05/09/2023
À la suite de la lecture de Politiser le bien-être de Camille Teste, je me suis rendu.e compte que le bien-être pouvait être une véritable ressource pour prendre soin de soi, ralentir, reprendre des forces, reprendre conscience de son corps, ses sensations, reconnecter avec son individualité, ses besoins, en dehors de ce que la société attend de nous.
Loin de l’idée néolibéraliste selon laquelle nous serions pleinement acteurices et responsables de nos vies, qu’on a le pouvoir de décision sur tout ce qui nous arrive (pour certain.e.s, on déciderait même de notre incarnation dans ce monde, notre âme choisirait notre corps, notre famille, et tout ce qu’elle veut expérimenter dans cette vie ; ce qui revient très concrètement à dire que si tu es Ouighour, qu’on t’a excisé.e, violé.e, maltraité.e, c’est de ta faute, c’est toi qui l’a choisi), il est ici plutôt question de comprendre les mécanismes du patriarcat, du capitalisme, comment fonctionnent nos sociétés, comprendre ce qui dépend de nous et ne dépend pas de nous, et trouver dans le bien-être des outils pour prendre soin de nous pour ensuite être plus fort.e.s et se préparer pour la bagarre.
Notre système attend de nous que nous nous épuisions pour être plus influençables, manipulables.
Il essaie de nous monter les un.e.s contre les autres en créant des groupes de lutte de plus en plus petits ayant pour combat un sous-groupe d’une lutte bien plus grande.
La lutte pour le respect, la dignité et le bien-être de tous les êtres vivants.
Alors, au lieu de nous diviser, ou de nous isoler dans cette auto-flagellation de la recherche perpétuelle de la meilleure version de nous-même, prenons un temps de repos, remettons le coupable à sa place, et unissons-nous pour nous battre contre lui, changer les choses, montrer qu’on n’est pas d’accord.
Retrouvons le pouvoir qui sommeille en nous, pour le pouvoir du collectif.