06/01/2026
préparations magistrales de propranolol suite à la rupture
Le SN2P persiste et signe:
la prise en charge des préparations magistrales est indiscutable.
La rupture de propranolol est soudaine, massive et avérée.
Dans ce contexte, la prise en charge des préparations magistrales est indiscutable.
Pour certains patients, la préparation magistrale constitue aujourd’hui le seul moyen d’assurer la continuité du traitement. En effet :
les patients ne peuvent pas changer de traitement aussi facilement ;
le médecin prescripteur n’est pas toujours immédiatement disponible ;
aucune alternative thérapeutique adaptée n’existe pour certains patients ;
le report vers une autre molécule n’est pas toujours possible, notamment en raison de stocks insuffisants ou de contre-indications.
Par ailleurs, face à une rupture aussi brutale, les mesures mises en place par l’ANSM, bien que nécessaires, peuvent prendre du temps.
Mais en attendant, on fait quoi ?
Les patients cotisent pour avoir accès aux soins.
En temps normal, les spécialités de propranolol sont prises en charge par l’Assurance Maladie. Il n’y a donc aucune raison valable que les préparations magistrales ne le soient pas, dès lors qu’elles répondent au cadre réglementaire.
Et le cadre réglementaire est clair.
📜 Rappel du cadre légal
Une préparation est légitimement réalisable :
en absence de spécialité pharmaceutique disponible ou adaptée,
lorsqu’elle est prescrite à visée thérapeutique
👉 Article L.5121-1 du Code de la santé publique
Une préparation magistrale est prise en charge :
dès lors qu’elle est réalisée dans ce cadre,
en l’absence de critère d’exclusion
👉 Article R.163-1 du Code de la Sécurité sociale
Ainsi, les préparations magistrales de propranolol réalisées en l’absence de spécialité disponible sont prises en charge, et il ne peut en être autrement.
⚠️ Enjeux de santé publique
Refuser ou retarder l’accès à ces préparations, c’est :
exposer les patients à une perte de chance thérapeutique ;
engendrer une perte de temps pour les professionnels de santé ;
augmenter le risque de recours inutile aux urgences et à l’hôpital.
Certes, une préparation magistrale coûte plus cher qu’une spécialité.
Mais la rupture est bien réelle, et l’absence de traitement coûtera de toute façon beaucoup plus cher, humainement comme économiquement.
✅ Conclusion
Oui, la préparation magistrale de propranolol est justifiée.
Oui, elle est conforme au droit en vigueur.
Oui, elle doit être prise en charge.
Le SN2P le confirme et le réaffirme : la continuité des soins ne peut pas attendre.