14/05/2026
⛔️MISE À JOUR‼️
‼️Désormais , on ne parle plus de SOPK mais plutôt de PMOS ou SMOP
Le passage du SOPK (Syndrome des Ovaires Polykystiques) au PMOS (Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien), officialisé le 12 mai 2026 lors du Congrès européen d'endocrinologie à Prague et publié dans The Lancet, répond à une nécessité médicale et scientifique profonde, portée par 14 ans de travaux internationaux.
Le premier moteur de ce changement est l'inexactitude scientifique du terme "SOPK".
Il suggère à tort l'existence de kystes ovariens pathologiques, alors que l'échographie montre en réalité un excès de follicules immatures dont le développement est bloqué. Il ne s'agit pas de vrais kystes.
Conserver cette terminologie induisait les patientes et certains praticiens en erreur sur la nature même de l'affection.
Cette inexactitude a eu de lourdes conséquences cliniques.
En focalisant l'attention sur les ovaires, l'ancien nom a contribué à une errance diagnostique majeure : selon l'OMS, jusqu'à 70 % des femmes atteintes ignorent leur diagnostic.
L'absence d'image échographique "typique" pouvait écarter à tort la maladie. Surtout, le SOPK était perçu comme un trouble purement gynécologique, centré sur l'infertilité.
Cette vision restrictive a éclipsé les dimensions métaboliques et cardiovasculaires, pourtant critiques : résistance à l'insuline, risque accru de diabète de type 2, obésité et maladies cardiovasculaires. Ces risques étaient insuffisamment dépistés et pris en charge.
Pour corriger ces biais, le nouveau nom a été choisi selon des principes directeurs précis, dans une démarche inclusive impliquant 56 sociétés savantes et associations de patientes.
🛑Le terme Polyendocrinien reflète le fait que le trouble ne se limite pas aux ovaires, mais engage le dialogue entre plusieurs hormones, notamment l'insuline et les androgènes, impliquant tout le système endocrinien.
🛑Le terme Métabolique place au premier plan les risques de résistance à l'insuline, de diabète et de pathologies cardiovasculaires, appelant à un dépistage et une prévention systématiques.
🛑Enfin, le mot Syndrome ancre la maladie comme une affection multisystémique complexe, avec des répercussions psychologiques (anxiété, dépression), dermatologiques (acné, pilosité excessive) et reproductives, nécessitant une prise en charge globale et non plus uniquement gynécologique.
Ce changement a été plébiscité : 85,6 % des patientes et 76,1 % des professionnels de santé se sont dits favorables à une appellation incluant les dimensions endocrinienne et métabolique.
Ainsi, abandonner le SOPK pour le PMOS constitue un véritable changement de paradigme médical, visant à améliorer le diagnostic précoce, déstigmatiser la maladie et promouvoir une prise en charge intégrative, centrée sur la santé globale et à long terme des femmes.
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Dr Ousmane Yanogué@