. RdV à 11h30 pour le DIE IN GEANT.

Oui il y a des lieux Et il doit y en avoir encore Quand la volonté est là tout va !
14/02/2024

Oui il y a des lieux
Et il doit y en avoir encore
Quand la volonté est là tout va !

VIDÉO - Après l'abandon d'une halte soins addictions, ou salle de shoot, au boulevard de la Libération à Marseille, le projet n'est néanmoins pas dans les cartons. Onze nouveaux lieux sont en étude, tous dans le centre-ville. Ils ont été proposés par l'association porteuse du projet à la v...

Car trop souvent, nous , militants et militantes sommes trop confiants …. Alors il faut démontrer que nous ne sommes pas...
13/02/2024

Car trop souvent, nous , militants et militantes sommes trop confiants …. Alors il faut démontrer que nous ne sommes pas seuls , que beaucoup de citoyennes et citoyens nous soutiennent et ont compris l’intérêt d’une halte soins addiction

Un premier rassemblement est prévu ce vendredi 16 février en marge du conseil municipal.

13/02/2024
En 2008 à l’assemblée Nationale aux côtés de Michel Simon et Antonio Manganella, nous avons assisté au discours de Rober...
09/02/2024

En 2008 à l’assemblée Nationale aux côtés de Michel Simon et Antonio Manganella, nous avons assisté au discours de Robert BADINTER sur l’homosexualité !
Excellent ! Il l’était sur beaucoup de sujet

Copy link:

Robert Badinter a parrainé le premier congrès mondial contre l'homophobie et la transphobie qui s'est déroulé au Quai d'Orsay le 15 mai 2009. Robert Badinter fut le Ministre de la Justice qui a supprimé le délit d'homosexualité en 1981.

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