Jean-Pierre Willem

Jean-Pierre Willem Docteur en Médecine, Anthropologue, Ecrivain, Conférencier, Enseignant, Spécialiste des Médecines Naturelles.
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RÔLE ESSENTIEL DE L’INTESTINNotre santé est en quelque sorte une chaîne composée de plusieurs maillons dont l’un d’eux s...
27/02/2026

RÔLE ESSENTIEL DE L’INTESTIN
Notre santé est en quelque sorte une chaîne composée de plusieurs maillons dont l’un d’eux serait l’intestin. On le réduit très souvent exclusivement à ses fonctions digestives et on lui octroie une place secondaire qui occulte son véritable rôle
De nombreuses études scientifiques récentes montrent que l’intestin, à la base de notre « capital santé », est un maillon essentiel dans l’équilibre de notre santé.
L’intestin : filtre de notre organisme
L’intestin, un deuxième cerveau
Un organe aux pouvoirs méconnus
Un acteur clé de notre santé
Un Système immunitaire intestinal
L’intestin constitue un écosystème qui repose sur un trépied fonctionnel : le microbiote intestinal (flore intestinale), la muqueuse intestinale et le système immunitaire intestinal qui agissent en synergie et en symbiose. Ce trépied fonctionnel assure la fin de la digestion, l’assimilation, la reconnaissance des nutriments et la création de notre « identité » (l’immunité intestinale).
1. Le microbiote a de nombreux rôles :
– sa première fonction, à l’égard des cellules de la muqueuse intestinale, est d’« occuper le terrain ». En effet, tous les territoires cellulaires d’accueil sont occupés par une flore en bon état. Comme au jeu des chaises musicales, lorsqu’une bactérie, un virus ou un parasite se présente, si la place est occupée par une bactérie amie de la flore, l’intrus ne peut pas s’y mettre ; si la place est libre, il la prend ;
– il synthétise des molécules (bactériocines) qui sont de véritables tueuses des intrus. En outre, il sait fabriquer vite des peptides adaptés à chaque intrus. La sécrétion de peptides antimicrobiens lui permet de participer aux défenses innées de l’intestin ;
– il stimule les macrophages (cellules infiltrant les tissus) sont capables de phagocytose. Les globules blancs absorbent et digèrent les particules iatrogènes ;
– il aide à fabriquer des micro-vaisseaux ;
– il peut cataboliser (dégrader) les xénobiotiques (tout ce que vous avez ingéré et qui est étranger à notre organisme : médicaments tels que pilules, antibiotiques, anti-inflammatoires…) ;
– il peut activer la synthèse de certaines hormones, notamment sexuelles.
Nos 10000 milliards de cellules ont besoin de ces bactéries pour rester en vie : nous leur offrons le gîte et le couvert, et elles nous le rendent bien ! De cette symbiose et de cette coopération dépendent notre vie et notre santé.
LONGEFLOREA (rééquilibre le microbiote, et permet la tolérance) : 1 gélule par jour
2. La muqueuse intestinale
Deuxième élément du trépied, la muqueuse intestinale est un tissu de revêtement extraordinairement bien développé. La surface de contact de la muqueuse avec le chyme est de 300 à 400 m² (environ deux terrains de tennis !) pour un intestin grêle de 3 à 5 m de long.
L’intestin est structuré ainsi : c’est un tube comprenant quatre couches successives, avec de dedans en dehors, la muqueuse (en contact avec la lumière ou cavité digestive), la sous-muqueuse (tissu conjonctif support nutritif), la musculeuse (tissu musculaire, propulsant les aliments) et la séreuse (tissu conjonctif jouant un rôle de protection et de communication).
La muqueuse de l’intestin grêle est la plus fine (4/100 mm) du tube digestif. Elle est recouverte par un abondant mucus faisant comme un film qui augmente le contact avec la flore intestinale et les nutriments digérés qui vont être absorbés.
À la muqueuse intestinale reviennent les fonctions de digestion, d’assimilation et de tolérance et une partie de la régulation de ces fonctions.
La muqueuse intestinale est en renouvellement constant : l’ensemble des cellules ou entérocytes se renouvelle en trois semaines. Les cellules muqueuses sont jointives comme une palissade reliées les unes aux autres par des fibres conjonctives complexes ou jonctions serrées. L’absorption des nutriments se fait au travers des cellules ou bien entre les cellules au travers de ces jonctions. Quand ces jonctions sont endommagées, elles se disjoignent et laissent passer dans le sang des molécules plus grosses, indésirables, toxiques (les molécules « buissonnières ». C’est le mécanisme principal de l’hyperperméabilité intestinale. Pour assurer toutes les fonctions cellulaires, des carburants sont nécessaires : des acides gras essentiels qui constituent la membrane cellulaire, des protéines pour le renouvellement cellulaire (glutamine, arginine, vitamines, minéraux…) et des molécules antioxydantes pour la protection cellulaire. L’ensemble de ces nutriments entretient la vitalité et le bon fonctionnement de cette muqueuse.
Deux sortes d’acides gras
Les acides gras jouent un rôle structural primordial au niveau membranaire. Les acides gras saturés sont linéaires. Des phospholipides composés d’acides gras saturés forment une structure membranaire dense et rigide. Inversement les acides gras polyinsaturés sont courbes et volumineux dans l’espace. Leur présence au sein des phospholipides augmente l’espace intermoléculaire et procure à la membrane cellulaire une fluidité physiologique laquelle favorise la communication inter cellulaire de l’ensemble et l’organisme qui retrouve une vitalité.
Les acides gras de nos membranes sont d’origine alimentaire. En fonction de la longueur de la chaîne carbonée et de la saturation des acides gras que nous consommons, nous allons fabriquer des membranes cellulaires plus ou moins fluides, ce qui peut entraîner un certain nombre de pathologies.
EPA 70 et DHA 50 : régulent l’inflammation et restaurent la fluidité cellulaire.
3. Le système immunitaire intestinal
Le système immunitaire constitue un ensemble coordonné d’éléments de reconnaissance et de défense qui différencie le « soi » du « non-soi ». Ce qui est reconnu comme « non-soi », tel que les virus, les bactéries, les parasites, certaines particules ou molécules « étrangères » est détruit. Le tube digestif est la plus grande surface du corps exposée à l’environnement.
Pour pouvoir reconstruire notre corps à l’identique, le système immunitaire intestinal exerce deux fonctions essentielles et en apparence contradictoires. La première fonction du système immunitaire intestinal est la fabrication d’anticorps qui débute lorsque notre tube digestif est en contact avec des bactéries, virus ou parasites dangereux. La seconde concerne, au contraire, le blocage de la quasi-totalité des réactions immunitaires envers les protéines alimentaires, phénomène essentiel pour la nutrition. Il empêche ainsi les réactions immunitaires de se produire vis-à-vis des aliments. Il s’agit de la « tolérance orale » (tolérance aux aliments). Ces deux fonctions nous permettent d’assimiler ce qui est nécessaire pour nourrir toutes les cellules de notre corps en tolérant les aliments et les cellules du microbiote (et donc de refaire du « soi ») mais aussi de nous défendre contre tout inconnu susceptible de nous « parasiter » pour vivre à nos dépens et/ou nous intoxiquer (rejet du « non-soi »).
IMROVX : stimule les défenses naturelles et neutralise le stress oxydatif qui favorise l’inflammation : 2 gélules.
Les radicaux libres
En désorganisant la structure lipidique des membranes et en s’attaquant au plus profond des cellules, atteignant même les acides nucléiques, les radicaux libres sont, sinon responsables, probablement très impliqués dans la genèse de certaines anomalies du système immunitaire, et dans l’apparition et le développement de cancers. Les récepteurs membranaires ne peuvent plus jouer leur rôle de communication cellulaire, l’ADN et l’ARN ne transmettent plus les mêmes informations. A la lumière de cette explication, on comprend mieux le rôle thérapeutique ou préventif des anti-oxydants.
R-ALPHALIPOIC ACID
L’antioxydant universel (hydro et liposoluble)

Il joue aussi un rôle important dans la synergie des antioxydants. Il recycle directement la vitamine C, le glutathion, le coenzyme Q10 et indirectement la vitamine E.
La biodisponibilité du R-alphalipoic acid est 40 à 50 % à l’acide alphalipoïque, 1 gélule par jour
Le foie
Associé et partenaire essentiel de cet écosystème intestinal, le foie, organe métabolique fondamental, est le plus gros viscère de l’organisme. Il pèse environ 1,5 kg. C’est l’organe qui effectue le plus grand nombre de transformations chimiques.
Le foie a pour rôle majeur de recevoir et de traiter en permanence le sang, et en particulier celui provenant du tube digestif, afin de l’adapter aux besoins des autres organes. Pour cela, comme tout autre organe, il dispose d’une artère, l’artère hépatique (qui y entre) et de veines hépatiques (qui en sortent). Mais, de façon unique dans l’organisme, le foie dispose également d’une veine qui le pénètre (issue de l’intestin) : la veine porte. Cette veine a une relation directe et privilégiée avec le tube digestif et ramène le sang du tube digestif, riche en nutriments. Ainsi, pour arriver au foie depuis l’intestin, les substances peuvent emprunter deux voies : la voie en relation directe avec l’intestin (veine porte : 80 % des entrées) ou la voie indirecte (artère hépatique : 20 % des entrées).
Les substances passant par la voie portale suivent un circuit en boucle que l’on appelle le « cycle entéro-hépatique » ou « entéro-porto-hépatique », véritable cycle de recyclage des acides biliaires. Quant aux substances passant en dehors de ce circuit, elles sont déversées dans la grande circulation avant d’arriver au foie par l’artère hépatique. Le foie possède deux sorties : les veines sus-hépatiques qui se jettent dans la veine cave inférieure et la sécrétion biliaire.
PURISTIM (renforce l’action du foie) : 2 gélules par jour
Mieux comprendre son terrain intestinal
Les déséquilibres intestinaux évoluent souvent à bas bruit, sans symptômes digestifs majeurs. Fatigue, inconforts alimentaires, inflammations diffuses peuvent être les premiers signaux.
LONGEVIE propose un Quiz d’évaluation de la fonction intestinale, conçu pour aider à :
• repérer les signes fonctionnels de dysbiose
• mieux comprendre son terrain digestif et immunitaire
• amorcer une réflexion personnalisée sur l’équilibre intestinal
• restaurer le dialogue plutôt que combattre le symptôme
Sans diagnostic, sans alarmisme : un outil de compréhension et d’orientation.
L’intestin est un lieu de dialogue permanent entre notre organisme et le monde extérieur.
Quand ce dialogue est apaisé, l’immunité devient plus stable, plus nuancée, plus durable.
Prendre soin de son intestin, c’est souvent le premier pas vers une immunité apaisée et respectueuse du vivant.
Les compléments alimentaires
GALTRIPERM : Soutien de la muqueuse intestinale et confort digestif.
Cure progressive : de ½ à 2 cuillères par jour : boîte de 60 doses.
LONGEFLORE A : rééquilibrage du microbiote et soutien de la tolérance, 1 gélule par jour (inuline et aligofructose). 25,95€
PREBIPHAR : apport ciblé en fibres insolubles (insuline et oligofructoses), favorise le microbiote.
1 à 2 doses aux repas : boîte de 60 sachets.
AO-LONGEVIE : protection antioxydante face au stress oxydatif chronique.
1 gélule par jour : boîte de 60 gélules.
EPA 70 & DHA 50 : régulation de l’inflammation et soutien des membranes cellulaires
EPA 70 et DHA 50 : 1 à 3 capsules (boîte de 90).
Au Laboratoire Longevie , Tel : 00 32 69 70 50 60. N° vert : 08 05 69 13 75.
www.longevie.com / Info@lingevie.com)
Notre intestin n’est pas un organe anodin. Il est responsable de la plupart de nos soucis de santé. Des études récentes montrent son rôle déterminant dans l’apparition de nombre de pathologies à priori très éloignées des problèmes intestinaux : migraines, surpoids, stress, déprime, anxiété, insomnie, problèmes pulmonaires, infections diverses, côlon irritable.
Les moyens de rééquilibrer l’intestin sont désormais à votre portée ! Faites-les connaitre.
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Pour les autres maladies intestinales je vous recommande mon livre « 55 questions et leur traitement naturel sans ordonnance ». Ed. Dauphin. Hernie hiatale, constipation, intolérances alimentaires, intoxication alimentaire, trouble digestif, Helicobacter, cancer colorectal, cancer du pancréas.
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Je viens de perdre un ami le formidable Philippe Robuchon, figure emblématique qui animait une émission sur beur FM. C'était le seul média qui acceptait de m'interviewer. J'étais invité tous les 2 mois, à chaque passage je récoltais 2 millions de followers (sur Tiktok). Certains naissent quelques part, lui avait choisi d'appartenir aux autres.
Merci Philippe, tu m'as donné la parole avec dignité. Dors en paix رَحِمَكَ اللَّهُ

JEÛNE ET RELIGIONSLes traditions religieuses associent généralement le jeûne à la prière et au partage, à la purificatio...
20/02/2026

JEÛNE ET RELIGIONS

Les traditions religieuses associent généralement le jeûne à la prière et au partage, à la purification et à la soumission du désir, au recentrage sur soi et à la pénitence. Et (quasiment) toutes évoquent aussi les bénéfices sur la santé de cette pratique.
Dans la BIBLE, de nombreux passages y font référence. À commencer par ce qu’a vécu Moïse sur le mont Sinaï : quarante jours de jeûne et de prière pour recevoir de Dieu les Tables de la Loi (Le Pentateuque).

En février 2026, le calendrier crée une rencontre rare. Le Ramadan et le Carême commencent presque en même temps. Deux traditions, deux héritages spirituels, deux rythmes… mais une intuition commune : ralentir pour se recentrer, restreindre la nourriture pour gagner une bonne santé.
Dans une société saturée de bruit, d’écrans et d’excès alimentaires, ces périodes apparaissent comme des respirations. Des pauses volontaires. Des actes conscients.

Le Ramadan : la maîtrise quotidienne

Le Ramadan est un mois lunaire. Chaque année, il se déplace dans notre calendrier civil. Le jeûne y est quotidien : de l’aube au coucher du soleil, pas de nourriture, pas de boisson.
Mais réduire le Ramadan à l’abstinence serait passer à côté de l’essentiel.

Il s’agit d’une discipline globale :
– maîtriser son corps
– purifier ses intentions
– renforcer la prière
– intensifier la générosité

La rupture du jeûne, le soir, devient un moment de gratitude. La faim rappelle la fragilité. La soif rappelle la dépendance. Le corps parle, et l’âme écoute.

Coup de jeune sur le ramadan :

La grande majorité des musulmans de moins de 25 ans observe ce rite, qui vient de démarrer.
« Entre nos veillées spirituelles, les offices du vendredi et les fêtes de l’Aïd, avance un croyant, cela va se compter en dizaines de milliers de personnes ! »
« Chez de plus en plus d’ados et de jeunes adultes, cette prescription de l’islam prend plus d’importance que la prière, l’un des cinq piliers de l’islam », constate Jamal Ahbab. Le rite serait devenu « autant identitaire que religieux ». « Résultat, il y a un effet d’entraînement », note-t-il.

S’agissant des plus jeunes, « pratiquer le jeûne permet de développer, assez simplement, une appartenance visible, donc identitaire ».

Par ailleurs, pour certains jeunes adultes, le ramadan est aussi « dans l’air du temps », du fait de « l’idée d’un jeûne thérapeutique ». En clair : à l’heure où la mode est à un corps sain, se priver de manger n’est pas une contrainte. Beaucoup font du jeûne séquentiel, suppriment des repas, mangent moins. Ce mécanisme aboutit à la chute de la consommation d’alcool dans cette tranche d’âge. Résultat, les jeûnes intégrés aux religions ont un attrait supplémentaire : la santé et le spirituel ne font qu’un .

Le Carême : la transformation progressive

Aujourd’hui, les chrétiens qui suivent les directives de l’Église pratiquent généralement une forme de jeûne light : certains se contentent de se priver de viande un certain nombre de jours ou ne mangent qu’un repas par jour, sans restriction de boisson. De fait, le Nouveau Testament ne donne aucune directive sur la façon de jeûner. En revanche, le Carême (d’un mot latin qui signifie « quarante ») observé par les catholiques romains, les anglicans et les fidèles de certaines autres Églises est toujours un acte de sacrifice. Celui-ci permet de se rappeler à Dieu en renonçant au confort de son corps pour permettre à l’esprit de se fortifier.

Le Carême dure quarante jours et prépare à Pâques. Il commence au mercredi des Cendres. Il n’impose pas un jeûne quotidien comme le Ramadan, mais propose un triple axe : prière, jeûne, aumône.

Ce n’est pas une performance ascétique. C’est une réorientation. On enlève un excès pour redonner de la place à l’essentiel. Le Carême agit comme une lente décantation intérieure. Moins brutal. Plus étalé. Mais tout aussi exigeant.

Spirituellement, les deux cherchent la même chose :
– maîtriser le désir
– purifier l’intention
– renforcer la prière
– intensifier la générosité

Mais biologiquement, la réduction alimentaire met le terrain en acidose qui restaure la santé.

Les études scientifiques nous montrent que, dès lors que l’on réduit d’un tiers la ration alimentaire des animaux d’expériences scientifiques, tout en maintenant le quota de vitamines et d’aliments essentiels, ils contractent de 10 à 60 % de cancers en moins. L’homme ne diffère pas des autres mammifères. Cette réduction temporaire amplifie l’effet de la médication quand il y a un traitement médical en cours.

La mise en acidose implique, bien entendu, de commencer par éviter de donner des alcalins, sous forme de poudres digestives par exemple. Aux États Unis, le cancer de l’estomac était bien plus répandu qu’aujourd’hui à l’époque où la mode était à la large absorption de poudres alcalines dans le but d’éviter les brûlures d’estomac.

Un jeûne total :

Évidemment, il s’agit d’un jeûne total, qui consiste seulement à boire une eau pure (et peu minéralisée), et à ne pas s’alimenter pendant tout le temps du jeûne, tout en étant surveillé médicalement.

Le corps puise alors sur ses réserves en sucres, présentes surtout dans le foie et un peu dans les muscles. Elles sont épuisées en deux jours. Ensuite, le corps prend sur ses réserves en graisses, lesquelles doivent être transformées en corps cétoniques pour parvenir au système nerveux central, qui a besoin d’énergie pour fonctionner.

Le jeûne provoque un état de stress qui relance les mécanismes de sanogenèse, ou auto-détoxication de l’organisme, qui restent d’habitude passifs à cause de notre mode de vie ». Le stress est un mécanisme d’adaptation au changement de notre environnement, ici l’absence de nourriture. La privation de nourriture va déclencher une alerte conduisant à un bouleversement hormonal et neuroendocrinien. La réponse va être, en premier, la mobilisation des réserves énergétiques de l’organisme. La production des catécholamines, l’adrénaline, la noradrénaline, la dopamine est fortement augmentée. Elles préparent le corps à l’activité physique et psychologique. Elles exercent une action stimulante au niveau cardiorespiratoire, cérébral et rénal. Elles stimulent la sécrétion du glucagon et donc la glycogénolyse et la lipolyse et inhibent la sécrétion d’insuline. Ce sont les hormones et les neuromédiateurs de l’éveil et de l’action. Leurs effets stimulants, notamment sur le cerveau expliquent, en partie, les résultats obtenus par les médecins russes dans le traitement des différentes maladies mentales de leurs patients : le jeûne s’est substitué, parfois très efficacement, aux anxiolytiques ou aux anti-dépresseurs.

Le piège à contourner :

Le paradoxe est là. On peut jeûner le jour… et surconsommer le soir et perdre tout bénéfique thérapeutique.
On peut pratiquer le Carême… et remplacer la viande par des produits industriels sucrés.
Le bénéfice dépend du comportement global.
Ramadan et Carême ne sont pas des régimes. Ce sont des disciplines.

La diète : une alternative

Le jeûne en tant qu’arrêt complet d’ingestion d’aliments solides, et pour une durée longue, ne doit pas se pratiquer sans l’accompagnement d’un professionnel de santé ! Car, en fonction des principes de la médecine naturelle, un jeûne doit être adapté à la personne, selon son mode de vie, son environnement, ses réserves de graisses, sa résistance physique, son contexte psychique et émotionnel… bref, personnalisé et adapté à chacun.

Certains préfèrent ainsi utiliser la diète pour le maintien du bien-être qui donne à l’organisme la possibilité d’éliminer les toxines, les dépôts de graisse, d’acide urique. Cette désintoxication progressive permet de désengorger certaines fonctions vitales du corps, lequel peut alors se rééquilibrer pour retrouver l’élan et le meilleur de ses possibilités ; il en résulte : un tonus reboosté, plus d’enthousiasme, une perte de poids…

Il est alors tout à fait conseillé de pratiquer régulièrement de très courtes périodes de diète : que ce soient des journées de monodiète hebdomadaire et/ou des cures saisonnières ;
on consommera un aliment unique, en quantité libre mais raisonnable. Par exemple :
– Au printemps et en été : des jus de légumes crus et frais ou des fruits bio tels que raisin, figue fraîche, mangue, papaye, pêche, pomme…
– En automne et en hiver : soupes de légumes divers, banane, millet, patate douce, pomme cuite, potimarron, quinoa, raisin, riz mi-complet…

Le système nerveux et la relation au manque :

Le jeûne bien vécu peut activer une forme d’apaisement dû au système parasympathique.
Il augmente la perception corporelle, et redonne du sens au repas.
Mais s’il est vécu dans la tension ou la contrainte psychologique, il peut augmenter le cortisol, perturber le sommeil et fragiliser les organismes épuisés.
La qualité intérieure du jeûne conditionne son impact biologique.

On peut y ajouter le Nouvel An chinois qui est la célébration la plus importante de l’année pour les communautés chinoises. Il se concrétise par des festivités dans les rues décorées pour l’occasion, avec des parades, des danses, et parfois des jets de pét**ds et feux d’artifices dans certaines villes. Il donne droit à une semaine de congés, ce qui permet des retrouvailles en famille.

Après l’année du serpent de bois, l’année 2026 sera, elle, placée sous le signe du cheval de feu. Le cheval renvoie à la liberté, à l’indépendance et à l’audace notamment.

Puissent ces temps de pénitence et de prière réconcilier les communautés et nous offrir un temps de paix dont nous avons bien besoin.

J-P Willem

La malbouffe C’est la France des fast-foods, loin des centres-villes, les enseignes de restauration rapide se multiplien...
13/02/2026

La malbouffe

C’est la France des fast-foods, loin des centres-villes, les enseignes de restauration rapide se multiplient.
Un « paradis » pour les consommateurs aux budgets serrés, qui interroge pouvoirs publics et professionnels de santé.
Burgers, tacos, poulet frit, kebabs… Les fast-foods frôlent 80 % de l’offre de restauration dans certaines communes. Un vrai problème de santé publique.

Vingt ans plus t**d, malgré la vaine recommandation sur les « cinq fruits et légumes par jour » bien connue de tous, les enseignes de restauration rapide s’alignent dans les rues des villes périphériques au point de dépasser le nombre de brasseries traditionnelles.
Les causes de ce phénomène sont multiples : additions moins lourdes, volumes XXL capables de rassasier les estomacs les plus affamés, marketing efficace porté par les influenceurs… La « mayonnaise » prend particulièrement dans les quartiers populaires, qui sont déjà les plus éloignés du « manger sain ». D’ailleurs, la carte du nombre élevé de fast-foods se superpose presque parfaitement à celles des taux de chômage et de l’obésité galopante. Un vrai problème de santé publique, bien plus grave que les rengaines maintes fois entendues sur le déclin de la gastronomie française.

42,5 % des restaurants en France sont des fast-foods, contre 36,1 % il y a cinq ans, selon l’Urssaf

En 2019, l’Hexagone comptait 40 000 enseignes de restauration rapide, selon l’Urssaf. Aujourd’hui, elles sont plus de 51 000. les sacs colorés de ces enseignes de restauration rapide s’alignent sur les bancs ou dans les mains des passants.
Dans certaines communes, la part des kebabs, tacos ou du nouveau « krousty », ce mélange de riz et de poulet frit prisé des jeunes, n’a cessé d’augmenter.

« Pour 10 €, on peut manger un peu tout ce qu’on veut. On sait que ce n’est pas bon pour la santé, mais je préfère ça au Crous », assume un étudiant.

Rééquilibrer la carte :

Sur les réseaux sociaux, chaque nouvelle ouverture de fast-food est saluée comme un événement. La présence de « pointures » très en vue en ligne a même valu à Cergy le titre officieux de « capitale des fast-foods ». La dernière chaîne à s’y être installée, en novembre, n’est pas des moindres : le J29. Une véritable « rock star » du fast-food née à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) propulsée par les réseaux sociaux et par le prodige français du basket Victor Wembanyama, fan assumé de son sandwich au poulet tandoori.
Et le succès ne doit rien au hasard. À l’image du J29, ces chaînes maîtrisent parfaite- ment le marketing : box remplies de produits pour moins de 10 €, portions XXL, influenceurs invités lors des inaugurations, menus à prix cassés, voire gratuits, pendant quelques heures. De quoi entraîner des files d’attente impressionnantes et donner lieu à des vidéos qui cartonnent sur les réseaux sociaux.

Face à ce raz de marée, la mairie reconnaît que ses marges de manœuvre sont limitées. « Il y a un développement exponentiel des fast-foods partout en France.
Nous devons composer avec la liberté du commerce, la ville ne peut pas décider seule de qui s’installe ou non. » La municipalité tente toutefois de « diversifier l’offre » en travaillant avec les propriétaires de locaux et en lançant des appels à projets.

Elle met en avant un label, Cergy Commerce, lancé en 2022, qui récompense les établissements engagés sur les circuits courts, la qualité des produits ou des recettes saines. «On essaie d’accompagner les commerçants vers des démarches plus vertueuses, poursuit l’élue. Mais on ne pourra pas lutter uniquement par la réglementation. Ce sont aussi nos modes de vie qu’il faut faire évoluer, notamment chez les plus jeunes. »
Il faut diminuer l’exposition à la publicité

Sur PUMS, chaîne YouTube créée par Boris Hansel, des médecins abordent des questions de santé. Le professeur, endocrinologue et nutritionniste à l’hôpital Bichat, à Paris (XVIIIe), alerte sur la courbe de l’obésité qui ne cesse de progresser chez les jeunes.
On constate une hausse des pathologies liées à la Junk Food chez les jeunes.

L’obésité chez l’enfant et l’adolescent est en croissance continue.
Chez les 18-24 ans, elle a été multipliée par quatre entre 1997 et 2020, et par trois chez les 25-34 ans. On relève des maladies chroniques chez les jeunes dont ils ne souffraient pas il y a vingt ou trente ans, comme le diabète de type 2. C’était classiquement une maladie qui démarrait à 40-50 ans.

Comment expliquer ce surpoids et les maladies d’encrassage ?

C’est difficile à identifier les causes. Sont-ce les fast-foods, la publicité, les écrans, une mauvaise alimentation, la rupture des rythmes de prise alimentaire ? On considère que c’est un ensemble de tout ça. On a tous une sensibilité plus ou moins importante à grossir dans un environnement qui le favorise. Des relations existent entre la quantité de fast-foods fréquentes dans un territoire et l’obésité.

Le surpoids est aussi plus courant dans des régions, des arrondissements ou des banlieues marquées par un niveau social plus faible.

Des personnalités sponsorisent ces produits :

Les enfants sont subjugués par la mascotte de Miel Pops, le clown McDonald’s ou le cadeau de Kinder. À chaque époque sa méthode. Tout est fait pour que l’enfant ou le jeune ait envie d’acheter.
Il faut diminuer l’exposition à la publicité autour de ces aliments. Quand on banalise la consommation d’un hamburger l’après-midi, cela favorise la prise alimentaire excessive.

De nombreux arguments scientifiques soutiennent que la publicité favorise la surconsommation de ces produits. Ce qui est proposé pour la prévention peu convaincant par rapport à la puissance du marketing.

Les plans de prévention valent quelques dizaines de millions d’euros par an contre des milliards pour la publicité.
Les influenceurs se régalent !
« je me suis offert mon rêve. » Voilà comment le youtubeur Miguel Mattioli, plus connu sous le nom de Michou, résumait son ambition après l’ouverture de son restaurant Mealy, à Paris.
À la carte on s’offre un petit voyage exotique : sandwichs et burgers grecs, mexicains, australiens, tenders de poulet accompagnés de frites ou d’aloco pour terminer avec des tranches de banane plantain frites.

Dopé par ce succès, l’influenceur de 24 ans espère ouvrir soixante points de vente d’ici à 2030.
Loin d’être le premier, Michou a rejoint le club, (essentiellement masculin) des influenceurs qui s’investissent dans la restauration rapide.

D’autres soutiennent des enseignes sur leur compte Instagram ou Tiktok grâce à un partenariat souvent rémunéré, et ceux qui décident d’ouvrir la leur, un moyen de diversifier leurs activités et de s’adresser à un public toujours jeune, à l’appétit dévorant et au porte-monnaie souvent léger.

« Manger un burger conçu par Michou, c’est prolonger le lien avec lui. » (pas sotte la guêpe !)

Alors enfiler le tablier et créer sa propre carte de sandwichs serait aussi l’occasion d’engranger de nouveaux revenus.
Difficile de trouver un secteur aussi porteur que la nourriture sur les réseaux sociaux.

Comment lutter contre cette malbouffe ?

La première chose serait d’utiliser Nutri-Score. La deuxième serait de mettre en place des taxes en fonction du Nutri-Score. Promouvoir les aliments sains, comme les fruits et les légumes, avec des chèques alimentaires.

Malheureusement, la puissance des lobbys empêche d’avancer. On a eu l’exemple en 2025 sur le Nutri-Score qui a failli être adopté comme étiquetage obligatoire. Cette mesure a échoué au Parlement. Or, les courbes de l’obésité sont telles qu’on les avait imaginées il y a une vingtaine d’années. On est un peu mieux loti que les Américains mais on va dans la même direction avec un surpoids pathogène (infarctus/AVC).

Retour à la cuisine Française !

La cuisine française a été codifiée au XXe siècle, par Auguste Escoffier, pour devenir la référence moderne en matière de grande cuisine. Elle est aujourd’hui considérée comme une référence dans le monde en raison de son aspect culturel.

La cuisine française est généralement perçue, en dehors de la France, à travers sa grande cuisine servie dans des restaurants aux pris élevés. Cette cuisine très raffinée a, la plupart du temps, reçu l’influence des cuisines régionales. Celles-ci sont caractérisées par une extrême diversité de styles et d’aliments mis en œuvre.

Aujourd’hui la cuisine française est exportée par-delà les mers.
L’essor du tourisme gastronomique, avec l’aide notamment du Guide Michelin, a contribué à un certain retour aux sources des gens vers la campagne au cours du XXe siècle et au-delà.

La diversité des traditions régionales rend la cuisine française multiple plutôt qu’unifiée. De nombreux plats régionaux se sont développés au point d’être connus et reconnus au niveau national.
Les produits agricoles comme le fromage, le vin, la viande, etc., occupent une place d’exception dans la cuisine française, de nombreuses productions régionales arborant le label de préservation de l’environnement.

Les Français et les touristes estiment que la France possède « la meilleure gastronomie du monde ». La gastronomie française serait perçue comme un symbole de l’hédonisme français.

Que commande-t-on au restaurant ?

Évidemment ce ne sont pas les pizzas et le couscous qu’on a francisé.

Pour vous inspirer je vous énumère les plus sollicités :
Bœuf bourguignon, quiche lorraine, cassoulet, ratatouille, tartiflette, coq au vin, choucroute garnie, aligot, gratin dauphinois, blanquette de veau, bouillabaisse, hachis parmentier, poulet basquaise, gratin aux courgettes, Bœuf en croûte (ou Wellington à la française), mousse au chocolat, clafoutis au cerises, crêpes sucrées… j’arrête la litanie.

J’allais oublier la salade niçoise que je savourais quand j’étais étudiant (c’est un alicament).

Bon appétit !

Adresse

9, Rue Du Général Beuret
Paris
75015

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